19/11/2009

Aux armes de bois

Alors que beaucoup jouaient des klaxons et de l’entrechoquement de pintes, Patrick Watson et ses bras de bois donnaient, eux, dans la finesse et la créativité sans limite.

Ici les mains glissaient sur les manches, les touches, les fûts avec virtuosité, non par démonstration mais pour enchanter le public, sublimer les morceaux en leur donnant plus d’intensité et d’âme que sur les albums.

Une courte prolongation, tout d’abord au milieu du public, vint faire durer le plaisir… mais ce fut bien court tout de même. S’en suivit d’autres prolongations… bien plus longue et au dénouement certes heureux ; mais sans fierté ni gloire.

Patrick Watson and the Wooden arms.

La cigale – 18 novembre 2009

 

26/07/2009

They finished so much

Assurément les plus belles lunettes de la scène actuelle. Un look complètement travaillé, tout autant que leurs instruments. une scène avec 2 bontempi, une batterie, une énorme caisse de fanfare et un Marshall. Ce ne sont pas Jean-Philippe Smet ni Bono qui pourraient s’en contenter. Mais ces deux là n’en demande pas plus. Et le résultat est inversement proportionnel à l’investissement matériel.

Une heure, m’annonce ma montre, mon cerveau s’est arrêté à 12 minutes, de folie. D’un « We walk » annonçant la couleur : on se semble en direct, on y va progressivement on va vous faire danser. Le chapiteau, et ses alentours, devinrent instantanément un immense dance floor avec foule de sourires.

A l’évidence le plaisir était aussi sur scène, avec des morceaux, notamment le très attendu « Shut up and let me go » étiré sans qu’il perde la moindre saveur. Le point d’orgue fut « That’s not my name », du bonheur pour les oreilles, qui en avaient bien besoin. Au moins nos jambes étaient bien échauffé pour attaqué le périple jusqu’au parking. Mais avec toute cette joie ce trajet ne fut qu’une ballade récréative.

 

Le chapiteau – vendredi 3 juillet.

23/07/2009

Tuez les tous !

Quand la crème de l’indy rock habitué des clubs  et avare en prestation sur le territoire français débarque sous le chapiteau ce n’est pas sans appréhension et attente. Appréhension de la chanteuse, à l’évidence plus flippée que le jour de sa première communion, fut-elle lectrice de la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens. Attente d’un public en manque de sons émanant d’une chose qu’un mac.

Que ce fut bon, simple, efficace, rodé mais sur le fil en permanence, jamais la peur n’est vraiment parti.

Que c’est bon d’être entouré de ses semblables en jeans et tee-shirt à message, ou souvenir d’un moment rock n’roll. Ni jogging, ni casquette, ni collier. De partager ce concert, ces courts moments de rage, ces dialogues à deux guitares et voix.

« Last day of magic » fut une sucrerie acide dont j’aime le piquant mais qui, toujours, s’évapore comme il est venu.

 

Le chapiteau – vendredi 3 juillet 2009.

22/07/2009

L’alternative, … toujours !

Outre un improbable et imprononçable nom, que des belles choses à propos de ce sextet complètement génial.

La frange, le slim, l’énergie, mais pas que, le talent. Car à l’évidence ce n’est pas un énième groupe de jeune qui veut se sortir de sa misère, et qui s’ennuie dans son bled et occupe ses soirées à répéter dans le garage … on connaît le refrain.

Une maîtrise technique, qui fait que tout, à l’exception de la basse, est doublé. Batterie, guitare, chant. Mais pas tout le temps. Ils jouent comme des enfants qui auraient des instruments en bois, avec sourires et tout en plaisir. Plaisir partagé par ceux qui n’ont pas suivi la vague Prodigy, mais sont restés au bord de la plage pour profiter de cette pépite.

 

C’est en fuyant la masse, la facilité et le bruit qu’une fois encore j’ai trouvé mon plaisir.

 

La plage – vendredi 3 juillet