06/05/2007

Les papys font de la résistance.

L’attraction du jour. Mais aussi le mystère. Ce n’est pas l’écoute de leur dernier opus qui me donna envie de les (re)voir.
Le sentiment au final est très particulier. J’ai pris un grand plaisir pendant le concert, mais il est bien triste que ce ne soit quasiment que sur des anciennes chansons. C’est toujours aussi entraînant mais le plaisir n’est que musical tant les paroles ne sont plus aussi cinglantes et les refrains des hymnes. Sans vouloir jouer l’ancien combattant pour qui tout était mieux avant j’ai cherché un point sur lequel ils avaient innové…. Désolé. Même certaines présentations de chansons sont connues… le bateau n’est plu… et les vaches ne sont ni acoustiques, ni électriques, en tout cas pas assises ni même scandés….
Mais ils ont joué un bout de « Où sont passé mes pantoufles », en début d’un medley, et rien que pour ça…. Je me devais d’être là.


Marcel et son orchestre
27 avril 2007 - Artefacts

04/05/2007

African’ blues

Le concert découverte. Celui dont on a entendu parlé, celui qu’il faut voir sans avoir entendu la moindre note. Après Mell, la belle surprise de l’an passée, Tinarewen a repris le flambeau. Toute comparaison s’arrête là. Les Nigériens nous proposent un blues en provenance directe du Mississippi et des textes – je l’ai appris par la suite- aux revendications politiques et humanistes. L’essence même du genre musical. Ces Hommes perpétuent la tradition du blues avec leurs spécificités, dont le fait de chants collectifs, se présentent à nous en habits traditionnels, et ne clament aucune prise de position. Ils nous ont fait partager, découvrir leur musique et leurs sourires à la fin du concert en disant long… il est bien dommage que l’assistance se soit très massivement dirigée pour les Ogres de Barback, tant le final fut enjoué, comme si la prestation arrivant à son terme ils pouvaient enfin relâcher la pression.

Un album qui s’écoute et se lit.

Tinarewen

27 avril 2007 – Artefacts.

02/05/2007

La belle et la bête

La cage de béton du rhénus n’aura pas faillit à sa réputation …

Sanseverino m’a bien surpris, ce n’était pas manouche mais rock. Son quartet de base est époustouflant de virtuosité technique, tout particulièrement le contrebassiste. L’ensemble de cuivre qui jouaient parfois avec eux apporta une touche plus jazz, relevant ainsi la nature polymorphe des compositions. Le sommet fut atteint quand ils jouèrent « les embouteillages » dans une version métal, au son lourd et sourd, pimenté d’un hommage à Metallica, période « Black album ». Dommage que l’acoustique est si mauvaise que tous ne purent comprendre les textes dans son intégralité et en apprécier finesse et décalage… le lieu vit ses derniers instants de musiques… si ça ce trouve, un jour, on le regrettera.

 

Sanseverino,

27 avril 2007 - Artefacts

06/05/2006

Révolution : faire un tour sur soi-même, et revenir au point de départ

Un quart d’heure de discours politique par en préambule, on peut difficilement me mettre dans pires conditions. Je fus heureux de voir qu’une immense majorité du public s’en foutait, et restait sourd aux appels à la révolte. On ne paye pas pour entendre une prise de position, quelle quel soit, mais pour entendre de la musique.

Le noir se fit. L’attente continua et ils commencèrent. Une chanson après je quittais la salle. Je ne jugerais pas leur prestation. Une chose est certaine, je n’irai plus les entendre. J’ai trop entendu de belles chansons pleines de désespoir pour perdre mon temps avec les leurs.

 

Les têtes Raides, 29 avril 2006, festival des Artefacts.

05/05/2006

Ce n'est pas un clone

Assurément l’artiste dont j’avais le plus entendu parlé avant sans en connaître grand-chose. Un univers proche de celui de Bénabar, mais pas que, et la filiation s’arrête là. Il est tout en énergie, et sa tenue ma faisait encore plus penser à un piment rouge, agréable pour qui prend le temps de découvrir et d’apprécier. Et je pense que c’est le fait que je ne connaisse que très peu ses chansons qui a fait que j’ai décroché.

C’est un artiste à découvrir, d’abord à travers ses albums, et ensuite en concert, afin de pouvoir en profiter au mieux.

C’est mon disquaire qui va être content, ou pas.

 

Aldebert, 29 avril 2006 festival des Artefacts.

03/05/2006

Petite Sara deviendra grande

La meilleure artiste de la journée fut Mell. Toute à l’énergie, elle distilla son rock incisif et tout en français. Sauf une chanson où, seule sur une guitare d’enfant, elle chanta dans un anglais… impeccable, tout en ironie et en poésie, en « rime lorraine » (sic).

C’est la seule artiste de la journée qui me donna envie de bouger, de la suivre vraiment dans son univers. Elle se donna à fond, joua sans fart et avec humour. Seule ou accompagnée elle a su captiver les spectateurs par ses histoires et ses mélodies.

Son monde est vivant et ses références musicales très rock, mais jamais dans la facilité du sempiternel couplet- refrain… non elle s’amuse d’elle et de ses textes en premier lieu, mais la musique n’est pas simpliste.

Si elle passe près de chez toi n’hésite pas, tu feras une belle découverte et passeras un bon moment.

Mell, 29 avril 2006 festival des artefacts

10:50 Publié dans Artefact | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rock

02/05/2006

Le matador était fatigué

Ce concert fut un best-of des premiers succès des stéphanois, accompagné de larges extraits du dernier album. C’était agréable, mais il me manqua une dimension intime, originale. C’était vivant, mais sans âme. Beaucoup d’anciennes chansons ont été réarrangées à la guitare électrique, et y ont été adjoint une ligne de basse. Ce qui est bien, mais pas top. Je trouve qu’on y perd. C’est presque trop bien, trop propre, et puis faire des diatribes contre les dirigeants et la mondialisation sur du matériel haut de gamme américain me prouvera toujours qu’entre les mots et les actes il y a un monde.

Nous eûmes droit, en conclusion, à j’ai demandé à la lune, sans tiraillement dans la voix, ni synthé 80’s, juste un bon morceau de rock simple, efficace, enjoué. C’était une bien belle version, enfin il y a eut quelque chose de vraiment original, autre que la chanson inédite.

 

Mickey 3D, 29 avril 2006 festival des Artefacts.

01/05/2006

Sans aucun doute

Da Silva, pas d’indécision quand à mon avis sur son concert : tout mou. Un manque de charisme terrible, à se demander si il a confiance en lui, en ses chansons. Il justifiait ses textes avant même de les jouer, s’en devenait pénible. Musicalement c’était dépouillé au possible, à l’extrême. Quand un des trois guitaristes se mettait à la basse les chansons paraissaient être plus enjouées, mais tout reste relatif.
A entendre à la radio, c’est tout. Circulez il y a mieux à voir et entendre ailleurs.

Da silva, 29 avril 2006 festival des artefact