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29/03/2007
C’est pas très catholique tout ça !
Ce film est une belle parabole sur l’adolescence, moins violente que Virgin suicide mais le malheur est aussi présent. Bien sûr au moins elle avait à mangé tous les jours privilège le plus envié très certainement. Elle était venu seule, avait tout quitté définitivement à 14 ans, et là seule chose attendue d’elle est un dauphin. Je ne vais pas vous faire le coup du parallèle entre les mariages d’alliances du XVIII et les mariages forcés d’aujourd’hui ; mais qu’elle que soit le siècle il est légitime d’avoir d’autres idées à cet âge.
Marie-Antoinette n’est pas réhabilitée pour autant par ce film.
Ce qui est le plus beau ce sont les images de Versailles. Certains doivent penser que je suis royaliste entre mes photos des jardins et le discours que je tiens, il n’en ait rien. Donc rien de nouveau me direz vous. Faux, car ici Versailles n’est pas un monument historique, c’est un lieu de vie. Le Trianon n’est pas désert, les herbes devants sont hautes. On y entend des rires. Car oui ces lieux sont beaux, mais ils sont sublimés ici par la vie. Non celle des hordes de touristes qui traversent ces allées comme celles d’un grand magasin des boulevards. Mais des femmes et des hommes élégants mangeant sous une tente, puis attendant ensemble que le soleil illumine en douceur le corps central de l’ancien corps de chasse. Cela fait rêver.
Rêves (de) nobles certainement, mais surtout de vie, car si il y a bien une chose qui m’ennuie profondément dans les orientations culturelles actuelles c’est ce goût pour le passéisme et l’immobilité. Rien ne doit bouger. Cette sacralisation mène à une déshumanisation des lieux qui me paraît être malsaine. Car après tout Versailles, comme les Rohan, le Louvre, étaient des lieux d’apparats mais aussi et surtout d’habitations. Ok les pompiers de Versailles habitent avec leurs familles dans un bout de l’aile sud….
Certains pourrait me dire que les jardins retrouveront bientôt une de leur fonction première et ouverte à tous : un concert, et pas de n’importe qui : la Reine Elton John. Dieu m’en garde, et surtout il y aura les locaux de Phoenix peut après….
Mais revenons au mon propos premier : vous inciter à voir ce film !
Ce n’est pas une comédie, ce n’est pas un récit fidèle de l’Histoire, mais un beau moment de cinéma, une histoire tragique, des moments de joies, somme toute assez rares, des images vraiment belles et fortes. La bande son est de toute merveille, en particulier une scène où la reine est entourée de 4 musiciens dans une pièce du petit Trianon et jouent pour elle.
Comme bien souvent mieux vaut le voir en VO, ne serait-ce que pour les mots en français c’est succulent, comme nombre de ces gourmandises dont la reine et, surtout, son mari, furent friand.
Marie-Antoinette, de Sofia Coppola.
16:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : versailles, marie-antoinette, paris, jardins, chateau, sofia, coppola
26/03/2007
De la neige en été
Non que ce soit plus vendeur (m’en fout je ne suis pas disquaire), mais c’est plus élégant. L’ambiance du livret accentue cet aspect de jeunes femmes romantiques qui rêvent d’échangent épistolaire au long court avec un amant. La douceur de leur voix et les nappes de claviers mettent en valeur cet univers et ces textes sans refrain ni redondance. Car ce n’est pas un de ces groupes virevoltants tant en vogue actuellement. Juste trois filles avec des claviers, accompagnées ça et là d’une batterie, d’un cœur de voix masculine – la très émouvante et enivrante Lucky one, qui ouvre l’album. D’ailleurs un côté We are from Barcelona qui ne me déplaît pas, la mélancolie en plus. Il y a aussi un aspect carnet intime tant l’auditeur est pris comme unique destinataire de ces onze messages. Et dans cette union la neige semble être un élément fort puisqu’il est présent à plusieurs reprises.
De la musique qui détend les oreilles, des textes que j’aimerai avoir à lire dans mon courrier quotidien.
Au revoir Simone, The bird of music.
11:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : au revoir simone, the bird of music, electro, musique, pop, adolescente, claviers
23/03/2007
Que justice soit faîtes
Une des raisons qui m’a fait aimer ce film est la fin, je ne pourrais donc pas ici vous dire pourquoi, non que j’ai la prétention de vous faire aller le voir, mais pour, le cas échéant, ne pas vous gâcher la surprise.
Contre enquête où l’on se retrouve face à un jean Dujardin qui ne cherche pas à nous faire rire. Ca surprend, ce n’est pas plus mal.
Bien sûr l’histoire est tragique : sa fille est violée puis assassinée dans une forêt alors qu’il sort de garde à vue un dealer – balance alors qu’il devait faire du vélo avec elle.
C’en suit un scénario très bien écrit, mais par un grand malade. C’est sombre, l’humanité en prend pour son grade, court, dense, tout compte, mais ça on ne le sait vraiment qu’avec le dénouement. Les acteurs ne surjouent pas, le contraire aurait fait de ce film un nanar.
Si chacun a sa part d’ombre se film révèle au combien l’humain peut se surpasser pour arriver à ses fins…quelles qu’elles soient.
Contre enquête, actuellement au cinéma.
Si il y a des amateurs de Sinclair (le chanteur s'entend), (ré)écoutez son premier album et en particulier les deux derniers titres, repensez au film....
10:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, cinéma, jean dujardin, contre enquete, malade, justice, sinclair
20/03/2007
Pas de que physiquement intelligentes
Elles ont tout pour elles : jeunes, fraîches, charmantes, font du rock, les classeurs fous adjoindraient « garage », à l’américaine sans prise de tête, sans tout intellectualiser… et avant de séduire le public elles ont déjà des parrains professionnels de hauts rangs -lire les remerciements, c’est éloquent, ça fait rêver.
Pas une chanson n’atteint les 3 minutes. C’est direct, simple – simpliste diront certains- efficace, que demander de plus ? Ce sont des petites scénette de la vie, racontées comme elles sont vécues quand on a 20 ans : vite, sans détour et pensant à la suivante. Alors forcement la musique est en adéquation. C’est vif, ça claque aux oreilles. Le choix de Looser comme single est évident, d’un point de vue commercial. Ma préférence va vers (Zazie fait de la) Bicyclette conte narrant la vie, fantasmée ?, d’une jeune fille en 66, et le bijoux Pop in, pop out juste énorme, un riff sous speed, clinquant comme une de ces paires de bottes vernies qui font briller les yeux des filles, indispensable car complètement futile.
Elles ont le culot de la jeunesse, mais n’ont pas oublié d’être cultivé et osent, avec réussite, l’ironie, comme un pied de nez à toute la nouvelle scène française dite « à texte ». Comme si elles voulaient prouver qu’en France, aussi, il est possible d’être jeune, de vivre sans se prendre la tête et de faire du rock n’ roll.
Plasticines LP1
10:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : plasticines, naas, rock, francais, paris, mode, pop
17/03/2007
Deux doigts coupent faim
Pour qui aime l’épure, la douceur, une touche de simplicité et bien craquez pour Twice.
Je vais pas vous faire le coup de la bio, c’est tellement mignon que s’en deviens chiant, voir risible. Retenons que l’essentiel, le factuel : le son. Et bien mes amis c’est juste agréable aux oreilles, en rien agressif. Ce qui n’est pas rien en ce moment où prédomine le riff accrocheur, lourd, la phrase choc, la dédicace qu’il faut. Juste un album qui se déroule sans heurt ni douleur. A bien y réfléchir ce doit être le premier depuis « Lady and Bird », génialissime side project de keren ann. De la musique qui s’écoute, aussi bien qu’elle accompagne une lecture, ou un moment à deux.
D’eux on peut être sûr qu’ils écoutent Thom Yorke et Jeff Buckley. Quand à classifier cela… un subtile mélange de pop, de folk, et puis qu’importe !? Ecoute, en plus leur éponyme est en téléchargement libre sur leur site ! Clique ici pour accéder au plaisir.
So young donne la mesure de cet univers fait de références connues, mais sans reprise. On y découvre surtout leur alchimie. La magie se prolonge tout au long des neufs autres titres. Mais le ton deviens plus sombre, l’atmosphère plus lourde, comme si les rêves et la légèreté de la jeunesse avaient fait place à l’aigreur et les déceptions de l’adulte.Répand la bonne nouvelle : un Danois et une Française ont osé faire ce qui ne marche pas, ne passe pas en radio, n’est pas adapté aux attentes connues du public.
En bien des points ça change, et ce n’est pas plus mal.
Twice
Si tu n'écris pas de commentaire c'est que tu es d'accord avec tout ce que j'ai écris. Je suis donc ton messie.
11:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : twice, pop, électro, france, danemark, thom yorke, buckley
14/03/2007
Comprenne qui peut
Le non initié, qui toujours se place derrière moi, le confirme d’un « elle est bonne celle là ! Tu l’as comprise ? ». Il faut y comprendre, en relief, qu’il n’a pas compris toute les autres…
Ne croyez pas pour autant qu’il s’agisse d’un spectacle élitiste, il faut juste suivre la vie de la cité et de la région.
Cette année les Lorrains ont été célébré comme il se doit. Bütner eut droit à son moment de gloire, on a ri du député-maire de Colmar, du tandem, des rats, du CGO, moins du racing, de marie-ségolène la lorraine, de nicolas le court sur pattes, de la chanson alsacienne… l’écriture est acérée, pointe les disfonctionnements, nous en fait rire. Les imitations, en particulier celle de Jean-Philippe Pierre, sont justes, les chansons moins percutantes. Seules les voix semblent usées, mais qui n’aurait pas de soucis après 4 mois de spectacle quotidien ?
Pour ceux qui aiment, et peuvent, rire de l’Alsace et de ceux qui la font, allez voir ce spectacle… en plus ils prolongent puis prennent la route.
En ce dimanche seule la bière, dite du mois, n’avait pas trop de saveur… c’est finalement peu de chose au regard du reste.
Choucrouterie, Rat l’CUS, à la Choucrouterie.
15:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : choucrouterie, strasbourg, rat, mairie, politique, chant, alsace
11/03/2007
Le complexe de Napoléon
A la question peut-on être français et faire de la pop les Versaillais de Phoenix avaient clos le débat avec Alphabetical, leur magistral deuxième opus.
Forcement la suite est de suite plus compliquée, attendue. Une fois encore ils surprennent tout le monde avec dix titres courts, ciselés au cordeau, certains taillés single et ainsi convaincre, enfin, le public français de leur talent. Toujours pop, mais sonnant plus rock, exit les claviers, les ritournelles sont efficaces, le son toujours aussi délicat.
Et au milieu de cet océan de finesse et d’élégance un riff m’a surpris, interrogé : One time too many. Il me faisait pensé à une de ces mélodies qui hantent la mémoire… mais impossible de me remémorer l’original. Quand vint la solution je vécus un grand moment de solitude. Et pour cause : le générique de la star académie. La chanson en plus est agréable à écouter, mais à chaque mon cerveau la lie à l’autre, c’est assez désagréable comme sensation.
L’autre titre qui m’a marqué est celui qui ouvre : Napoleon says. C’est juste ce qu’il me faut pour démarrer, ou accélérer. C’est entêtant, énervant diront certain. Qu’importe.
Si vous avez aimez ce qui passe à la radio achetez l’album vous ne pourrez pas être déçu. Ceux qui dénigrent la chanson française peuvent y allé tranquillement, c’est en anglais. Phoenix Never been like that before12:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : phoenix, pop, rock, musique, versailles, napoléon, alphabetical
08/03/2007
Retour vers le futur
Un défi. Aux lois de la temporalité, à celle de la mode à la logique. De la musique irrationnelle ? Non plus. Un objet musical surréaliste, catégorie intemporelle, sensuel, dense. L’entendant je me pris à rêver de découvrir la pochette originale, elle doit être psyché, faite sous acide entre Woodstock et l’île de Wight. Quelle ne fut pas ma déception en apprenant que ce Blue Cathedral date de 2004 !
Comprenez bien que les Comets on fire ne font pas partie de la sphère musicale ambiante. Ils ont un son proche de Led Zeppelin, une quasi totale absence de parole, des couches de guitares avec une réverbération maximale et mille autres effets, des claviers, des chansons fleuves... c’en pourrait être caricatural.
Je trouve cela au contraire très hypnotique. Je me laisse bercer par ce flot de sons, portant mon attention tantôt plus sur les guitares, tantôt les pianos. C’est à la fois brut et doux, strident et mélodique, fou mais tellement travaillé.
Un album pour celles et ceux qui aiment ce qui s’écoute, ce n’est dans aucun canon. Ce n’est pas de la musique absurde ou faîtes n’importe comment, bien au contraire.
Laisse toi embarquer dans un voyage aux confins du rock, ferme les yeux, tu es au CBGC, une blonde sur le zinc, conversant à une blonde vous tombés sous le charme, les Comets on fire auront eu raison de vous, et repartez le sourire aux lèvres, repensant à Wild Whiskey et à sa prochaine écoute…
Comets on Fire, Blue Cathedral.10:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : comets on fire, blue cathedral, 2004, retour vers le futur, cbgb, wild whiskey, led zeppelin
05/03/2007
Ceci n’est pas une chanson d’amour
Le bonheur selon Philippe Delerm, tout un programme.
C’est plus qu’inégal… chacun voit le plaisir dans les petites choses de la vie ; en faire état dans un livre n’était pas nécessaire.
Au plus drôle, mais est-ce le but, on apprend que le petit Vincent aimait à se déguiser !
Les récits sont alternés avec des « Tableaux et bavardages » qui me plaisent sans pour autant me convaincre.
On pourrait toujours arguer que le texte date de 1986 et qu’il y fait, parmi, ses premières armes. Je préfère ses récits plus courts encore et imagés d’il y a peu.
Une lecture qui occupe sans déplaisir, mais sans entrain.
Philippe Delerm, « Le bonheur – Tableaux et bavardages ».
19:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : delerm, philippe, bonheur, 1986, vincent, roman, bavardages
02/03/2007
La vie par procuration – « Es ist für mich »
Un film sur l’Allemagne de l’est, les années 80, traitant de la Stasi ... de quoi réécrire l’histoire, tout pour faire un film qui raconte que dans cet univers de délation et d’individualisme à tout craint il y avait de l’humanité. Un témoignage pour dire « y’en a des biens ».
L’écueil fut évité.
Ce film raconte juste la vie d’un homme se donnant corps et âme pour cet organisme d’information. Un être sans cœur qui, croit-il, œuvre pour le bien de la nation et de l’idéal socialiste. Mais au travers d’une filature, dont il est l’instigateur, il découvre qu’il existe autre chose, qu’une autre vie est possible. Il y a autre chose que le dogme. Cela passe par la lecture d’un livre de Brecht. La culture non autorisée lui procure des émotions. L’espionnage de cet auteur de pièce de théâtre à succès, et de sa concubine, va changer sa vie.
Tout est austère, morne ; la vie des personnages, leur métier, la ville, il n’y a pas de lumière, de couleurs. C’est presque oppressant. Au milieu de toute cette rigidité un oasis : l’appartement de ce couple d’artiste. Il est en opposition avec celui du « héros » : grand, mal rangé, avec des livres partout, des murs décorés. Surtout il y a de la vie, de l’amour, de l’amitié.
Il y a dans ce film un moment où l’on peut croire que l’humain va prendre le dessus sur le robot que la société a formé, mais non. Toute la perversité et l’inhumanité du communisme sont montrées, misent à nue. Il n’y a aucune repentance, ni aucune justification, et encore moins l’envie d’embellir, et c’est là que réside toute l’émotion et la force.
Que les américains aient récompensé d’un Oscar cette production ne signifie en rien quelle à un quelconque avenir commercial, mais bien la puissance d’un témoignage sur une partie de l’histoire bien souvent fantasmé, rarement raconté.
Plus intense qu’un documentaire, pas plus humain, à voir pour réaliser la chance qui est la notre d’être dans le pays qui inventa le libéralisme et pour tout faire pour ne jamais tomber dans les extrêmes.
La vie des autres, actuellement au cinéma.10:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la vie des autres, allemagne, oscar, stasi, brecht

