17/06/2009

-M-

Le -M- nouveau arrive...

en avant première ici : http://www.leroidesombres.com/

 

20/10/2008

Baroque mais pas pédant

Au-delà du single pop ultra efficace ces jeunes new-yorkais se différencient de leurs cousins anglais par un pan baroque dans leurs compositions. La semaine commence avec difficulté vous dites vous…. Vous n’imaginez même pas… mais cela n’altère en rien mon jugement !

Baroque, non à la seule vue de la pochette, mais à l’écoute. Les envolées de cordes, les embardées de steel drums… autant de touches de fraîcheur insérées dans des compositions survitaminées. Le plus surprenant c’est que ce n’est ni dérangeant ni gonflant à la quatrième écoute.

J’apprécie tout particulièrement « Walcott », où guitare électrique et violoncelle jouent un pingpong musical qui ravit mes oreilles.

A la pause café clope cure de vitamine c pour se réveiller du week-end, préférer ces jeune et dynamitant vampire.

 

Vampire week-end

06/10/2008

Sète jamais à sec

 

Il est des idées tellement grande et évidente que forcement l’on se sent con de ne pas les avoir eus. Force est de reconnaître que La pompe moderne, autrefois inconnus sous le nom de The Brassens, est admirable.

Tant les hommages, plus ou moins (mal)heureux, à Georges sont nombreux, en tous points. Le principe est simple : interpréter des chansons actuelles à la manière de. Rien de bien surprenant quand on connait un peu de milieu des reprises, tant tout y possible. Le choix des chansons montre tout l’engagement de ce groupe. Car iam ou diam’s à la guitare acoustique…. faut pas avoir peur. Le résultat est à la hauteur de la prise de risque, mais comme toujours l’adhésion est franche et totale ou n’est pas. Ce quatre titres se clos sur une improbablement magnifique interprétation de Daft punk – Harder, better, faster, stronger… en français pour mettre en avant l’impertinence de ce texte fort.

 

Jubilatoire ou insupportable, mais nul ne doit en parler sans l’avoir écouté.

 

La pompe moderne

« Plus dur, meilleur, plus rapide, plus fort »

16/07/2008

Gold on the door (and bad taste)

C'est une grosse sensation que ce clip... et non tant pour ce qu'il a de déjà vu, mais pour son contenu.

Explications.

Au delà de la grosse dame et d'une mise en scène burlesque il y a cette intonation qui lui donne un accent sundgauvien hallucinant, allant même jusqu’à prononcer « je vais casser des cailloux en Guyane» à la Francis Cabrel… hommage volontaire ou déformation imparable du fait de la puissance évocatrice du texte ? Seul une interview vérité de Michel Drucker pourra percer ce mystère Nietzschéen.

Ensuite vint l'entrée en piste, magnifique, héroïque, de l'Homme orchestre le plus imparablement  classe au monde : Rémy Bricka, avec colombe et feu d’artifice. Chaque visionnage est comme un condensé de 14 juillet.

Et comme nous l’avait si bien apprit le philosophe Thierry Roland le 12 juillet 1998 : « quand on a vu ça on peut mourir tranquille. »

Julien Doré « Les limites »

01/07/2008

Faîtes que ce ne soit pas le second

Deuxième album... le pire, l'exercice, la confirmation, le danger absolue.... pour tout artiste francophone. Une des spécificité des artistes français est de mettre ses tripes, sa vie, son intimité dans le premier exercice. Mademoiselle K n'a pas dérogé à la règle.

Donc forcement la joie et la peur m'habitaient au moment d'écouter ce deuxième opus. Les compositions sont impressionnantes de maturité, il est même possible de croire que bon nombre des morceaux ont déjà beaucoup été joué live, comme rodés. Et là force est de constater qu'une étape est franchie. Ce n'est pas l'album d'une femme mais d'un groupe. Il y a une évidente écriture de bande.

Mais là où le premier était personnel, introspectif, violent, expiatoire j'ai malheureusement l'impression que certains textes furent écrits pour accompagner des musiques. Car l'artiste français n'ose que rarement faire l'économie du texte. Cela ne signifie pas que les textes sont le point faible, bien au contraire. "Maman XY" est juste une merveille. D'une violence magnifique qui donne des frissons, et qui fait mal : "crève" l'ironie en moins, " ça me vexe" l'humour en moins, à croire qu'elle cache ses larmes par de rage. Et ce n'est qu'un exemple. écoutez, lisez, j'espère que vous y prendrez autant de plaisir que moi. Un disque nécessaire, et surtout l'envie irrésistible de l'entendre en concert tant sa force doit y être décuplé.

Mademoiselle K - Jamais la paix

26/06/2008

Ultra Anar

Ce n'est pas un concert, c'est annoncé. Mais un spectacle scandaleux au possible, une bulle loin de l'hypocrisie du monde actuel. Il n'y a rien à raconter sur le contenu, pas un exemple à donner, non que ce soit creux bien au contraire c'est bien plus dense que la plupart des spectacles de dits comiques du moment.

Rire avec lui c'est rire de notre société dans sa globalité sans omission aucune. Nul n'est épargné pas même son public. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'on touche le génie car il serait bien gêné que j'écrive ça de lui et, surtout, ce n'est pas vrai. L'exagération est son maître mot, tout comme la mise en lumière de problèmes, de non dit de la France d'aujourd'hui. Le postulat de base est simple : puisqu'on ne peut plus rien dire sur aucune communauté on va tout dire de toutes. Et ça marche.... enfin sauf pour ceux qui ont quitté la salle avant la fin... aucun le soir où j'y étais, mais 18 depuis le 2 avril, début de ce spectacle.

Si vous voulez voir un spectacle vivant ou le public est acteur, pris à partie, une seule solution : le voir !!!

Didier super – en tournées un peu partout avec différents spectacles

 

04/04/2008

Allez au-delà de la note

L’ouest parisien est de ces lieux d’où naissent des musiques emprunts de délicatesse, de finesse. Rassurez-vous je ne ferais pas de comparaison ou un historique de l’école Versaillaises. Point de violence, de revendication, de représentation, une pop champêtre extrêmement classe, complètement en avance, totalement indépendante et surprenante, toujours réalisée avec discrétion.

Les pessimistes et râleurs me diront qu’ils n’ont rien d’autre à dire n’ayant jamais manqué de rien, ne connaissant pas la difficulté et les soucis du quotidien. Sauf que la verdure des gazons n’apporte qu’un confort aucune garantie. Le cœur, lui, n’y est pas sensible.

Ce duo est d’un éclectisme rare, font tout à deux et passent de la sober unplugged pop -« at last »- à un morceau bien plus proche de Fergi (ex BEP) – « Queen dot kong », et cela sans rupture, juste dans la continuité. Car cet album n’est pas une suite de morceaux accolés, mais une suite logique de morceaux.

 

A écouter sans modération, à l’exception du premier morceau, qui ne retiens pas mes faveurs.

 

The Dø - Mouthful

12/01/2008

De la soie

De la douceur. C’est ce dont j’avais envie, besoin. Le calme par le calme.

La réussite est totale. Certains diront que c’est un brin désuet – la faute au retour du banjo ? C’est là justement toute la force de ces chansons.

Le calme vient de l’apaisement, et ces sonorités rares font la différence. L’aspect suranné des mélodies et des voix ne donne pas envie d’essayer de comprendre  les paroles. De peur que la mélancolie et la tristesse  ne viennent briser tout le charme ?

Certainement, au moins tout autant que ce disque fera partie de ceux qu’on remet régulièrement dans sa platine tout au long de son passage terrestre.

Moriarty, Gee Whiz but this is a lonesome town"

17/09/2007

Out now

Comme tout l’indique voici la nouvelle vague de folk suédoise…

Après Abba, Bjorn Börk, Cardigans et autres I’m from Barcelona, ce nordique pays nous ravit une fois encore les oreilles.

Une grande technique, des mélodies complexes, une voix en retrait ; cet album mérite plus qu’une simple écoute.

Il berce mais ne verse pas pour autant dans la facilité, et ceci à aucun moment.

 

Un beau disque de folk intimiste et doux. Accompagne élégamment, mais peu longtemps (33 minutes) les soirées d’automne où l’on aimerait tant le soleil de minuit.

 

José Gonzalez In our nature

10/07/2007

Classique, archaïque, … mais non !

De la douceur, des mélodies connues, une musicalité merveilleuse, une épuration agréable sans être monacale… Clapton qui passe dans les studios de MTV pour une session unplugged c’est un moment qui forcement plait aux oreilles. C’est soyeux.

Mais bon soyons honnête je ne l’écouterai pas tous les jours non plus.

A avoir pour le jour ou vous vous retrouverez dans un chalet de montagne face à la cheminée votre conjoint(e) dans les bras sur la peau d’une bête sauvage tuée lors d’une de vos héroïques sorties entre chasseurs du mal (la poule de la voisine de votre grand-mère ne compte donc pas).

 

Eric Clapton

Unplugged

 

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