20/10/2008

Baroque mais pas pédant

Au-delà du single pop ultra efficace ces jeunes new-yorkais se différencient de leurs cousins anglais par un pan baroque dans leurs compositions. La semaine commence avec difficulté vous dites vous…. Vous n’imaginez même pas… mais cela n’altère en rien mon jugement !

Baroque, non à la seule vue de la pochette, mais à l’écoute. Les envolées de cordes, les embardées de steel drums… autant de touches de fraîcheur insérées dans des compositions survitaminées. Le plus surprenant c’est que ce n’est ni dérangeant ni gonflant à la quatrième écoute.

J’apprécie tout particulièrement « Walcott », où guitare électrique et violoncelle jouent un pingpong musical qui ravit mes oreilles.

A la pause café clope cure de vitamine c pour se réveiller du week-end, préférer ces jeune et dynamitant vampire.

 

Vampire week-end

17/10/2008

Capitale montée

 

Après avoir montré et séduit les Alsaciens avec ses chantiers en peinture, à l’ouest toute direction Paris. En la rue de seine c’est la galerie de l’Europe, le hasard n’existe définitivement  pas,  qui accueille ses œuvres jusqu’au 8 novembre.

Si le thème, les lieux sont les mêmes, le traitement évolue. La lumière est plus contrasté, le blanc, le vert et le bleu quasi absent, l’ocre, le marron et les gris habillent les scènes, les chantiers, et tout particulièrement les grues sont bien moins précises, l’atmosphère est plus apocalyptique, le ciel s’invite alors que les plans d’eau sont éclipsés, la  ligne d’horizon est souvent comme un phare introduisant la lumière pour illuminer l’ensemble de l’œuvre.

Parisien(ne)s venez découvrir, Alsaciens ne vous inquiétez pas il revient bientôt. 

 

Patrick Bastardoz

Galerie de l’Europe

55, rue de Seine - ParisVI

Jusqu’au 8 novembre 2008

13/10/2008

Aux grands Hommes la Nation reconnaissante

Un concert hommage à Brassens pour finir tranquillement le week-end, une belle idée, qui plus est en plein air. C’est à Yves Uzureau et ses musiciens –guitariste et contrebassiste – qu’il revint le plaisir de clore les festivités en souvenir du Sétois.

De belles interprétations, dans un style jazzy mais respectueux de la pompe et de la métrique originel. Un choix de chanson qui mettait plus en avant les textes plus équivoque, puis une fin plus académique avec « Margot » et « la mauvaise réputation ».

Le public était conquis, moi avec, bien que ses mimiques dans la voix étaient, à mon goût, bien trop exagéré.

Le soleil pouvait bien se coucher et moi avec il y avait de poésie dans l’air, cela faisait bien longtemps que cela n’était pas le cas.

 

Yves Uzureau interprète Brassens,

Dans le cadre des journées Brassens,

Dimanche 12 octobre 2008 – parc Brassens Paris 15

10/10/2008

Moi je vis chez Amélie Poulain

Récurrent comme un anniversaire, attendu comme un gâteau le Nothomb est là.

Le thème de la personnalité, et de sa perte-construction-destruction, revient. Il fait partie de ces classiques qui égrènent les romans d’Amélie. Le traitement qui en est fait est surprenant, les média ne peuvent s’empêcher de ne parler que de ça- l’échange d’identité-, et du champagne. Sauf qu’identité vient du latin « idem » - de même…

Le personnage principal va au-delà, il s’approprie le cadre de vie d’un autre, mais finalement très peu de temps, et se crée sa propre nouvelle existence à partir de là.

La fin arrive vite, ne dure pas en terme de lecture, surprend, m’enjoue, mais surtout est complètement dérangeante qui plus est en cette période de crise majeure de confiance où la peur et la méfiance sont de rigueur.

A lire, et même si ce roman se lit vite et facilement, il n’est pas à prendre au premier degré, tant les autres sont bien plus intéressant.

 

Amélie Nothomb

– Le fait du prince