« 2007-01 | Page d'accueil | 2007-03 »

28/02/2007

Et personne ne dit rien ...

Ceci est une honte....pas un politique pour défendre l'Alsace... on ne peut rien dire à pleins de communautés minoritaires sous peine d'être un dangereux adversaire de la pluralité culturelle, d'être raciste, xénophobe ou que sais-je encore.... mais insulter les Alsaciens c'est permis !

Qu'elle est belle ma démocratie plurielle !

 



 

 

27/02/2007

Et l’érotisme partit.

Eros, ou la divinité de l’amour. Existe-t-il un thème qui ait plus inspiré l’Homme ce celui-ci ? Ce sentiment qui fait perdre la raison est un moteur de création à nul autre pareil.

La Fondation Beyeler a réuni plus de 200 œuvres traitant de l’érotisme dans l’art moderne. Des dessins de Toulouse-Lautrec, aux sculptures de Louise Bourgeois la palette des créations et des représentations du corps et des sentiments que l’on porte au model est énorme.

Nul ne sera surpris par les tableaux de Dali, Arp ou Miro, ce n’est pas ce qui me plait le plus. Les travaux de Man Ray m’ont séduit. Les travaux de Picasso, pléthorique sur le sujet, sont toujours un plaisir pour le regard, tant sa vision est tout à la fois fidèle et imagée.

Mon préféré est Schiele, ses représentations de l’érotisme féminin sont épurées, sans vulgarité tout dans la suggestion, enfin de nos jours puisqu’en son temps il choqua. Une délicatesse et un sujet sans fond, comme un féminin intemporel, où rien n’est parfait. Ces imperfections font tout le charme. C’est une de ses œuvres qui fait l’affiche, pas ma préférée.

Plus que d’en parler le mieux est encore de voir, de forger sa propre opinion. Facile à dire, surtout que l’exposition vient de fermer ses portes, et qu’il faut désormais allé à Vienne –Autriche – pour la voir… mais qu’est ce que l’amour n’a pas déjà fait faire à l’Homme ?

 

 

Eros dans l’art moderne

BA-CA Kunstforum de Vienne, du 1er mars au 22 juillet.

 

22/02/2007

Simple et funky

Just Jack. Le nom claque court, sec. Encore un de ces artistes solitaire mélancolique la guitare en bandoulière. Tout sauf ça ! Un groupe Anglais qui croise les styles musicaux avec facilité et avec une réussite sans pareil. Une simplicité qui fait plaisir à voir.

De la funk, au disco et au rock, le tout avec une voix passant d’un phrasé, rappelant The streets, à un doux chant pop. Ce n’est pas gnangnan, ni fourre-tout. C’est dansant, amusant, convivial, même si les textes laissent transparaître une certaine mélancolie… mais souvent les chansons les plus entraînantes sont accompagnées de paroles ou d’histoires tragiques.

Le single Writers block nous enchanta et les corps se mirent en mouvements pour ne, quasiment, plus s’arrêter. Goth in the disco est un bijou d’ironie, une perle pour champions du dancefloor.

Les musiciens sont impressionnants de maîtrise, le groove du bassiste est terrible, le guitariste et le batteur ont une palette de possibilités plus que large. La choriste, ou cochanteuse (néologisme je sais) a une puissance vocale dont elle n’abuse pas…si ça existe !!

Alors on pourra toujours regretté que le concert ne dura que 50 minutes, mais quelles furent savoureuses…

 

 

Just Jack, Laiterie le Club, 21 février 2007


19/02/2007

La version alsacienne

Desesperate Ausweis…

Le titre donne la mesure de la revue 2007 des scouts. Tout en finesse sans trop de vulgarité, rien de politiquement correct, ni de critiques à outrance sur les ambulances (le Racing fut même absent). C’est plus dans l’état des lieux, avec humour. Car les rires sont nombreux et pas forcés. On y rit de tous, de tout … tout 2006 passé en  revue. Il y a  un équilibre entre les chansons, les sketchs et les vidéos. On retiendra un hommage à Alfred Müller, un clin d’œil à tous les dictateurs décédés, aux émigrés français en suisse – une reprise de « Génération nan nan » très réussie et pour une fois tout le monde a compris l’intégralité du texte !- et le TGV Est sous bien des coutures… depuis le temps que l’Alsace l’attend c’est un minimum !

Une revue de très haut niveau à voir … si vous trouvez des places !

 La revue Scoute 2007, salle des fêtes de Schiltigheim, jusqu’au 23 mars.

13/02/2007

Le chantier est accesible au public

Peindre des chantiers … l’idée peut paraître saugrenue, certain pourraient y voir une métaphore sur le chantier permanent qu’est la peinture, et sur ses possibilités en matière d’innovations, de créations. Tout le travail présenté ici est de cette veine de l’exploration. Graphique, tant sur les textures que les couleurs, d’une chaleur et d’un réalisme des plus surprenant, et conceptuel, plusieurs chantiers peints dans des perspectives toujours nouvelles, à des stades d’évolution différents, des lumières variées et la nature en des stades de floraisons eux aussi forcement divers.

Au-delà il y a l’émotion, qui finalement est ce qui reste et ce qui touche le béotien que je suis. Là est la réussite première car de ces constructions qui gênes pendant et, souvent, ravissent une fois terminés il en est montré un visage calme et doux. Ce qui m’a le plus surpris ce sont les grues. Elément si abrasif au regard, qui casse une perspective, et bien ici elles paraissent légères presque comme des oiseaux de métal jaunes et beige qui élèvent, tout en délicatesse, le bâtiment. Les reflets dans les cours d’eau qui entourent chacun des chantiers donnent une profondeur aux toiles et une ampleur démultipliés aux structures, mais plus encore à la lumière et à la nature.

Un chantier en peinture… une peinture pas en chantier tant le trait et les couleurs sont fidèles à une réalité que l’on eut connu.

 

Patrick Bastardoz à l’Espace G

17 rue de Wissembourg - Strasbourg

Toutes les notes