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29/06/2007

Dans leur bulle.

Guerre, religion, homosexualité, drogue, famille : prenez tous les clichés et vous aurez la base de ce film.

Mettez-y de la finesse, une touche d’humour, une pincée de surréalisme en vous aurez ce film.

Pas logique et pourtant. Tout commence par un banal contrôle d’identité à une frontière entre Naplouse et Tel Aviv, un Israélien en aidant à accoucher d’un enfant (mort né, je vous ai annoncé tous les clichés y sont), il perd ses papiers. Un Palestinien lui apporte chez lui à Tel Aviv. Coup de foudre.

Les scènes qui suivent sont crues, brutales tant en référence à la vie dans cette région du monde, qu’à la réalité des rapports humains.

La suite est assez inattendue, surprenante, heureuse, triste… tous les sentiments y  passent. Ce qui aide c’est que tout est bien joué.

C’est âpre. C’est dérangeant. C’est  intense. C’est à voir.

 

 

The bubble, de Eytan Fox

En salle le 4 juillet

27/06/2007

Berlin l’enchanteresse

 

 

Un Irlandais à Berlin ouest. La face va changée dans peu de temps, les habitants le sentent mais leur quotidien n’évolue pas.

Le cadre n’est ici qu’une métaphore, car l’histoire traite de la vie des Hommes et de la vitesse à laquelle tout peut basculer.

Plus que le fond c’est la forme qui est originale. Saupoudré de mots et expressions germaniques, pas toujours traduites, comme pour mieux s’imprégner, s’immerger dans l’atmosphère. Le lecteur est plongé dans l’intime et cette astuce rhétorique en accentue l’impact, comme si chaque lecteur est à la place de l’auteur et prend part à la scène.

Il y a ces affirmations exprimées si simplement qu’elles paraissent évidentes et ne pourront être remises en cause, tout particulièrement celles sur la culture allemande. Extrait : « En Allemagne la vie privé est taboue. Rien n’est plus désirable ni sacrée que le respect de la vie privée. »

Il y a beaucoup de questions, d’interrogations, d’affirmations…. Dans rapport aucun entres elles. Pour autant on ne se sent ni agressé, ni interrogé. Juste spectateur.

Au final une lecture différente, attrayante qui n’est pas légère mais ne souffre pas la comparaison. Un récit qui transpire le vécu, mais d’une densité telle qu’il pourrait s’agir de divers moments de vies fondus en une histoire.

A lire pour se changer les idées et se rappeler qu’avant tout il faut vivre.

 

 

Hugo Hamilton « Berlin sous la Baltique »

25/06/2007

Compile moi ça.... coquine

Compilation… le mot ne me plait pas. Comme si on annonçait un amas informe. Et qui dit compilation dit ellipses. Mais parfois ce type de disque permet la découverte.
Ici il s’agit d’un genre musical, sûrement un des plus méconnu et des moins reconnu, la musique de film à caractère pornographique. Un boulard quoi !
Là bien sur la chaste personne que vous êtes pense immédiatement à ces sons violents et binaires vaguement perçus lors de vus, bien malgré vous, de tels œuvres. Il n’en est rien.
« Porn groove » traite uniquement des musiques des années 60 et 70. C’est groove, funk, illuminé de parties de guitares, parfois chanté, parfois amusé – le délicieux Love love love – mais jamais au grand jamais simulé.
Et là c’est énorme car on écoute de la musique fort sympathique sauf qu’au lieu d’être déchirée par une vois aïgue, nauséabonde, seul des sons de plaisirs viennent.
Cela surprend, amuse, si cela vous choque…. Ce n’est plus de la pudeur mais du poujadisme.
Idéal pour une soirée à thème ….mettez le cd à l’improviste, regardez les réactions et surtout …. Faîtes m’en part !!

« Porn groove »

20/06/2007

Lumière noire

Découverte lors de sa collaboration avec Tiersen pour un album qui reste comme un des objets  les plus sombres et mystérieux en vente libre la question de ses propres créations me taraudais. Et l’écoute de « let in the light » ne m’a pas déçut.

Une impression de pièce close, de réclusion, d’aridité, de recherche de sortie… mais pas de lumière. Une musique rêche mais d’une extrême douceur à l’oreille. Des arrangements épurés, une voix qui est le reflet des sentiments, de l’aigue joyeuse à la grave tristesse. Il y a toutes les variations, les couleurs face à nous. Ce qui confine à un bonheur plus grand encore c’est la justesse de la musique. Chaque chanson est un tout, non pas lisse, mais cohérent.

Ravira les amateurs de Fiona Apple, Miossec, et autres auteurs, chanteurs guillerets.

 

 

Shannon Wright, let in the light.

 

13/06/2007

Paris je t’aime… moi non plus

Le film collectif est un concept séduisant, le double thème aussi tant dans l’imaginaire collectif Paris et l’amour vont de paire. Qui y vivra verra. Mais là n’est pas le propos.

Ces courts métrages sont beaux, esthétiquement, certains me plaisent plus que d’autres. Logique.

L’amour est bien présent, sous bien des formes, toujours avec tendresse, passion, humour et timidité. Paris ne sert malheuresement bien souvent que de prétexte, de décor extérieur de luxe.

Or si l’amour est partout ce qui fait le charme des romances parisiennes c’est le cadre, la lumière, l’histoire du lieu, l’ambiance. Peu d’auteurs s’en sont servi.

Regarder ce film c’est comme des films de vacances d’été -14 ème arrondissement- mis les uns à la suite des autres. Ce n’est pas une visite de Paris, ou des propositions de lieux mais des courts moments de vie, aussi bien en français qu’en Anglais. C’est assez frustrant.

Le casting est somptueux mais qu’importe, ici le rôle principal est tenu par le sentiment amoureux.

Un objet culturel atypique qui plaira plus aux cinéphiles qu’aux amoureux de la ville.

 

« Paris je t’aime »

 

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