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31/07/2006
Ils ne sont plus innocent
LA déception de ce paléo.
Le son était mal réglé, la basse et la batterie couvrant tout. Ben n’a plus cette aura, ce calme d’antan. Il devient mystique, se dépêche entre les chansons. Il n’y a plus, ou presque, de place à l’improvisation, au feeling. Il ne joue plus en tête à tête avec son public. C’est devenu une machine rôdée et ce n’est pas mon attente. L’émotion était sur scène, mais pas dans le public – un public ému ne parle pas – Ben à prit son pied et emplit ses chakras de good vibes suisses. Moi pas.
Le publid n’aimant, et ne connaissant, que ses tubes cathodiques et parlant pendant les autres chansons, je ne peux les aimer.
Ben revient, seul ou en trio, assis, acoustique, sort de ce cirque médiatique qu’autrefois tu conspuais.
Ben Harper and the innocent criminal, paléo festival 18 juillet 2006.12:20 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paléo, ben harper, the innocent criminal
toujours pas...
Après la déception des artefacts, je lui donnais une deuxième chance, j’allais au sound check. Ce fut une blague pas drôle… je n’ai pas persévéré.
Da silva, paléo festival jeudi 20 juillet 2006
12:04 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paléo, da silva, artefact
30/07/2006
Auprès de Georges
Jouer Brassens, lui rendre hommage est une belle mais ardue tâche.
Maxima le Forestier joua Brassens une heure et demie durant, avec sa voix, mais ne joua pas à faire comme. Techniquement se fut … humain, une guitare folk, un micro fasse à la rosace, pas de retours sons, donc aucune tricherie possible. Contrairement à son habitude, foule oblige, il choisit lui–même les chansons qu’il interpréta.
A ma grande surprise je fus pris d’émotions, je ne sais pourquoi. (dois-je consulté ?)
L’échange avec le public fut intense dans un respect et une émotion totale. L’hétéroclité du public aurait plu à Brassens. Son public lui est toujours fidèle, ses enfants et petits-enfants les accompagnant et reprenant en cœur ses textes connus sur le bout des ongles.
Peu de chansons rares ou méconnues, et une seule prise de liberté musicale, avec la pompe. Ainsi « les copains d’abord » fut interprétée en picking à la manière d’un Marcel Dady. Une vraie belle réussite, en tous points.
Maxime le Forestier chante Brassens, Paléo festival, 18 juillet 2006.
18:19 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paléo, maxime le forestier, georges brassens
29/07/2006
Le manège enchanté
Seul dans ma bulle je me suis éclaté comme un enfant. Je connaissais le jouet, je l’ai enfin fut en mouvement… une heure intense.
Le public, dans sa majorité, ne connaissait que leur single « open books » (merci pour la pub avec zizou). Le reste est meilleur, mais moins dans les normes radiophoniques certes. Le guitariste est redoutable d’efficacité, et ce malgré la même tête que Laurent Deutsch jeune.
De l’intro catapulté à la caisse claire de « 22 grand job », au bouquet final, « Strasbourg » je ne suis pas redescendu de ce manège rock complètement speedé.
A quand le prochain tour ?
The rakes, Paléo festival, 21 juillet 2006
18:06 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : the rakes, paléo, open books, strasbourg
28/07/2006
Everybody gonna say Yeah !
Devant au milieu, comme annoncé, eux, élégant et efficace, comme espéré. Mod jusqu’au bout de la mèche les cinq français ont tout donné. Sobre au début, tout va crescendo jusqu’à « You gonna say yeah », que tout un chacun pouvait connaître (leur album ne sera disponible en suisse qu’en août), et reprendre en dansant.
Le public était galvanisé, content de la prestation et de l’énergie qu’ils ont insufflé au club tent, malgré une concurrence rude – les Wampas jouant au même moment.
Ils sont venus, ont joué, et gagné.
Hushpuppies, paléo festival, 20 juillet 2006
11:30 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : huspuppies, paléo, club tent
27/07/2006
Ici Paris
Diam's
Elle se plaint de ne pas avoir de prince charmant, je la comprends ; mais je l’ai croisé, en vrai, et je comprends.
16:05 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Paléo, diam's
Un air de Boubka
Ouvrir le Paléo avec Dionysos c’est placer la barre haute, très haute.
Ce fut intense en tout, et en particulier en émotions. Ils se sont livrés entièrement, sans aucune retenue. Six enfants qui jouent, se font plaisirs et en donnent mille fois plus.
Point besoin d’éclairage, le soleil inonda la scène de ses rayons, qui se reflétaient à merveilles sur la robe blanche de Babeth.
« Neige » me prit encore plus au tripes, et le bouquet final fut un subtil mélange de Pixies, de Jedi, de Coccinelle, le tout pimenté de Louxor (j’adore). Mathias nagea sur la foule dans un déluge de sons fous à l’allure et l’intensité crescendo. Le silence se fit lorsque, en hauts de retours sons il prit un mégaphone pour finir de clamer son texte. La barre est très haute, la dépasser sera dure.
Dionysos, Paléo festival, 18 juillet 2006.
15:47 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Dionysos, paléo 2006
12/07/2006
La honte de la nation
Quoi de pire à un concert que cette populase qui applaudit à tout dès qu’elle le peut ? C’est une course à qui claquera ses mains le premier, oubliant toute forme de respect pour les artistes. Car si battre la mesure n’est point un crime mais une dévotion pour le fan de Garou, c’est une gageure pour des concerts de musique. Alors que dire pour le jazz ? Cela pourri véritablement le spectacle. A force d’applaudir tout début de chanson et soliste pour sa prestation, on en entend plus grand-chose.
Ce sont les hooligans des concerts, les interdire de salle serait une véritable joie et libération pour ceux qui respectent les musiciens.
10:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/07/2006
Les yeux grands ouverts
Après une rétrospective Klucis le MAMCS nous présente John Heartfield, artiste allemand lui aussi grand photomonteur. Mais lui ne travaillait pas pour le parti, au contraire. Prolifique tout autant que satirique, il anticipa l’histoire prévenant ses compatriotes du dessein d’Hitler. Sa collaboration avec l’AIZ, die Arbeiter Illustrierte Zeitung – Journal illustré des travailleurs- est remarquable. Il a une lecture des événements, des personnes juste et sa mise en image lumineuse.
A voir, le traitement de l’actualité et la remise en question du pouvoir y est fort et d’une (im)pertinence qui n’est plus de mise.
John Heartfield, jusqu’au 23 juillet 2006 au MAMCS.
16:20 Publié dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MAMCS, klucis, heatfield, AIZ, photomontage
10/07/2006
communiqué
Hier soir le sport est mort.
Rien ne pourra être comme avant. Je ne suis pas un passéiste révant d'amateurisme total, mais la ligne blanche vient d'être franchie. Quand le non jeux, les insultes, et la simulation ne sont pas sanctionnés - rappelons à toute fin utile la cérémonie d'avant match entre joueurs pour dénoncer les actes racistes - et bien le mauvais gagne. Ce qui est malheureux, c'est aujourd'hui tout dans notre société, dite moderne, est ainsi. Le respect de la règle, d'autrui n'apportent que railleries et moqueries. Il faut se jouer de tout et de tous, tricher, usurper, salir l'autre, le pousser à la faute, pour qu'il tombe et lui marcher dessus et s'en servir comme escabot.
Zidane n'avait pas à avoir ce geste, mais si l'arbitre ne fait pas son travail en ne sanctionnant pas un joueur fautif il doit lui aussi être désormais sanctionné.
Oui le sport est mort, j'en suis bien triste.
16:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

