16/04/2008
regrets éternels ?
Léotard, François. L’ancien fer de lance de l’UDF, aujourd’hui retiré de la vie politique française a repris sa plume, et plus simplement que de la tremper dans l’acide et facile encre de la rancœur, il choisit d’autres styles plus élégant. Presque une pièce de théâtre… dans le déroulé.
Acte 1. La parabole, non celle présente sur le balcon de ton voisin mais celle ancestrale de la genèse. Un texte fort, intelligent, réfléchi, presque trop tant les citations qui ponctuent sa réflexion s’empilent à n’en plus finir.
Acte 2. Cassandre… à nouveau. Tout le monde se souvient de ce pamphlet sur S. Royal en pleine campagne présidentielle. Dire que ce fut un oiseau de mauvaise augure c’est trouver une excuse à sa défaite, donc non. Le parallèle s’arrête là. Intéressant mais pas assez direct à mon goût, comme si il avait soudainement peur des mots et de leurs conséquences, lui qui s’en était avant affranchie.
Acte 3. La missive
Scène 1 : A Nicolas. Ils se sont connus, beaucoup fréquentés, se connaissent beaucoup, ont trahis et perdus ensemble. Une sincérité, une justesse dans les mots qui donnent un relief et du corps au document. Espérons que le président l’ait lu.
Scène 2 : Au Général de Gaulle. Il ne le connaît qu’à travers les autres, les livres, les media. Une émotion, un respect, un sentiment de filiation, une volonté de dire, de publier une lettre mille fois pensées, cent fois écrites, mais jamais envoyé.
Acte 4. Il rêve d’un homme, part dans une diatribe entre la philosophie, le délire théorique… j’avoue ne pas avoir bien saisi le sens profond de son message…enfin j’espère surtout que ce que j’ai compris est erroné.
"Ca va mal finir." François Léotard.
12:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : léotard, françois, sarkozy, livre, pamphlet, cassandre, adn
04/04/2008
Allez au-delà de la note
L’ouest parisien est de ces lieux d’où naissent des musiques emprunts de délicatesse, de finesse. Rassurez-vous je ne ferais pas de comparaison ou un historique de l’école Versaillaises. Point de violence, de revendication, de représentation, une pop champêtre extrêmement classe, complètement en avance, totalement indépendante et surprenante, toujours réalisée avec discrétion.
Les pessimistes et râleurs me diront qu’ils n’ont rien d’autre à dire n’ayant jamais manqué de rien, ne connaissant pas la difficulté et les soucis du quotidien. Sauf que la verdure des gazons n’apporte qu’un confort aucune garantie. Le cœur, lui, n’y est pas sensible.
Ce duo est d’un éclectisme rare, font tout à deux et passent de la sober unplugged pop -« at last »- à un morceau bien plus proche de Fergi (ex BEP) – « Queen dot kong », et cela sans rupture, juste dans la continuité. Car cet album n’est pas une suite de morceaux accolés, mais une suite logique de morceaux.
A écouter sans modération, à l’exception du premier morceau, qui ne retiens pas mes faveurs.
The Dø - Mouthful
15:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : the do, pop, versailles, france, rock, sober, french touch

