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31/03/2005
Déjà reParty
Urgent, d’écouter Bloc Party, ce disque l’est, un cri poussé comme seul mode de réaction.
Nerveux, le batteur branché en mode accéléré, le chanteur qui nous jette ses mots comme on renvoi une grenade dégoupillée.
Décalé, dans l’univers musical actuel, le titre « Silent alarm » et le contenu.
Doux, il est l’est à nos oreilles, la guitare sait aussi l’être, le paysage enneigé de la pochette.
On pourra toujours dire que l’on entend bien les influences de telles et telles artistes, mais non, ce n’est pas le propos. Il est trop rare de trouvé un opus de si bonne facture, et dont personne ne nous répète que c’est le nouveau phénomène, pour s’en priver. Et pourtant c’est juste un disque au milieu d’autres, dont rien ne laisse paraître son contenu, au contraire de beaucoup d’autres. Mais un disque a acheté pour ces jours ou rien ne va, ou rien n’est plus insupportable que d’écouter de la musique commune, ou l’on cherche un radeau fou auquel s’accrocher pour sortir du marasme qui hante, telle une ritournelle, dans notre cerveau et envahit corps, cœur et esprit.
Il est à l’image du monde actuel : speedé, se sachant trop où il va, complètement à la marge, jamais similaire mais toujours proche.
Ce disque est un brûlot à consommé comme une cuca : flambée, cul sec.
17:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30/03/2005
Bernard Superstar
Quel artiste français est capable de faire danser et chanter ensemble des amateurs de variété, de raegge, de rock, d’indé… enfin la jeunesse …. Non, pas même un début d’idée…. Et pourtant il existe…. C’est Bernard, Bernard Minet ! Loin de moi l’idée de faire une mauvaise blague, un marronnier.
Samedi dernier il était la tête d’affiche du fabuleux destin de la flammich, au Millenium de Weitbruch. (Je sais jusqu’ici ça fait pas crédible)
Minuit la salle est pleine, beaucoup sont dans l’expectative, certains, visionnaires, appellent Bernard. La délivrance n’en sera que plus forte. Son groupe les cow-boys de l’enfer, faut pas leur en vouloir ils sont Haut-rhinois, attaque fort, un peu à l’image de leur tenues de scènes qui rappellent les mauvais groupes hard rock des années 80. (Pour preuve, car j’en convient c’est une accumulation de fait surréalistes des photos sont dispo, ainsi que des vidéos, sur le www.youpipowerland.fr.st )
Puis il arrive, tout en cuir rouge, avec tee-shirt Goldorak, la foule en délire l’acclame, et à l’attaque de la première chanson les plus septiques sont convertis, en effet il commence par « salut bande de tarés » des Inconnus. S’ensuit les classiques Bioman, Chevaliers du zodiaque, Nicky Larson, Capitaine flam, Dragon Ball, et Dragon Ball ZZZZ et un hallucinant Collège fou, fou, fou avec pour intro T.N.T. d’AC/DC, La fête au village (chanson auto présenté comme la plus kitsch des 80’) et, forcement, Goldorak. En cadeau bonus nous avons eut droit au solo de batterie de Bernard, n’oublions pas qu’il était le batteur des Musclés !! Et tout du long pogo, slam (si, si) et un public halluciné, dansant, souriant, mais jamais moqueur, content du déplacement.
Alors merci Artsattack, merci Bernard, et écrivons tous à la Foire au vin de Colmar pour que Bernard y soit programmé (c’est quand même vachement plus classe que Jean-Philippe Smet, Obispo, Lorie et autre chanteurs à textes….)
20:04 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25/03/2005
Le premier Album
Le premier album est bien souvent le plus pure, celui sans compromis. Son écriture, textuelle et sonore, est le résultat de toute une vie. Il exprime tout son passé, son vécu. Après l’innocence n’est plus de mise. Car il faut écrire un deuxième album, et la machine est lancée.
A bien y regarder, le premier est souvent celui qui m’émeut le plus, celui qui me touche. Puis la flamme perd de son éclat, de sa portée, comme si je n’étais dans la cible. Et je ne veux pas y être. La sincérité un auteur la livre brute, à sa manière, au départ avant de rentrer dans le système. C’est aussi pour cette émotion que le public se regroupe, se retrouve dans des textes. Ainsi Miossec et son récit de destins ordinaires émeut car il est vrai, Ben Harper envoûte par un son, une voix et des textes qui allaient à l’encontre des canons en vigueurs, Jeff Buckley a traversé l’histoire comme une comète dont la traîne serait à jamais visible des connaisseurs,
Ceux qui ont compris comment écrire sont ceux qui durent. Dans l’ombre ou la lumière ces « auteurs » remplissent leurs poches en écrivant, pour eux et les autres, des chansons faciles, accessibles à tous et formatées 3,30 minutes pour passé à la radio.
Si il est bien un élément auquel je reconnaît qu’un artiste me plait vraiment, c’est quand toutes ses compositions me touchent. Quand on sent une évolution mais sans rien y lâcher, rester fidèle à soi même. Et au final ils sont peu nombreux. On peut aussi remarquer que de plus en plus les artistes font un premier album très remarqué, et souvent remarquable, et que dès le suivant tout n’est pas si bien, et qu’en arrive le troisième la fin de contrat semble proche. Quelques exemples (j’ai volontairement choisi des artistes qui me plaisent, m’ont déçut, et sont en phases de création de nouveaux albums studio-le live étant un genre distinct- qui, j’espère, me surprendront agréablement), Louise Attaque, Garbage…
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