30/05/2007

Sans bulle – Carola Bleu ©

Le retour d’un des portes drapeaux de l’école Versaillaise ne passe jamais inaperçu. Après l’explosion hexagonale – tardive- de Phoenix, le couple musical le plus dandy de l’ouest parisien revient tout en douceur. Et même un peu trop à mon goût. Je n’irai pas jusqu’à dire de cet album qu’il amorphe…
L’image la plus adéquate serait comme une descente de rivière sans accros, on se laisse bercer. C’est agréable, aquatique, langoureux mais j’aurai apprécié un plus de punch, sans tombé dans l’anarcho punk, mais juste une ou deux ruptures, comme des mini cascades, des rapides.
Il plaira beaucoup aux amateurs d’Au revoir Simone, de Charlotte Gainsbourg, somme toute logique puisqu’ Air est parmi les initiateurs de cette vague électro low tempo mâtiné de claviers, dont les demoiselles précitées sont les nièces les plus prometteuses.
Accompagne très bien la lecture, ou l’attente du marchant de sable…

Air – Pocket Symphony

26/03/2007

De la neige en été

Des lettres misent en musique et chantées plutôt que lues. Je ne vois pas comment définir autrement l’album de ces New-Yorkaises.

Non que ce soit plus vendeur (m’en fout je ne suis pas disquaire), mais c’est plus élégant. L’ambiance du livret accentue cet aspect de jeunes femmes romantiques qui rêvent d’échangent épistolaire au long court avec un amant. La douceur de leur voix et les nappes de claviers mettent en valeur cet univers et ces textes sans  refrain ni redondance. Car ce n’est pas un de ces groupes virevoltants tant en vogue actuellement. Juste trois filles avec des claviers, accompagnées ça et là d’une batterie, d’un cœur de voix masculine – la très émouvante et enivrante Lucky one, qui ouvre l’album. D’ailleurs un côté We are from Barcelona qui ne me déplaît pas, la mélancolie en plus. Il y a aussi un aspect carnet intime tant l’auditeur est pris comme unique destinataire de ces onze messages. Et dans cette union la neige semble être un élément fort puisqu’il est présent à plusieurs reprises.

De la musique qui détend les oreilles, des textes que j’aimerai avoir à lire dans mon courrier quotidien.

 

Au revoir Simone, The bird of music.