02/12/2009

Quand la délicatesse s’électrise

A peine l'album sortie que les versions scéniques des morceaux de ce premier album prennent une dimension plus rock, exit les cuivres - avec regrets tant ils apportent une touche d'élégance et une profondeur aux mélodies - place au dyptique télécaster / Fender twin, d'où un son très Buckleysien par moment. Mais sans la grâce ni la virtuosité (vocale et technique) du Maître. Piano et batterie rythment et donnent un relief très délicat à l'ensemble.

Il en reste une très belle prestation bien que très courte. 

Son album - Small boat big sea - est une des belles nouveautés du catalogue, déjà très qualitatif, de Tôt ou Tard. L'écouter au coin d'une cheminée doit être d'une suavité et d'une délicieuse délicatesse.

Ed Laurie - Café de la danse - 1er décembre 2009

01/12/2009

Le disque fait à la maison

Deux guitares, un tambourin, une bande de pote et voilà un album de reprises à l'acoustique, que certains jugeront désuète, mais tellement de circonstance.

Des Smiths à Roy Orbison en passant par les Cardigans ou le Velvet, c'est toute la seconde moitié du siècle précédant qui est délicatement interprété, sans fard et tout dont l'élégeance n'a d'équivalent que le choix des titres.

Telle une casette que l'on eut copié pour ses amis ces Californiens ont mis tous ces titres à disposition sur le réseau mondial, uniquement et gratuitement.

 

Souvent vu en première partie des Grizzly bear, et Death Cab for Cutie ; ils ont partagé la scène avec les Au Revoir Simone, ou We are Scientist... et maintenant ont le bon goût de faire un show pour nouvel an avec les Mini Tigers... si c'est pas une bonne raison de se rendre pour l'occasion à San Francisco !

 

The morning Benders - Bedroom covers

26/11/2009

Infirmières sans blouse

Deux jeunes Suédoises, à peine majeur, au doux nom curatif dans un club à Paris, une blonde et une brune... l'affiche pourrait être ambigüe. Vu les circuits de diffusion de l'information, pas de doute possible. La soirée serait douce aux oreilles de ceux qui descendraient les marches du scopitone.

Salle petite mais comble, le parterre n'a rarement aussi bien porté son nom, puisque pas une personne ni était établi sur ses pieds. Si leurs mélodies ont la simplicité et la spontanéité de la jeunesse ; que dire de leurs voix, douce et puissante, au besoin. Elles présentèrent, dans son intégralité, leur premier album, The big black and the blue, à sortir fin janvier. En bonus, Johanna et Klara, nous gratifièrent, au milieu de la foule, debout pour l'occasion, à leur reprise des Fleet Foxes qui les fit connaître au monde.

L'année commencera bien, car leur voix réchauffera plus d'un cœur, tant elles sont enveloppante et délicate, tel un historique plaid où l'on aime à se lover.

 

First Aid Kit

Scopitone - 25 novembre 2009

24/11/2009

L'épine de la terre

Margarett sort de son studio, son premier LP dans la besace, et vient les présenter à l'artichaut.

En deux sets et près d'une heure et demi de jeux, nous avons pu (re)découvrir leur univers, tout de mélancoliques mélodies constitués.

Mais écoute les paroles et là s'ouvre un champ d'espoir en l'Homme, le constat est parfois cinglant - « no disrespect », jamais défaitiste ni résigné. La plus abordable est, forcément, « célibat' song », dont la version studio est amputée du break disco qui fait une grosse différence... et une raison de plus de se rendre à leurs prestations scéniques.

 

Pour tomber sous le charme une seule adresse :

http://www.myspace.com/margarettissexy

Margarett is sexy

Artichaut, 21 novembre 2009