10/12/2009

C’est d’une belle subversion

Alors que des masses se déplacent pour se rendre voir Rammstein nul n'a idée de la belle subversion de Tricot Machine. Ce duo, à peine débarqué, du Canada est d'une absolue violence. Un clavier minimaliste, portant des lunettes surdimensionnées, une chanteuse - qui parfois tambourine - et des textes... ils vont trop loin dans l'absurde, dans la référence. Un show agrémenté, en permanence, d'une vidéo maison hallucinogène d'objets ménagers en mouvements sur une table... c'est à en perdre la raison. Tant est si bien que certains craquent face à tant de subversion, le public, enjoué par Away from Luka, s'en va retrouver le monde raisonnable dans lequel nous vivons.

Puis vint mon tour, ça pulsait trop Willy !

Si certains font déplacer les foules, d'autres non... souvent en voyant on en trouve la raison.

09/12/2009

Accords complexes + finesse = délicatesse

La vedette américaine, bien souvent, joue dans une ambiance d'attente et bénéficie d'une attention et d'un enthousiasme plus que relatif... ce fût tout le contraire dans l'antichambre qu'est le club de la laiterie. Le public était visiblement là pour eux, pour écouter les comptines indy folk matinées de pop d'Away from Luka.

La voix et les mélodies sont douces avec une pointe d'amertume, merci les 9ème, Les Paul vient harmoniser et électrifier le tout. La section rythmique est sollicitée de manière assez inégale, ce qui rompt la monotonie que le genre musical peut développer. Le clavier vint apporter des nappes sonores, sans grand intérêt à mes oreilles, mais qui ont le bon ton de ne pas venir ruiner une pièce par une déferlantes de d'ondes de répliques d'Hammond mal gérées.

 

Ils seront ce jeudi chez Jeannette...et pour ceux qui ne pourront s'y rendre, ou qui souhaitent anticiper et/ou prolonger le plaisir : http://www.myspace.com/awayfromluka

 

Une fois la foule des touristes et des frénétiques acheteurs de cadeaux laissée derrière la porte de votre demeure faîtes ce cadeau à vos oreilles.

 

 

Away from Luka - Laiterie - 4 décembre 2009

20/10/2008

Baroque mais pas pédant

Au-delà du single pop ultra efficace ces jeunes new-yorkais se différencient de leurs cousins anglais par un pan baroque dans leurs compositions. La semaine commence avec difficulté vous dites vous…. Vous n’imaginez même pas… mais cela n’altère en rien mon jugement !

Baroque, non à la seule vue de la pochette, mais à l’écoute. Les envolées de cordes, les embardées de steel drums… autant de touches de fraîcheur insérées dans des compositions survitaminées. Le plus surprenant c’est que ce n’est ni dérangeant ni gonflant à la quatrième écoute.

J’apprécie tout particulièrement « Walcott », où guitare électrique et violoncelle jouent un pingpong musical qui ravit mes oreilles.

A la pause café clope cure de vitamine c pour se réveiller du week-end, préférer ces jeune et dynamitant vampire.

 

Vampire week-end

22/08/2007

La dimension supérieure

Où comment finir en beauté la première journée du festival.

Un blues – jazz explosé, mariné dans le rock new-yorkais, allumé de claviers stridents. Juste une énorme sensation. Ne pas essayer d’y voir une copie du Blues Explosion, ici seul compte la dynamique de la mélodie et la fougue insufflée aux créations. Le verbe importe peu, bien souvent il est absent, tout est axé autour de la création musicale.

Le club tent en danse, un groupe en transe, des morceaux denses, beaux, longs… trop original, pas assez facile, pas de textes idiots, uniquement de très belles musiques à écouter par soi-même, car il n’y a aucune chance de l’entendre ailleurs car…. Trop, définitivement trop !

 

Galaxie – club tent – 24 juillet 2007

16/07/2007

Last but not least – Part 2

Nadj c’est une énergique grenobloise jouant un rock brut, décomplexé pas le plus fin qui existe mais joué avec les tripes. C’est une jeune femme se donnant sans retenue avec ses deux compères sans se soucier de l’effet produit sur l’assistance. Nous n’étions pas bien nombreux, mais plutôt enthousiasmés par la prestation. Je fus surpris. Bien loin de l’image que j’avais vu d’elle dans un Taratata, où elle joua son single sans relief particulier. Pas sûr qu’avec des prestations telles que celle de la Laiterie elle soit réinvité…. Mais ce n’est pas grave, bien au contraire. Forcement le gros problème dans ces concerts est toujours celui de comprendre les paroles … surtout qu’il me semble qu’elles étaient pas mal du tout.

Le rock français féminin ne se conjugue désormais plus au singulier (Mademoiselle K) mais au pluriel… et c’est une très bonne nouvelle.

Le printemps est fini l’été arrive avec son lot de découverte, de festival….  Vivement l’été !

Nadj

Laiterie Le club – 20 juin 2007

22/02/2007

Simple et funky

Just Jack. Le nom claque court, sec. Encore un de ces artistes solitaire mélancolique la guitare en bandoulière. Tout sauf ça ! Un groupe Anglais qui croise les styles musicaux avec facilité et avec une réussite sans pareil. Une simplicité qui fait plaisir à voir.

De la funk, au disco et au rock, le tout avec une voix passant d’un phrasé, rappelant The streets, à un doux chant pop. Ce n’est pas gnangnan, ni fourre-tout. C’est dansant, amusant, convivial, même si les textes laissent transparaître une certaine mélancolie… mais souvent les chansons les plus entraînantes sont accompagnées de paroles ou d’histoires tragiques.

Le single Writers block nous enchanta et les corps se mirent en mouvements pour ne, quasiment, plus s’arrêter. Goth in the disco est un bijou d’ironie, une perle pour champions du dancefloor.

Les musiciens sont impressionnants de maîtrise, le groove du bassiste est terrible, le guitariste et le batteur ont une palette de possibilités plus que large. La choriste, ou cochanteuse (néologisme je sais) a une puissance vocale dont elle n’abuse pas…si ça existe !!

Alors on pourra toujours regretté que le concert ne dura que 50 minutes, mais quelles furent savoureuses…

 

 

Just Jack, Laiterie le Club, 21 février 2007


29/10/2006

T'es bonne Katherine

Ce qu’il y a de beau avec la musique c’est qu’elle peut atteindre des sommets de grâce. Je crois que hier soir ils n’en étaient pas bien loin. Qui ils ? Mademoiselle k et ses trois comparses.

Elle commença dans la désinvolture, plus encore que sur l’album. Puis tout alla crescendo : le rythme, l’intensité, l’(aban)don de soi. Après la rigueur de l’enregistrement les voici libres. En rien commercial, partant dans des dithyrambes guitaristiques – Éléonore et Martin vous étiez magnifiques - faisant penser au Velvet ou au MC5. Il y a du Greenwood chez le soliste, tant dans les postures que le jeu. La basse est ronde, la batterie fracassante, sauf que, comme bien trop souvent, on ne distingue pas assez la voix. Il n’y a jamais eus de mimiques, tout à l’air spontané. Le plaisir qu’ils prennent est flagrant, comme elle le dit si bien : «  tu vois quand je souris tu fais pareil », et oui ! Plus ça allait plus ils lâchèrent prise, sans perte de contrôle, et plus je me rêvais au CBGB. Oui le rock est vivant j’en ai la preuve ! Moi j’ai aimé, je reviendrai, avec un immense plaisir, et une non moins grande attente.

 

Bien sûr il y avait LA fan ivre et lourde (thèmes récurant de la soirée) pour me rappeler qu’il faut restreindre l’accès aux concerts.

Mais qu’importe il y eut de la grâce, et rien ne pourra l’abîmer.

 

Mademoiselle K, Laiterie – Le club, 28 octobre 2006

21/09/2006

Qui donc?

Qui donc ?

 

Ils sont jeunes, Clermontois, font du rock de bonne facture, ose un nom latin plutôt qu’un The n’importe quoi, encore  un peu gauche, il est dommage que, comme pour quasi toute les premières parties, on ne comprenne quasi rien de ce qu’ils chantent. Et, chose peu courante, ils ont l’air d’avoir des textes bien écrits.

Un groupe à découvrir et à suivre… tant d’énergie ne peuvent donner quelque de fondamentalement mauvais.

 

Quidam, Laiterie, le club, 17 septembre 2006

20/09/2006

Un monde parfait

Rien n’est innocent.

Même si tout s’explique il est bien des fois ou je ne veux pas savoir le pourquoi du comment.

The subways cartonne, parce que Rock n’rool queen, parce que Oh yeah, parce qu’ils sont jeunes, beau et musiciens, parce qu’ils donnent de bien sympathiques concerts, enjoués, sans retenus – physique et vocale ? Sûrement un peu de tout et aussi parce qu’ils ne revendiquent rien, ne sont ni pour ni contre, bien au contraire, mais vivent et chantent leurs histoires quotidiennes.

Leur public leur ressemblance, ou est-ce le contraire ? C’est jeune, frais, dynamique, …ça fait plaisir à voir et à entendre.

Il n’y a pas d’acte gratuit, disent certains philosophes, j’en suis certain, mais arrêtons de tout modéliser. Sachons, nous aussi avoir 17 ans dans nos têtes et appliquer le carpe diem plutôt que de le fantasmer.

 

The subways, Laiterie, le club, 17 septembre 2006.