06/11/2006

A ne pas ignorer

Bien sûr je ne fus pas surpris par la musique, à l’exception de U2 qui ne figure pas sur la BO, mais par la synergie entre le visuel et le sonore. Bien sûr ce n’est en rien nouveau, mais c’est tellement bien fait et, chose rare, il s’agit d’un habillage sonore et non de chansons.

Le son n’est que la partie audible de cet édifice parfaitement écrit, réalisé et joué. Au-delà d’un casting aux noms haut de gamme et élégants leurs jeux sont justes. La cohérence entre les sentiments, le vocable et le visuel est stupéfiant. Là encore je ne vois pas du génie, simplement du travail bien fait. Bien sûr il est possible de dire que la fin tire un peu en longueur, tant on nous donne tous les éléments explicatifs de l’intrigue. Je préfère retenir le plaisir d’une bien belle histoire qui donne foi en l’amour, le vrai celui qui dire au-delà de tout. Je n’oublie pas la cupidité et la perversité dont sait si bien faire preuve l’Homme. Car bien que n’étant pas primordiaux dans l’histoire, ils sont le pendant humain des sentiments mis en exergue. L’intrigue est simple, mais au déroulement complexe et, plus ou moins, inattendue. J’y préfère, comme bien souvent, la peinture des sentiments et (ré)actions des personnages.

Un film à voir et écouter, tant les deux sont indissociables.

Et toi qu’en as-tu pensé ?

 

Ne le dis à personne, de, et avec, Guillame Canet.

02/11/2006

Le contraire de la logique

Faut–il être idiot pour acheter la bande originale d’un film avant même sa sortie en salle ? Je ne le dirais pas ainsi, puisque tel fut mon attitude cette semaine. Car au-delà du fait qu’il s’agisse de –M-, j’avais l’idée de la composition et de l’enregistrement seul et sans connaissances antérieures du film. Je me remémorais de suite ce reportage sur « Ascenseur pour l’échafaud », Miles Davis regardant le film et jouant, sans consignes, ni deuxième prises. Tout le talent et l’émotion première du musicien face au film, sans passé par la case travail, mise en forme. C’était si simple et pur, que je n’avais pas de doute, il me fallait ce disque, je n’irais pas jusqu’à dire qu’importe le film, mais pas loin.

Et le résultat me direz vous ?

Surprenant, pas de la manière la plus positive à la première écoute, comme si une partie avait été éludée. Une sensation plus proche du collage musical, et certains morceaux où la guitare fut accompagnée, donc forcement à posteriori, par un violoncelle ou une batterie. Je me suis senti comme blousé. Mais la raison à prit le pas : c’est un exercice compliqué exécuté avec brio, et les ajouts, en particulier ceux de Pierre Boscheron apportent une touche atypique que je n’avais plus entendu depuis le Baptême. Il y a dans ce projet, et son exécution, quelque chose de très proche du Labo –M-, pas expérimental, mais en rien commercial. Une bulle artistique donné par un artiste de talent (Canet) à un autre. C’est juste beau. Seul les éparses dialogues du film me dérangent tant il ne me paraissent pas indispensable.

Il ne me reste plus qu’à voir le film !

 

-M-, B.O. de Ne le dis à personne.