06/11/2008

L'or noir

Non pas une chronique sur un Tintin ni même l'évolution du cours du baril de Brent et des conséquences sur notre quotidien.

C'est bien plus glauque. Une image, une mise en scène splendide bien que morbide. Un choc des sentiments. Car quoi de plus irrationnel que de trouver l'image d'un cadavre beau? L'esthétisme est prenant, saisissant, troublant.

Non je ne suis pas allé à la FIAC ou à une quelconque exposition d'art contemporain, juste au cinéma pour le dernier James Bond. Ce corps sans vie si hypnotisant est celui de la seule conquête, de l'épisode, de l'espion. Il est déposé sur un lit d'une chambre d'hôtel complètement recouvert, comme baigné, dans du pétrole. Cet "habit" lui confère une seconde peau d'un érotisme fou, c'est choquant mais mon oeil était comme scotché.

23/04/2007

On monte d'un cran

Après avoir escaladé l’escalator s’ouvre à nos yeux quelques toiles de Frank Nitsche. Dans ce grand espace peu d’œuvre, mais qui ne laissent pas indifférent. L’accroche ou la répulsion est immédiate. Chose plus amusante deux personnes ne verront pas forcement la même chose. Exemple : je voyais un Q –la lettre- tandis de Narwil  pensait à une forme bien plus abstraite.

Entre autre particularité qui m’ont séduites des coulures de bombes volontaires et ordonnées.

La dimension de la pièce permet d’avoir beaucoup de recul et donc de découvrir ces différents niveaux de lectures. C’est très certainement l’endroit qui suscite le plus de dialogues … et c’est un plaisir. Donc allez y en groupe, partagez, échangez !!

11/11/2006

Germanique n'est-il pas?

Amateurs de gravures germaniques – je sais que vous êtes nombreux à lire mes chroniques – c’est joie pour vous au MAMCS ! Une exposition, sombre et triste, est consacrée aux pièces, datant de 1890 à 1930 et appartenant aux établissements publics français. Tout un programme.

Il en résulte une visite rapide. Les oeuvres sont emplies de la noirceur et de la tristesse du monde qui les a vu naître. Il y a une forte adéquation entre la période où elles furent réalisées et celle où elles sont exposées. Seule une m’a vraiment plu.

Par contre le magasin du fétiche, installation inédite réalisée pour l’occasion par Depoutot m’a séduite par son décalage, son ironie revendiquée, et son humour. Nombres détails écrits m’ont fait sourire dans cette pièce.

Pour l’une comme pour l’autre vous avez jusqu’à la fin de l’année pour vous faire votre propre opinion.

Un conseil :

Le premier dimanche de chaque mois l’entrée est gratuite.

 

Utopie et révolte, ainsi que Le magasin du fétiche, MAMCS.