24/11/2009
L'épine de la terre
Margarett sort de son studio, son premier LP dans la besace, et vient les présenter à l'artichaut.
En deux sets et près d'une heure et demi de jeux, nous avons pu (re)découvrir leur univers, tout de mélancoliques mélodies constitués.
Mais écoute les paroles et là s'ouvre un champ d'espoir en l'Homme, le constat est parfois cinglant - « no disrespect », jamais défaitiste ni résigné. La plus abordable est, forcément, « célibat' song », dont la version studio est amputée du break disco qui fait une grosse différence... et une raison de plus de se rendre à leurs prestations scéniques.
Pour tomber sous le charme une seule adresse :
http://www.myspace.com/margarettissexy
Margarett is sexy
Artichaut, 21 novembre 2009
11:47 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : margarett is sexy, artichaut, strasbourg, musique, opp, indie, rock, for us, maggie, cd, no disrespect, celibat'song
19/11/2009
Aux armes de bois
Alors que beaucoup jouaient des klaxons et de l’entrechoquement de pintes, Patrick Watson et ses bras de bois donnaient, eux, dans la finesse et la créativité sans limite.
Ici les mains glissaient sur les manches, les touches, les fûts avec virtuosité, non par démonstration mais pour enchanter le public, sublimer les morceaux en leur donnant plus d’intensité et d’âme que sur les albums.
Une courte prolongation, tout d’abord au milieu du public, vint faire durer le plaisir… mais ce fut bien court tout de même. S’en suivit d’autres prolongations… bien plus longue et au dénouement certes heureux ; mais sans fierté ni gloire.
Patrick Watson and the Wooden arms.
La cigale – 18 novembre 2009
13:57 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick watson, guitare, canada, folk, pop, rock, piano, paris, cigale
29/06/2009
En mode Pierrette Brès
Ce dimanche à Longchamp se tenait, et pendant trois jours, le grand prix Solidays.11 ème édition de ce festival qui donne bonne conscience en plus de donner du plaisir aux oreilles.
Etait présent au départ Syd matters, forte côte du début de journée, s’en suivi un Pier Faccini, agréable découverte du jour, puis Ayo, qui partage avec Manu Chao et, dans une mesure un peu moindre, Cocoon ce goût pour faire des chansons dans un moule unique, ce qui n’est pas déplaisant, mais fort peu attrayant à la longue. Arrivé de l’est, sans fanfare mais avec trompette, et surtout saxo, Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra mis tout le monde d’accord avec un concert enjoué, délirant, festif,…ce n’était pas jour de deuil à l’hippodrome.
Sur l’hôtel des sacrifiés les Naïve New Beater, les Wampas, Caravan Palace, Metronomy, Pep’s et autre Pupettmastaz… plus ou moins volontairement. Certains sont à mon programme très prochainement.
La photo finish, sans surprise, confirme qu’Emir à une casaque d’avance sur Syd matters. Quelques longueurs plus loin sont regroupés Piers Faccini et Cocoon. Point de quinté, nul autre n’ayant franchi la ligne d’arrivée.
A noter que la Grande Sophie est restée bloqué dans le box de départ, tant sa prestation ne méritait pas l’écoute, même involontaire en attendant son dîné ; et que Mouss et Hakim (ex-Zebda) ne savent toujours que reprendre des chansons révolutionnaires le point en l’air…
12:14 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : solidays, 2009, musique, festival, concert, cocoon, syd matters, quinté, tierce, brès
22/10/2008
Tout, tout, vous entendrez tout
Plus ambitieux que l’intégrale de Mozart, l’association le grand pan propose, et ceci pour la 3 année consécutive, tout Georges Brassens en huit représentations. Aucune exception n’est faîtes, au contraire, des textes ayant été mis en musique par ses proches - Jean Bertola et Joël Favreau - post mortem sont mêmes inscrits au programme.
Cet ambitieux et unique programme, existe-t-il dans le monde un artiste dont l’intégrale est joué …ne serait-ce qu’une fois, se déroule jusqu’à dimanche et est gratuit !!!
Ne cherchez pas d’excuse rendez-vous y vous y (re)découvrirez plein de textes merveilles et à tiroirs comme peu de nos contemporains en écrivent (exception faîtes de M. Pokora bien sûr)
Tous les soirs à 20h, jusqu’au 26 octobre,
Mairie du IXème - paris
12:21 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brassens, georges, pompe, moderne, paris, intégrale, mairie
13/10/2008
Aux grands Hommes la Nation reconnaissante
De belles interprétations, dans un style jazzy mais respectueux de la pompe et de la métrique originel. Un choix de chanson qui mettait plus en avant les textes plus équivoque, puis une fin plus académique avec « Margot » et « la mauvaise réputation ».
Le public était conquis, moi avec, bien que ses mimiques dans la voix étaient, à mon goût, bien trop exagéré.
Le soleil pouvait bien se coucher et moi avec il y avait de poésie dans l’air, cela faisait bien longtemps que cela n’était pas le cas.
Yves Uzureau interprète Brassens,
Dans le cadre des journées Brassens,
Dimanche 12 octobre 2008 – parc Brassens Paris 15
17:40 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : brassens, uzureau, parc, paris, journées, concert, hommage
10/06/2008
Sans faux col
Transporté dans un bar du middle west des années 30 de l’autre côté de l’atlantique, costume et robe de rigueur, guitare à résonateur, harmonica et contrebasse…il ne manquait que les volutes de fumés pour que le concert de Moriarty fût un parfait voyage dans le temps. La législation en décida autrement.
Point de cigare donc, mais une ambiance à nul autre pareil, un paravent et un crapaud de velours rouge firent visuellement l’affaire. Tout le reste ne fut que sonore. Et quel délice. Jamais je n’aurais cru écouté avec tant d’enthousiasme autant d’harmonica. Des musiciens de talent, une voix absolument surannée et juste envoûtante, un tempo parfait, un public – presque – au top (toujours quelques excités du claquage de mains permanent qui se croient chez drucker ou nagui et oublient qu’ils sont à un concert de musique intimiste, même quand les musiciens le montre…mais ils ne savent pas voir, tout comme ils ne savent pas écouter).
Un moment à part fut cette reprise de Dépêche mode avec guitare en bois, voix plus un xylophone dont l’exubérance du joueur n’avait de parallèle que sa sobriété de jeu.
Il n’y avait pas de chanson phare, celle que la masse vient pour entendre et beugler avant de partir, juste une succession de douceurs tel une farandole de desserts dégustés sans savoir ni la suite, ni la quantité, sans gourmandise, ni honte juste par pur plaisir auditif.
Le temps passa et nul n’avait envie que ce doux enchaînement de mélodies gracieuses ne s’arrête. Alors ils revinrent, émus, sincèrement et nous gratifièrent, notamment, d’une chanson jouée collectivement autour d’un micro d’ambiance… qui utilise encore ça en 2008… qui ose ??
J’étais, et je ne pense pas être le seul, dans un autre temps, celui les bootlegers donnaient l’ivresse aux foules non par les oreilles mais le gosier, où le jogging n’existait pas, d’ailleurs pas de trace de sportif du dimanche égaré, ni de vulgarité dans la bouche…vraiment un ailleurs, un avant… et c’est vraiment bien ainsi.
Moriarty
Laiterie Grande salle
5 juin 2008
17:03 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moriarty, cicer, laiterie, strasbourg, folk, résonnateur, guitare
21/09/2007
Put her under the red light
Miss Wright où la mélancolie retranché à son clavier, de profil le visage camouflé par ses cheveux et un éclairage de derrière. Elle ne parle pas, non qu’elle n’ait rien à dire, elle est visiblement timide et dans son monde. Sa voix est cristalline, intense. Ses mélodies intense. Juste accompagné d’un batteur et d’un bassiste le spectacle est plus dans leur non attitude, amorphe, inexpressif. Mais redoutablement efficace, est c’est bien ce qui importe en premier.
Puis Madame Shannon se leva pour, avec sa Jaguar, nous délivrer un son indy à se croire dans un club new-yorkais. Les basses bourdonnent. Qu’importe.
Dans la grande salle se produisait l’Europe 2 live tour… un mur nous en séparait. Mais surtout un monde, deux conceptions de la musique. J’étais du côté obscur, là où on ne chante, ni ne parle durant les chansons, où on ne tente pas de battre le rythme avec ses mains… c’était noir, avec un peu de rouge aussi.
Elle était tellement dans son monde –bulle dirait la poétesse Diam’s- qu’elle tomba. Ce qui fit sourire ses musiciens –même le bassiste au physique de troll géant. Cela ne la perturba pas un instant, elle continua sa chanson à même le sol chantant acapela. C’en fut fini de la première partie.
Elle revint seul, et la deuxième mi-temps fut superbe. Elle fit plusieurs morceaux seul au piano, puis à la guitare. Puis fut rejoint. Il y a eut une intemporalité, un temps suspendu. C’était prenant, agréable, déroutant, envoûtant.
Puis ils repartirent discrètement.
Le monde dualiste de cette artiste est surprenant, mélancolique s’y laisser prendre est une expérience qui donne envie plus encore d’aimer ces artistes à la marge.
Shannon Wright – Laiterie le club – 20 septembre 2007
09:16 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shannon wright, laiterie, strasbourg, blub, jaguar, europe 2, indy
16/07/2007
Last but not least – Part 2
Nadj c’est une énergique grenobloise jouant un rock brut, décomplexé pas le plus fin qui existe mais joué avec les tripes. C’est une jeune femme se donnant sans retenue avec ses deux compères sans se soucier de l’effet produit sur l’assistance. Nous n’étions pas bien nombreux, mais plutôt enthousiasmés par la prestation. Je fus surpris. Bien loin de l’image que j’avais vu d’elle dans un Taratata, où elle joua son single sans relief particulier. Pas sûr qu’avec des prestations telles que celle de la Laiterie elle soit réinvité…. Mais ce n’est pas grave, bien au contraire. Forcement le gros problème dans ces concerts est toujours celui de comprendre les paroles … surtout qu’il me semble qu’elles étaient pas mal du tout.
Le rock français féminin ne se conjugue désormais plus au singulier (Mademoiselle K) mais au pluriel… et c’est une très bonne nouvelle.
Le printemps est fini l’été arrive avec son lot de découverte, de festival…. Vivement l’été !
Nadj
Laiterie Le club – 20 juin 2007
02:00 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nadj, grenoble, laiterie, club, 20 juin, mademoiselle K, été
13/07/2007
Last but not least – Part 1
Bunny Rabbit fit la première partie la plus originale qui m’ais été donné de voir et d’entendre. Un mélange de Gwen Stephanie, de Fergie, de beats hip-hop coupé à la tronçonneuse et balancé, via son power book, par une DJ au style new-yorkais pour les fringues, tendance très ample, et Grace Jones pour la partie capillaire… absolument déroutant, mais bien moins que le flow, l’énergie et l’engagement scénique du duo. Car au-delà de l’apparence, ultra travaillé, le son est efficace, le flow accrocheur… mais de là à parler des textes… il y a un pas que je n’oserai pas franchir tant son slang semble pointu et l’articulation n’est pas leur fort.
Bunny Rabbit
Laiterie le Club – 20 juin 2007
20:04 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bunny rabbit, artefact, concert, laiterie, 20 juin, grace jones, powerbook
22/02/2007
Simple et funky
Just Jack. Le nom claque court, sec. Encore un de ces artistes solitaire mélancolique la guitare en bandoulière. Tout sauf ça ! Un groupe Anglais qui croise les styles musicaux avec facilité et avec une réussite sans pareil. Une simplicité qui fait plaisir à voir.
De la funk, au disco et au rock, le tout avec une voix passant d’un phrasé, rappelant The streets, à un doux chant pop. Ce n’est pas gnangnan, ni fourre-tout. C’est dansant, amusant, convivial, même si les textes laissent transparaître une certaine mélancolie… mais souvent les chansons les plus entraînantes sont accompagnées de paroles ou d’histoires tragiques.
Le single Writers block nous enchanta et les corps se mirent en mouvements pour ne, quasiment, plus s’arrêter. Goth in the disco est un bijou d’ironie, une perle pour champions du dancefloor.
Les musiciens sont impressionnants de maîtrise, le groove du bassiste est terrible, le guitariste et le batteur ont une palette de possibilités plus que large. La choriste, ou cochanteuse (néologisme je sais) a une puissance vocale dont elle n’abuse pas…si ça existe !!
Alors on pourra toujours regretté que le concert ne dura que 50 minutes, mais quelles furent savoureuses…
Just Jack, Laiterie le Club, 21 février 2007
21:05 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : just jack, laiterie, club, 21 février, 2007, writers bloc, the streets

