27/12/2006

A contre temps

Etre pèlerin quoi de plus étrange en ces temps où chacun, seul bien évidemment, poursuit une interminable quête contre le temps et pour le confort ? De ce film il est possible d’avoir plusieurs lectures. J’ai choisi celle du cheminement personnel. Où comment l’Homme est capable de lutter contre ses propres démons, et se réaliser en ce retrouvant seul sur la route.

La randonnée est un effort solitaire pratiqué en groupe. Il n’y a pas de compétition, l’objectif est le même pour tous : la Mecque. Mais les motivations à prendre la route sont elles individuelle. Toutes ne sont pas explicites, certaines évoluent, voir naissent avec le cheminement. Chacun y a un rendez-vous avec lui-même tout autant qu’avec qu’autrui.

Ce n’est pas un film promotionnel. Il ne cherche pas à convaincre de l’utilité d’une telle démarche. Il s’agit de montrer ce que le temps, la réflexion, les efforts – le physique n’est que la partie visible des souffrances et du travail du corps - et  l’ouverture, peuvent rendre possible.

Qui plus est les images sont vraiment très belle, les bleus et jaunes m’ont tout particulièrement marqués par leur réalisme. Seuls quelques scènes relevant, je suppose, de rêves, sont abstraites et ne sont pas nécessaire dans le déroulement de l’histoire.

Un jour reprendre, physiquement, la route, laissez le temps filé, laissez autrui courir, me (re)trouver, et, qui sait, trouver ?

Plus que le but, le chemin se trouve être l’important.

 

Saint Jacques la Mecque, disponible en dvd.