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26/06/2008
Ultra Anar
Ce n'est pas un concert, c'est annoncé. Mais un spectacle scandaleux au possible, une bulle loin de l'hypocrisie du monde actuel. Il n'y a rien à raconter sur le contenu, pas un exemple à donner, non que ce soit creux bien au contraire c'est bien plus dense que la plupart des spectacles de dits comiques du moment.
Rire avec lui c'est rire de notre société dans sa globalité sans omission aucune. Nul n'est épargné pas même son public. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'on touche le génie car il serait bien gêné que j'écrive ça de lui et, surtout, ce n'est pas vrai. L'exagération est son maître mot, tout comme la mise en lumière de problèmes, de non dit de la France d'aujourd'hui. Le postulat de base est simple : puisqu'on ne peut plus rien dire sur aucune communauté on va tout dire de toutes. Et ça marche.... enfin sauf pour ceux qui ont quitté la salle avant la fin... aucun le soir où j'y étais, mais 18 depuis le 2 avril, début de ce spectacle.
Si vous voulez voir un spectacle vivant ou le public est acteur, pris à partie, une seule solution : le voir !!!
Didier super – en tournées un peu partout avec différents spectacles
10:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : didier super, spectacle, scandale, paris, guitare, bien, y'en a des biens
10/06/2008
Sans faux col
Transporté dans un bar du middle west des années 30 de l’autre côté de l’atlantique, costume et robe de rigueur, guitare à résonateur, harmonica et contrebasse…il ne manquait que les volutes de fumés pour que le concert de Moriarty fût un parfait voyage dans le temps. La législation en décida autrement.
Point de cigare donc, mais une ambiance à nul autre pareil, un paravent et un crapaud de velours rouge firent visuellement l’affaire. Tout le reste ne fut que sonore. Et quel délice. Jamais je n’aurais cru écouté avec tant d’enthousiasme autant d’harmonica. Des musiciens de talent, une voix absolument surannée et juste envoûtante, un tempo parfait, un public – presque – au top (toujours quelques excités du claquage de mains permanent qui se croient chez drucker ou nagui et oublient qu’ils sont à un concert de musique intimiste, même quand les musiciens le montre…mais ils ne savent pas voir, tout comme ils ne savent pas écouter).
Un moment à part fut cette reprise de Dépêche mode avec guitare en bois, voix plus un xylophone dont l’exubérance du joueur n’avait de parallèle que sa sobriété de jeu.
Il n’y avait pas de chanson phare, celle que la masse vient pour entendre et beugler avant de partir, juste une succession de douceurs tel une farandole de desserts dégustés sans savoir ni la suite, ni la quantité, sans gourmandise, ni honte juste par pur plaisir auditif.
Le temps passa et nul n’avait envie que ce doux enchaînement de mélodies gracieuses ne s’arrête. Alors ils revinrent, émus, sincèrement et nous gratifièrent, notamment, d’une chanson jouée collectivement autour d’un micro d’ambiance… qui utilise encore ça en 2008… qui ose ??
J’étais, et je ne pense pas être le seul, dans un autre temps, celui les bootlegers donnaient l’ivresse aux foules non par les oreilles mais le gosier, où le jogging n’existait pas, d’ailleurs pas de trace de sportif du dimanche égaré, ni de vulgarité dans la bouche…vraiment un ailleurs, un avant… et c’est vraiment bien ainsi.
Moriarty
Laiterie Grande salle
5 juin 2008
17:03 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moriarty, cicer, laiterie, strasbourg, folk, résonnateur, guitare

