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29/05/2006

Subliminal, ou pas

Philippe Delerm je l’apprécie pour ses textes courts sans artifices ni sciences-fiction. Il me raconte mon quotidien. Alors quand il quitte le format court et multiple du recueil de nouvelles j’hésite, puis lis.

Il avait plu tout le dimanche, c’est vrai mais nous sommes lundi, nous narre l’histoire de Arnold Spitzweg, Alsacien, qui, à la grâce de la réussite d’un concours de l’administration postale française, quitte il y a 30 ans Kinzheim pour le XVIII ème pour essayer  d’oublier la douleur de n’avoir su avouer ses sentiments et de s’être fait doubler par un « grand dadais ».

Sa vie nous ai raconté comme dans un reportage de strip-tease, mise en situation initiale puis on suit, spectateur, le personnage évoluer dans son quotidien sans jugement ni morale. C’est une suite de courts-métrages explicites et très visuels (pour qui connaît Paris). Cela va du repas chez (Chartier », cuisine familiale et ambiance conviviale, à ses marches matinales dans  (à) la ville lumière naissante.

Une lecture facile et rapide mais qui n’en reste pas moins, je me comprend, intrigante et dérangeante.

 

Philippe Delerm, Il avait plu tout le dimanche

 

25/05/2006

Question pour un champion

Et s'il fallait arrété de penser, de réfléchir et, au contraire de mes habitudes, juste laissé parler notre libido n'en avoir que faire du jugement et du lendemain? Mais je n'ai pas les dispositions mentales et culturelles pour le faire.

Une seule solution : l'ablation de cerveau !? ou pas, ou de l'amour, on peut réver en ces jours gris.

17/05/2006

Youpla boum !

A défaut de trouver les mots en soi mais d'avoir, juste, les sentiments autant écrire les mots d'autrui.

"Une dernière fois,avant de m'en aller et de tourner mes yeux vers l'avenir, dans ma solitude, j'élève les mains vers toi vers qui je cherche refuge, toi à qui j'ai consacré des autels solennels au plus profond de mon coeur."

Au dieu inconnu, (extrait) Nietzsche

06/05/2006

Révolution : faire un tour sur soi-même, et revenir au point de départ

Un quart d’heure de discours politique par en préambule, on peut difficilement me mettre dans pires conditions. Je fus heureux de voir qu’une immense majorité du public s’en foutait, et restait sourd aux appels à la révolte. On ne paye pas pour entendre une prise de position, quelle quel soit, mais pour entendre de la musique.

Le noir se fit. L’attente continua et ils commencèrent. Une chanson après je quittais la salle. Je ne jugerais pas leur prestation. Une chose est certaine, je n’irai plus les entendre. J’ai trop entendu de belles chansons pleines de désespoir pour perdre mon temps avec les leurs.

 

Les têtes Raides, 29 avril 2006, festival des Artefacts.

05/05/2006

Ce n'est pas un clone

Assurément l’artiste dont j’avais le plus entendu parlé avant sans en connaître grand-chose. Un univers proche de celui de Bénabar, mais pas que, et la filiation s’arrête là. Il est tout en énergie, et sa tenue ma faisait encore plus penser à un piment rouge, agréable pour qui prend le temps de découvrir et d’apprécier. Et je pense que c’est le fait que je ne connaisse que très peu ses chansons qui a fait que j’ai décroché.

C’est un artiste à découvrir, d’abord à travers ses albums, et ensuite en concert, afin de pouvoir en profiter au mieux.

C’est mon disquaire qui va être content, ou pas.

 

Aldebert, 29 avril 2006 festival des Artefacts.

03/05/2006

Petite Sara deviendra grande

La meilleure artiste de la journée fut Mell. Toute à l’énergie, elle distilla son rock incisif et tout en français. Sauf une chanson où, seule sur une guitare d’enfant, elle chanta dans un anglais… impeccable, tout en ironie et en poésie, en « rime lorraine » (sic).

C’est la seule artiste de la journée qui me donna envie de bouger, de la suivre vraiment dans son univers. Elle se donna à fond, joua sans fart et avec humour. Seule ou accompagnée elle a su captiver les spectateurs par ses histoires et ses mélodies.

Son monde est vivant et ses références musicales très rock, mais jamais dans la facilité du sempiternel couplet- refrain… non elle s’amuse d’elle et de ses textes en premier lieu, mais la musique n’est pas simpliste.

Si elle passe près de chez toi n’hésite pas, tu feras une belle découverte et passeras un bon moment.

Mell, 29 avril 2006 festival des artefacts

10:50 Publié dans Artefact | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock

02/05/2006

Le matador était fatigué

Ce concert fut un best-of des premiers succès des stéphanois, accompagné de larges extraits du dernier album. C’était agréable, mais il me manqua une dimension intime, originale. C’était vivant, mais sans âme. Beaucoup d’anciennes chansons ont été réarrangées à la guitare électrique, et y ont été adjoint une ligne de basse. Ce qui est bien, mais pas top. Je trouve qu’on y perd. C’est presque trop bien, trop propre, et puis faire des diatribes contre les dirigeants et la mondialisation sur du matériel haut de gamme américain me prouvera toujours qu’entre les mots et les actes il y a un monde.

Nous eûmes droit, en conclusion, à j’ai demandé à la lune, sans tiraillement dans la voix, ni synthé 80’s, juste un bon morceau de rock simple, efficace, enjoué. C’était une bien belle version, enfin il y a eut quelque chose de vraiment original, autre que la chanson inédite.

 

Mickey 3D, 29 avril 2006 festival des Artefacts.

01/05/2006

Sans aucun doute

Da Silva, pas d’indécision quand à mon avis sur son concert : tout mou. Un manque de charisme terrible, à se demander si il a confiance en lui, en ses chansons. Il justifiait ses textes avant même de les jouer, s’en devenait pénible. Musicalement c’était dépouillé au possible, à l’extrême. Quand un des trois guitaristes se mettait à la basse les chansons paraissaient être plus enjouées, mais tout reste relatif.
A entendre à la radio, c’est tout. Circulez il y a mieux à voir et entendre ailleurs.

Da silva, 29 avril 2006 festival des artefact

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