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31/01/2007

Youpi power

Vous avez connu les reprises de grands classiques du rock et de la pop par un quartet de cordes américain, et bien voici son pendant français ! Ils sont trois, piano, batterie, contrebasse et œuvrent dans le jazz. Partant des mélodies de chansons des 70’s ils en jouent et nous ravissent les oreilles. Du thème d’Amicalement votre à Serge Gainsbourg, en passant par l’élite de la folk us (Dylan, Simon and Garfunkel) jusqu’au rock des Doors, dans une interprétation de The End absolument démente tout en frénésie, et de Led Zeppelin, où le piano prend place de la guitare sans perte de puissance ni d’intensité.

S’ils restent fidèles aux thèmes et mélodies ils n’en n’oublient pas pour autant de surprendre le public nous offrant de beaux soli tout en harmonie et en finesse. Ainsi le contrebassiste se livra seul un morceau où sa technique se révéla toute et nous enroba les tympans avec délicatesse.

Flower Power peut être mais dans ce qu’il a de meilleur.

Aldo Romano – Baptiste Trotignon – Rémi Vignolo

Salle du Cheval Blanc, mardi 30 janvier 2007.

29/01/2007

Sans plomb

C'est officiel le deuxième album de Didier Super sera disponible à partir du 5 mars.

En espérant qu'il ne fera aucune concession artistique !

26/01/2007

Qui perd gagne

Un concentré de Nada Surf triste. Je ne vois pas comment définir autrement le contenu de cet album. C’est doux, triste, pas pleurnichard, il n’y a pas de cris, de révolte. Comme une douleur froide, retenue, de celle que l’on pleure, puis couche sur le papier par pudeur, qui touche plus l’âme du cœur que le muscle, qui remette en cause ses croyances en l’Homme. Je ne sais pas si il s’agit d’un de ces albums expiatoires, mais qu’il fait du bien. Car peu m’importe les propos, j’ y mets mes mots, mes sentiments, mes émotions. Il me berce, non en douceur, il apaise.

Un disque qui s’écoute par période, il accompagne mais l’écouter accompagné me semble plus heureux encore… à condition de ne pas être entre convalescents des sentiments.

Comes of time.

Art of fighting, Second storey.

23/01/2007

Veuillez rendre l’âme…

Cela faisait quelques semaines que je devais écouter ce mini album. Pas une gageure en perspective, mais il y en avait toujours un autre qui allait avant sur ma platine…jusqu’à vendredi dernier. Quelle ne fut pas ma surprise à son écoute ! J’ai tout d’abord eus un doute, mais non. Ce son, cette intonation- entre le chant de révolte et la mélancolie- cette rythmique – saccadé, jouant sur la rupture-… tout, à s’y méprendre, des codes des tous premiers noirs dez !
La réalisation est soignée, les textes à références, et aux mots peu usités. Que quelqu’un me trouve une chanson avec le mot « abstème »… le genre de petit plaisir dont jamais je ne me lasserai. L’univers est sombre, triste, la Russie occidentale vue comme une référence, la guitare aride, aiguisée, la basse ronronne grave, la batterie abrupte, pas de place pour le mélo.
Tout cela redonne espoir en la scène rock française…. Mais gardons nous de trop nous avancer : seul le public est juge.
Après plusieurs écoutes le sentiment général reste le même, donne envie d’en entendre plus, mais la route est longue…. Et nous sommes en 2007, le post rock, le gun club et la scène anglaise n’a plus l’influence, ni l’auditoire qu’elle eut !
Allez Messieurs : en route pour la joie ! (c’est tout ce que je vous souhaite)

Varsovie, Neuf millimètres.

16/01/2007

Définition

Soldes :

période géniale où l'onpeut acquérir à un prix raisonnable des produits.

La moisson fut bonne.... vous pourrez lire dans les jours à venir des chroniques sur des produits, certes peu récent, peu connu, mais de grande qualité... et accessible financièrement, pour peu que votre disquaire soit bien fourni et généreux !

08/01/2007

le cercle du zèbre

Ami(e)s du bootleg et des mix du Zèbre il nous est enfin possible de tous partager et discuter de notre goût commun !

Un forum vient d'ouvrir :

http://djzebra.free.fr/forum/

Si vous y lisez un jean... c'est moi !

05/01/2007

Ceci est –aussi- un médicament.

L’album le plus inclassable qu’il m’ait été donné d’écouter depuis bien longtemps. Guero de Beck fut sûrement le dernier. J’ai découvert cette bande de joyeux musiciens l’été dernier sur les bords de l’Asse. Déjà leur musique m’avait fait le même effet : je bouge, sans savoir pourquoi ni comment. Car ce n’est pas de la musique pour dancefloor endiablé, ni de la pop énervé. Cette mixture est d’autant plus étonnante qu’il n’y a pas de single sur l’album, pas cette chanson ultime qui passe en boucle à la radio, au refrain connu de tous, à la rythmique implacable. Ils n’ont pas leur Popular, ou leur Take me out. Qu’importe.

De ce disque vous risquez ne de jamais plus en entendre parlé alors tendez y l’oreille, juste comme ça, vous verrez le printemps sera en vous, une douce frénésie heureuse prendra vos maxillaires et les relèvera inexorablement. Juste pour le plaisir passez vous Spy vs. spy c’est immédiat. Lancé et avide d’en savoir plus vous tomberez sous le charme de Crack the whip, votre corps vous remercie déjà il bouge sans avoir à se forcer. Le poison est en vous, la découverte des autres titres une évidence… quelque soit vos affinités le plaisir sera au rendez-vous.

Faites vous du bien, purgez vos oreilles et le reste au Spinto band… et dites moi le résultat !

 

 

 

The spinto band,  Nice and nicely done.

03/01/2007

Bébé nageur, adulte rêveur.

L’eau dans tout ce qu’elle a d’apaisant, d’attirant, de mortel. Comme chacun des éléments il est nécessaire mais son abus tue. Là vous vous dites « qu’est ce qu’il doit être ennuyeux ce disque pour faire un tel parallèle ». Même pas, au contraire.

Cet élément n’est pas que le thème d’une chanson. Il est récurrent, non dans tous les textes, mais comme un fil d’Ariane. Un guide, un moyen d’expression des sentiments. Certains disent qu’il est aquatique… faudra m’expliquer en quoi une musique est aquatique ! (sauf bien le sûr le cultissime « chant des carpes »). Au-delà, du titre, de la pochette et des textes, la musique berce, chahute, réveil, surprend comme peut le faire l’eau.

Certes il est moins épuré que les deux premiers opus de la demoiselle, le charme opère néanmoins. Il ne faut y rechercher l’ironie et la fausse naïveté du premier album ou ses envolés solitaires au piano. L’écriture est moins directe, tout aussi fine, mais plus dans les canons. Ne vous fiez pas, une fois encore, au single « voila » qui, bien que très sympathique, est en décalage par rapport au reste.

Qu’importe c’est toujours aussi agréable à écouter. Car l’écoute seule ne suffit pas avec une telle artiste.

 

Jeanne Cherhal, L’eau.

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