27/12/2009
C'est la fin du monde....
Rien de bien original sous le sapin, alors pour mettre un peu de nouveauté et se dire que 2010 sera plus lumineux... le prochain Eels, sortie annoncé au 19 janvier.
« A line in the dirt » me rappelle furieusement le premier album ; la madeleine qui vous remet dans les années lycées avec, déjà, ce regard curieux et dénigrant d'autrui sur mes goûts musicaux. Le temps passe et rien ne change... et surtout pas les amis avec qui, déjà, ont se refilaient ces disques.
E a bon goût de faire des albums d'une constante qualité, sans emphase ni artifice. Enregistré par ses soins, en grande majorité à la maison, sur un vieux 4 pistes, cette fin des temps est une thérapie par l'écrit tout comme le fut « Electro-shock blues ». Mais la noirceur des sentiments est encore plus manifeste et explicite. L'épure des compositions y est pour beaucoup, donnant par la même une ambiance intimiste, quasi maquette pour les potes - « end times », « nowadays » ou « i need a mother ».
Essentiel pour tout amateur de ballades folks traitant de l'amour perdu dans la langue de Zimmermann. Tout particulièrement « on my feet ».
En attendant le 19 janvier, vous pouvez découvrir l'album ici : http://www.myspace.com/eels... ou passer me voir pour le récupérer.
Eels - End times
14:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : e, eels, folk, 2010, end times, dylan, zimmerman
24/12/2009
Perfect gift for a sad & loneliness mind
Dans un monde parfait ce disque sera sous le sapin demain matin, et un sourire illuminera le visage de celle qui l'aura déposé là pendant la découverte de ces « saisons sauvages ».
La bonne dernière claque de l'année, celle qu'on attend plus. Tout en délicatesse, sobriété et tristesse, Laura Gibson nous conte des histoires aux noms fleurant bon l'esprit joyeux qui emplit les cœurs en chaque fin d'année -« Funeral song », « Sweet déception » ou Where have all your good words gone ?»
Quelques instruments viennent, progressivement, accentuer la mélancolie des harmonies vocales et musicales ; qui d'un piano, d'une trompette, ou d'un violon... qu'importe l'effet est toujours saisissant, de la même justesse que l'équilibre entre la guitare et la voix, sans effet, comme naturellement peu enjoué. Mais jamais elle ne tombe dans le mélo, ou le dramatique, il y a une telle continuité que ça accentue l'ambiance lourde et pesante. Seuls des bruits de vie, de ville, viennent interrompre, à la fin du phénoménal « « Sweet déception », cette immersion dans l'univers tourmenté de Laura Gibson.
Vous souhaitant de joyeuses fêtes de la nativité et des surprises sous le sapin aussi belles et intenses que cet album.
Laura Gibson - Beasts of seasons
13:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : laura gibson, folk, usa, beasts of seasons, 2009
21/12/2009
Caricaturale
Il est des albums qui commencent très bien, puis la source de créativité est tarie. Un espoir et 11 déceptions. Cet album en est un exemple, malheureusement.
En plus c'est la chanson qui donne son titre à l'album. Si c'était un album pour faire suite à un succès médiatique, j'eus pu comprendre... mais Joseph Arthur !
Joseph Arthur & The lonely astronauts - Temporary people
08:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : joseph arthur, lonely astronauts, temporary people, cicer, cickit, musique, pop, rock, indy, sexe
16/12/2009
Toutes les chansons parlent d’amour, pourquoi ; parce que !
Il ne devait pas y en avoir un deuxième, leur contrat ayant été rompu. Alors elles sont parties. Sans cris, mais du fard, elles reviennent avec un opus tout en puissance et subtilité. Certes le thème autour duquel sont écris les textes - l'amour - est le plus redondant de l'histoire. Mais cette vision féminine change des sempiternelles ritournelles qu'on nous balancent sur les ondes. Ni triste, ni revanchardes mais touchant juste, on y lit, enfin moi, le gâchis des relations humaines. Elles veulent du romantisme, de la passion, du fun, de l'instantané. Il y a la chute, l'ouverture des yeux, la remise en cause, l'envie de ne pas recommencer...quoique. C'est beau comme une « femme qu'on embrasse sur les yeux ; dont on tombe sous le charme, comme on tombe sous le feu... mais j'ai rien dit devant cette femme ».
Oui il est encore possible de faire du rock en français (mais pas que), ces quatre demoiselles nous le prouvent, sans cris, mais gardez les phares éteints et gardez pour vous cette belle surprise.
Plasticines - About love
12:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : plasticines, about love, miossec, rock, nylon records
15/12/2009
Aux suivant(e)s
Très attendu deuxième album des bébés rockeurs, et une franche déception.
Ils ont perdus leurs énergies, tant dans les mélodies que l'écriture. Rien d'accrocheur, tombant même dans l'auto-caricature - « Peut-être pas cette fois », psalmodie de « j'écoute les Cramps », mais aucun risque de Mr Wampas leur accorde une deuxième réponse (« J 'écoutais les Cramps »), voir le ridicule -« Gare au loup » - mauvaise ballade à la Renan Luce.
S'entend plus que ne s'écoute, se vend surement bien auprès des suiveurs.
Circulez il y a bien mieux dans le même rayon.
BB Brunes - Nico teen love
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01/12/2009
Le disque fait à la maison
Deux guitares, un tambourin, une bande de pote et voilà un album de reprises à l'acoustique, que certains jugeront désuète, mais tellement de circonstance.
Des Smiths à Roy Orbison en passant par les Cardigans ou le Velvet, c'est toute la seconde moitié du siècle précédant qui est délicatement interprété, sans fard et tout dont l'élégeance n'a d'équivalent que le choix des titres.
Telle une casette que l'on eut copié pour ses amis ces Californiens ont mis tous ces titres à disposition sur le réseau mondial, uniquement et gratuitement.
Souvent vu en première partie des Grizzly bear, et Death Cab for Cutie ; ils ont partagé la scène avec les Au Revoir Simone, ou We are Scientist... et maintenant ont le bon goût de faire un show pour nouvel an avec les Mini Tigers... si c'est pas une bonne raison de se rendre pour l'occasion à San Francisco !
The morning Benders - Bedroom covers
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17/06/2009
-M-
16:21 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : m, mathieu chédid, guitare, stratocaster, chedid, paléo, live, mister mystère
20/10/2008
Baroque mais pas pédant
Au-delà du single pop ultra efficace ces jeunes new-yorkais se différencient de leurs cousins anglais par un pan baroque dans leurs compositions. La semaine commence avec difficulté vous dites vous…. Vous n’imaginez même pas… mais cela n’altère en rien mon jugement !
Baroque, non à la seule vue de la pochette, mais à l’écoute. Les envolées de cordes, les embardées de steel drums… autant de touches de fraîcheur insérées dans des compositions survitaminées. Le plus surprenant c’est que ce n’est ni dérangeant ni gonflant à la quatrième écoute.
J’apprécie tout particulièrement « Walcott », où guitare électrique et violoncelle jouent un pingpong musical qui ravit mes oreilles.
A la pause café clope cure de vitamine c pour se réveiller du week-end, préférer ces jeune et dynamitant vampire.
Vampire week-end
10:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vampire week-end, rock, pop, new-york, club, steel drum, pingpong
06/10/2008
Sète jamais à sec
Il est des idées tellement grande et évidente que forcement l’on se sent con de ne pas les avoir eus. Force est de reconnaître que La pompe moderne, autrefois inconnus sous le nom de The Brassens, est admirable.
Tant les hommages, plus ou moins (mal)heureux, à Georges sont nombreux, en tous points. Le principe est simple : interpréter des chansons actuelles à la manière de. Rien de bien surprenant quand on connait un peu de milieu des reprises, tant tout y possible. Le choix des chansons montre tout l’engagement de ce groupe. Car iam ou diam’s à la guitare acoustique…. faut pas avoir peur. Le résultat est à la hauteur de la prise de risque, mais comme toujours l’adhésion est franche et totale ou n’est pas. Ce quatre titres se clos sur une improbablement magnifique interprétation de Daft punk – Harder, better, faster, stronger… en français pour mettre en avant l’impertinence de ce texte fort.
Jubilatoire ou insupportable, mais nul ne doit en parler sans l’avoir écouté.
La pompe moderne
« Plus dur, meilleur, plus rapide, plus fort »
17:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : georges brassens, au près de son arbre, daft punk, chanson, sète, guitare, iam
16/07/2008
Gold on the door (and bad taste)
C'est une grosse sensation que ce clip... et non tant pour ce qu'il a de déjà vu, mais pour son contenu.
Explications.
Au delà de la grosse dame et d'une mise en scène burlesque il y a cette intonation qui lui donne un accent sundgauvien hallucinant, allant même jusqu’à prononcer « je vais casser des cailloux en Guyane» à la Francis Cabrel… hommage volontaire ou déformation imparable du fait de la puissance évocatrice du texte ? Seul une interview vérité de Michel Drucker pourra percer ce mystère Nietzschéen.
Ensuite vint l'entrée en piste, magnifique, héroïque, de l'Homme orchestre le plus imparablement classe au monde : Rémy Bricka, avec colombe et feu d’artifice. Chaque visionnage est comme un condensé de 14 juillet.
Et comme nous l’avait si bien apprit le philosophe Thierry Roland le 12 juillet 1998 : « quand on a vu ça on peut mourir tranquille. »
Julien Doré « Les limites »
16:51 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : julien doré, clip, les limites, francis cabrel, nietzsche; drucker, bricka thierry roland, 14 juillet

