18/04/2012
Birgit live !!!
Si tout le monde associe désormais ce prénom à la révélation musicale de 2011, tous n’ont pas la chance de les voir sur scène, pour preuve le nombre de dates complètes en ce printemps. Dès le début le tempo est donné, accompagnée de trois musiciens aux tenues d’Orange Mécanique, la soirée sera rythmée. Derrière une scénographie travaillée, ce sont les textes qui prévalent. Le public est venu, majoritairement, pour eux, non pour elles. La communion et le partage est donc naturel. Enjoué sur Battez-vous, La Louve, Ma benz, tout en écoute pour les chansons sur Monsieur je t’aime, et un autre verre. A leur registre enregistré elles ajoutent deux reprises électrisantes des I want your sex, Georges Michael, et Eyes of the tiger, de Survivor.
Ne sachant quoi joué en deuxième rappel, grand sourire, elles demandent au public. Battez vous à l’unanimité. A l’acoustique, encore plus intense, interprété par tous d’une seule voix. Le final est l’image de la soirée : simple et parfait.
Brigitte Laiterie, mars 2012
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06/04/2012
L'éternel Brestois
L’écriture comme expiatoire d’une vie semée de bonheurs et d’autant de malheurs à compter. Il ne garde que le pire, le couche sur le papier à merveille, laisse le bonheur aux autres. Sur scène son pied de micro n’est plus le pilier suppléant celui du comptoir le temps d’un concert il est un compagnon de route. La gueule dans le public il chante, principalement ses chansons, pas si, ordinaires. Autour d’un piano omniprésent et meneur, la guitare se fait plus abrasive qu’en studio, les textes donnent leurs pleines mesures. Car si sur l’album elles ressemblent à des chroniques de vie qu’il eut pu compter lorsqu’il était journaliste, là elles prennent vie. Sa vie. Sans mélancolie, sans amertume, la triste réalité de vies qui dérapent, de constats aussi durs que justes.
Bien sûr les anciens morceaux reçoivent un accueil plus chaleureux. Nous avons eus le temps de les digérer, de les faire notre, d’en faire l’expérience.
Alors oui les bières aujourd’hui s’ouvrent manuellement, mais une chanson protestataire, sous la plume du Brestois, n’est jamais vaine.
Christophe Miossec - Laiteire mars 2012
23:49 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : miossec, laiterie, strasbourg, drame, chansons, ordinaire, france
24/10/2011
Two french players
Elles jouent de tout, avec grand sérieux et rigueur, sans y laisser paraître. Deux voies qui se répondent, se complètent, se marient. Deux personnages qui racontent des histoires emplies de poésie, d’ironie et de sarcasmes. Un duo accompagné d’une contrebasse, qui jouait avec douceur, finesse et grande concentration comme pour ne pas prendre la place des demoiselles, incroyable.
N’allez pas croire que c’était chiant. Non ! C’était prenant. Le sourire n’en pouvait plus de grimper. Le jeu avec le public, tout en confiance, les titres de l’album, tous joués, s’agrainaient à nos oreilles conquissent. Le compte à rebours, inéluctable, nous menait à la fin. Apothéose pendant « Sunday morning » du Velvet, même pas. Une seconde version de « Goodbye Suzanne » puis une longue « Berceuse », où nul ne voulait s’assoupir de crainte d’en rater une seconde, nous amenèrent dans un état de béatitude.
Je n’étais plus vraiment sur terre vendredi soir, mais dans une nébuleuse folk d’une soyeuse délicatesse inscrite dans la brume automnale. Il ne fallut qu’une rencontre avec les visiteurs du mondial de la bière pour comprendre que ce monde n’était qu’une bulle de plaisir connu que des 145 spectateurs du Cheval Blanc .(salle pleine)
June & Lula - Cheval Blanc
Schiltigheim 21/10/2011
16:00 Publié dans concert, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : june, lula, folk, cheval, blanc, schiltigheim, concert, contrebasse
05/10/2011
Papy à 30ans
Les meilleurs ennemis du monde entamèrent leur nouvelle tournée mondiale par une révision en bonne et due forme de leur répertoire.
L’entame fut un échauffement, « is this it » étant joué en quasi intégralité. La rigueur de leur jeu est toujours aussi efficace, et à voir l’évidente complicité entre les morceaux les rancœurs semblent avoir été oublié… Ils sont affutés, sauf Julian Casablancas dont le corps est marqué par des années d’excès, en cela il se rapproche de Peter Doherty, mais à l’évidence le dernier opus n’a pas été beaucoup joué à cinq. Qu’importe, ils sont à la hauteur de leur réputation, et ce concert best-of satisfit le public, bien que manquant d’improvisations et de nouveautés. Ainsi le seul regret qu’émit la foule fut l’absence de « the end has no end », EDF le déplore aussi.
The Strokes
08:03 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : the strokes, paléo, is thi it, edf, peter doherty, julian casablancas
04/10/2011
Sun rising late, and once.
Un rayon de soleil glissa sous le chapiteau en ce dimanche comme une dernière boutade d’une semaine marquée par une météo peu clémente et des concerts de qualité mais sans grandes émotions.
La tension et l’émotion du groupe se propagèrent à toute l’assistance. Rien de transcendantale mais une délicate sensation, idem à celle d’un paysage connu mais éclairé de telle sorte qu’il en ressort une quiétude inconnue, et insoupçonnée.
Lilly wood and the pricks.
07:05 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lilly wood, the pricks, paléo, chapiteau, émotion
03/10/2011
Piqure de rappel
Ce soir c’est Arte !
Fritz Lang, les Nibelungen… à demain pour savoir au combien vos vies ont changé !
07:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arte, fritz lang, nibelungen, gothique, allemand, 1924, restauré, zdf, piano, ciné cité, strasbourg
02/10/2011
Proustien
Après avoir bercé mon adolescence, nourrit mes solitaires nuits de leurs sombres et somptueuses mélodies, enfin il me fut donné la possibilité de les voir. Enfin écouter Beth, la voir… plutôt la deviner car sa timidité est aussi vraie que sa voix travaillée aux pintes de red beers.
Ma madeleine de la semaine. J’ai eus 17ans pendant une heure. Un sourire inscrit naturellement sur mon visage, oubliant l’humidité, le frais.
Puis elle s’arrêta de chanter, la lumière se fit plus intense et Beth alla… à la rencontre du public gratifiant le premier rang de hugs, tout sourire. Je n’ai plus 17 ans, je ne suis plus au premier rang.
10:25 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : portishead, trip-hop, paléo, beth, hugs

