13/06/2007

Paris je t’aime… moi non plus

Le film collectif est un concept séduisant, le double thème aussi tant dans l’imaginaire collectif Paris et l’amour vont de paire. Qui y vivra verra. Mais là n’est pas le propos.

Ces courts métrages sont beaux, esthétiquement, certains me plaisent plus que d’autres. Logique.

L’amour est bien présent, sous bien des formes, toujours avec tendresse, passion, humour et timidité. Paris ne sert malheuresement bien souvent que de prétexte, de décor extérieur de luxe.

Or si l’amour est partout ce qui fait le charme des romances parisiennes c’est le cadre, la lumière, l’histoire du lieu, l’ambiance. Peu d’auteurs s’en sont servi.

Regarder ce film c’est comme des films de vacances d’été -14 ème arrondissement- mis les uns à la suite des autres. Ce n’est pas une visite de Paris, ou des propositions de lieux mais des courts moments de vie, aussi bien en français qu’en Anglais. C’est assez frustrant.

Le casting est somptueux mais qu’importe, ici le rôle principal est tenu par le sentiment amoureux.

Un objet culturel atypique qui plaira plus aux cinéphiles qu’aux amoureux de la ville.

 

« Paris je t’aime »

 

26/04/2007

Nouvelle clandestine.

Ecrit au cours de la guerre ce récit peut paraître pour autobiographique. Mais qu’importe.
Dès le départ je fus happé par l’histoire. Tant elle est précise dans les détails et flou dans les grands traits. C’est une permanente promenade où le risque, le danger peuvent être partout, au-delà du récit des missions de résistance. C’est la vie d’une femme qui a basculé dans la clandestinité. De ses rapports avec sa tante, son fils. Et au milieu de cet ordinaire vie de services et de dévouement à autrui, une rencontre. C’est là que tout est magique, et marqué par l’histoire, car ça ne part pas… lisez et vous saurez.

Nouvelle qui fait partie du recueil le premier accroc coûte deux cents francs qui reçut le prix Goncourt, en 1945. Elle est aujourd’hui éditée, aussi, seule et abondamment annoté, à deux euros nul ne peut dire que la culture est inaccessible.

Elsa Triolet, « Les amants d’Avignon »