02/09/2007

Lost in bliss

Où la grande question de la transcription scénique d’une œuvre  fondamentalement et originellement faîtes pour le calme paisible de l’écoute individuel.

Malgré mes tous mes doutes je fus juste transporter une heure durant sur une autre planète. Point besoin d’artifices, plus ou moins légaux, juste une musique atmosphérique distillée avec justesse et un groove des plus prenant.

L’équation fut résolue et à voir le sourire et le dodelinement du public il est certain que je ne fus pas le seul à être baladé de la sorte.

Si la transe sur scène n’était as visible sa transcription auprès du public ne fait quand à elle aucun doute.

 

Air – Chapiteau – 28 juillet 2007

30/05/2007

Sans bulle – Carola Bleu ©

Le retour d’un des portes drapeaux de l’école Versaillaise ne passe jamais inaperçu. Après l’explosion hexagonale – tardive- de Phoenix, le couple musical le plus dandy de l’ouest parisien revient tout en douceur. Et même un peu trop à mon goût. Je n’irai pas jusqu’à dire de cet album qu’il amorphe…
L’image la plus adéquate serait comme une descente de rivière sans accros, on se laisse bercer. C’est agréable, aquatique, langoureux mais j’aurai apprécié un plus de punch, sans tombé dans l’anarcho punk, mais juste une ou deux ruptures, comme des mini cascades, des rapides.
Il plaira beaucoup aux amateurs d’Au revoir Simone, de Charlotte Gainsbourg, somme toute logique puisqu’ Air est parmi les initiateurs de cette vague électro low tempo mâtiné de claviers, dont les demoiselles précitées sont les nièces les plus prometteuses.
Accompagne très bien la lecture, ou l’attente du marchant de sable…

Air – Pocket Symphony

13/11/2006

"Premier album d'adulte"

La formule est d’elle. Les collaborations exceptionnelles. Les univers de ses collaborateurs sont marqués. Mais elle y ajouta cette touche familiale reconnaissable entre toute : le sens de la mesure. Il n’y a rien de superficiel, sa voix est douce sans être pour autant chuchotée.
De Air il y a le grain de piano et de basse, de Godrich le son impeccablement dosé.
Mais autant de toutes ces signes extérieurs de qualité il y une alchimie qui transcende le tout pour créer un ensemble cohérent et d’une redoutable efficacité. Un album qui se laisse entendre tout en douceur, mais qui mérite d’être écouté tant il est tout en délicatesse. Un travail d’orfèvre qui ne se dévoile pas au tout venant.
Du plaisir auditif pour accompagner ses insomnies introspectives.

Charlotte Gainsbourg, 5.55