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29/04/2005
Garbage, tri(p) sélectif
Rock assurément. Mais n’espère pas revenir dix ans en arrière et reprendre une claque. Shirley à de nouveau les cheveux long, les ordinateurs ont été remisé au placard. La nouveauté de supervixen ou de vow, n’est pas égalée, mais pas reproduite non plus.
Cet album n’est pas une succession de single en puissance fait pour rendre fou les parents d’adolescent.
Il y a une vraie énergie mais elle semble, par moments, retenue comme si ils n’avaient pu pousser le volume, dans leur studio perdu.
Alors, bien sûr, on pourra toujours dire que le riff bleed like me et bien proche de celui d’All apologies de l’unplugged de Nirvana, mais là n’est pas le propos.
C’est du Garbage, et du bon !
On sent un potentiel scénique fort, notamment sex is not the enemy et happy home (qui clôt superbement cet opus).
Alors... vivement l’été !
« Bleed like me », Garbage
20:52 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/04/2005
Un jour
Quand il écrit pour Dionysos on ne sait jamais où est vraiment la limite entre le réel et l’imaginaire, ou la devine mais ne pouvons l’affirmer.
En pouvait-il être autrement pour son premier roman ?
Ce roman est un moment de vie, on y écrirait autobiographie se serait plausible. Je préfère qu’un tel récit soit un roman plutôt qu’un témoignage. Car il est dur, non pas à lire, mais pour le moral. Pour une fois, l’auteur - héros pour rien au monde je ne voudrais être à sa place.
Tout commence par le décès de sa mère. A partir de ce moment on est avec lui. Il nous livre tout, se qu’il pense, fait, perçoit, comment il ressent les autres, la vie. Un sentiment de gêne m’a pris après quelques pages, comme si je lisais un journal intime. Je ne voulais pas épier sa vie.
Puis le fantastique arrive, sous les traits de Giant jack, invention de son esprit pour mieux affronter son chagrin et le deuil, ou modélisation de quelqu’un de réel?
Il nous raconte se qu’il affronte, rien d’extraordinaire en soi. Rien que de savoir qu’un jour je serais confronté à la même situation me fait peur. Mais ce n’est pas glauque ou triste. Car il a le don de la description originale, faite de références personnelles, mais que toute personne comprend (les autres n’achèteront pas ce livre) comme dans ses chansons.
Ce n’est pas une chanson « version longue » mais bien un livre à part entière. Nul besoin de connaître l’univers musical pour l’apprécier. C’est un livre qui fait réaliser, qu’un jour…. il ne nous donne pas de clefs, de « trucs et astuce » mais raconte sa rencontre et sa relation avec Giant Jack, ni plus ni moins. C’est un roman donc on sait que ce n’est pas vrai… mais on sait aussi ce qui est vrai… et j’espère qu’un géant viendra me prêter un peu de son ombre le moment venu.
"Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi"
Mathias Malzieu, chez Flammarion
17:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/04/2005
Entre deux rêves
Entre deux nuits les jours s’égrainent.
Les rêves éveillés sont aussi rares que fort.
Ils vont et viennent à leur guise.
Et quand les yeux ouverts on se retrouve face à la fade réalité chacun cherche son salut où il peut.
Jack Johnson m’accompagne en douceur dans ces moments de triste solitude.
Ce n’est pas qu’il donne la bonne humeur, ce n’est pas du youpipower ® en galette, mais il habille les oreilles d’un peu d’une agréable douceur.
Tel un bouquet de fleur sur une table, rien d’extraordinaire mais qui agrémente l’ordinaire et lui donne plus de couleur.
Bien sur avec le temps tout est voué à perdre de son éclat. Mais qu’importe. En ces jours de pluie printanière un peu de soleil et d’embruns de Hawaï ne peuvent qu’apporter un sourire aux lèvres de ceux qui l’écoutent, et c’est déjà beaucoup !
« In between dreams » Jack Johnson.
10:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/04/2005
Un soir rue Strauss
Un piano, un chanteur (à voix), trois spots et vous voilà embarqué pour la croisière Delerm. Il n’y sera pas question de gorgée de bière, mais d’histoire de couples, d’amis, de la vie et de ses grandes questions fondamentales. Le mauvais goût y sera mis en exergue afin de mieux en rire, mais juste du bout des lèvres… le non-dit et le second degré règneront en maîtres.
Bien sur certain se croiront à un banal concert voudront battre le rythme, bien mal les en prendra, ici la musique est à contre temps, comme les textes sont à contre courant et les références bien ancrées dans le temps et la mémoire collective.
Rien ne sera vraiment pareil car la patine du temps aura fait évoluer nombre de textes, et les références s’y attenant auront été remise au goût du jour, en (dé)montrant la pertinence de l’original, et de sa réécriture. De nouvelles questions seront traitées sur de nouvelles mélodies. Bien sûr il sera vêtu de noir, bien sûr il sourira de lui, de ses écrits et de son public. Ce ne sera pas la liesse, et c’est tant mieux.
Alors comment raconter, décrire ce sentiment si particulier d’avoir partagé un moment de complicité, presque, en intimité avec lui ? Demain il jouera des mêmes ficelles pour faire réagir le public, mais qu’importe il y a des réactions qui sont pour nous, et c’est bien ainsi, chacun les siennes et tous content… intérieurement.
Un soir allée du printemps nous sommes entrer plein d’interrogations et sortis plein d’anecdotes et de joie (intérieure, forcement).
Vincent Delerm, 25 avril 2005, salle érasme, rue Strauss
10:09 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/04/2005
Comme une demi heure soviétique...
Et de dix !
Dix ans que les artefacts font l’événement musical strasbourgeois pendant trois jours.
Passé du port du rhin au Rhénus, de deux scènes à deux halls, de la fin de l’été aux prémisses du printemps, il n’a en rien perdu de sa spécificité. Toujours ses journées à thèmes, des découvertes, ses confirmations et ses désillusions. On ne va pas les lister, chacun ayant son avis sur la question.
Ce vendredi tous furent réunis. La Rue kétanou a enchanté et fait danser un rhénus plein à 17h30 aux sons entraînant de leurs guitares dans une formation à géométrie variable mais à la qualité et aux effets constants.
Deux heures plus tard il y avait plus de monde aux merguez qu’à se déhancher avec Sinclair, est-ce la faute à une relecture très soul de ses chansons ?, car si la qualité (techniquement parfais) et l’enthousiasme étaient bien là, les conséquences étaient absentes, peu dansaient et nombreux furent ceux à partir en cours de route. Le Jamiroquai français avait l’âme, la foi il lui aura manqué un peu d’énergie pour faire adhérer un public en attente de plus de funk et de délire.
Mano Solo nous joua ses albums, sans ferveur ni tristesse, sans artifice mais sans éclats. (en même temps je suis mauvais juge, j’aime pas ce qu’il fait)
Les fatals Picards nous ont conté leurs sympathiques aventures dans un chapiteau plein et heureux de découvrir que la chansons à textes était bien vivante en France ! Ils font partis de ces groupes qui nous permettent à tous de croire qu’un jour nous aussi on fera un disque et une tournée… un concert qui donne l’envie d’allé écouter ce qu’ils font pour, la prochaine fois s’amuser sur leurs textes.
Et puis la motivation nous a montré le chemin de la sortie et nous l’avons suivi, sans attendre Emir et son orchestre non fumeur…. Dont on appris qu’ils firent une prestation de haut vol… mais sans nous, il y avait longtemps que j’avais perdu l’espoir d’une vraie belle surprise ce soir là….
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