13/06/2007

Paris je t’aime… moi non plus

Le film collectif est un concept séduisant, le double thème aussi tant dans l’imaginaire collectif Paris et l’amour vont de paire. Qui y vivra verra. Mais là n’est pas le propos.

Ces courts métrages sont beaux, esthétiquement, certains me plaisent plus que d’autres. Logique.

L’amour est bien présent, sous bien des formes, toujours avec tendresse, passion, humour et timidité. Paris ne sert malheuresement bien souvent que de prétexte, de décor extérieur de luxe.

Or si l’amour est partout ce qui fait le charme des romances parisiennes c’est le cadre, la lumière, l’histoire du lieu, l’ambiance. Peu d’auteurs s’en sont servi.

Regarder ce film c’est comme des films de vacances d’été -14 ème arrondissement- mis les uns à la suite des autres. Ce n’est pas une visite de Paris, ou des propositions de lieux mais des courts moments de vie, aussi bien en français qu’en Anglais. C’est assez frustrant.

Le casting est somptueux mais qu’importe, ici le rôle principal est tenu par le sentiment amoureux.

Un objet culturel atypique qui plaira plus aux cinéphiles qu’aux amoureux de la ville.

 

« Paris je t’aime »

 

23/05/2007

Plus facile à voir qu’à faire

Après la mort soudaine d’un fils… comment une mère réagit… vaste sujet, complexe, dur, sensible, douloureux, personnel, intime… autant dire tout pour faire un mélodrame à base de pleurs, de « si ». Rien de tout cela. Juste de l’humain. La démarche, incomprise, d’une femme seule dont les repères subitement disparaisse.

C’est ambiguë, trash, glauque, intense, joué avec sensibilité par, tout particulièrement, Catherine Deneuve émouvante, esseulée, maladroite certes mais finalement tellement humaine.

Un film intelligent rien que par le fait qu’il évite l’écueil trop facile de la délinquance routière.

Ce qui est remarquable aussi dans le jeu d’acteur ce sont tous ces figurants lors des retrouvailles dans le domicile familial après l’enterrement, c’est si dur envers le responsable de l’accident, si violent qu’on le plaint …presque.

Une histoire sans fin, pleine de heurts, d’amour, bien plus intense que bien des reportages traitant du même sujet.

Allez voir ce film pour voir combien l’Homme plein de bonnes volontés est bien souvent seul et incompris, y compris de ses plus proches. Il n’y a pas de moral, pas de leçon de vie, juste un beau et émouvant témoignage.

 

« Après lui »

Actuellement au cinéma.

20/03/2007

Pas de que physiquement intelligentes

Court, intense, léger… et si pour une fois le nouveau phénomène rock était français ? Et je ne parle là pas des Naast mais de la concurrence féminine : les plasticines.

Elles ont tout pour elles : jeunes, fraîches, charmantes, font du rock, les classeurs fous adjoindraient « garage », à l’américaine sans prise de tête, sans tout intellectualiser… et avant de séduire le public elles ont déjà des parrains professionnels de hauts rangs -lire les remerciements, c’est éloquent, ça fait rêver.

Pas une chanson n’atteint les 3 minutes. C’est direct, simple – simpliste diront certains- efficace, que demander de plus ? Ce sont des petites scénette de la vie, racontées comme elles sont vécues quand on a 20 ans : vite, sans détour et pensant à la suivante. Alors forcement la musique est en adéquation. C’est vif, ça claque aux oreilles. Le choix de Looser comme single est évident, d’un point de vue commercial. Ma préférence va vers (Zazie fait de la) Bicyclette conte narrant la vie, fantasmée ?, d’une jeune fille en 66, et le bijoux Pop in, pop out juste énorme, un riff sous speed, clinquant comme une de ces paires de bottes vernies qui font  briller les yeux des filles, indispensable car complètement futile.

Elles ont le culot de la jeunesse, mais n’ont pas oublié d’être cultivé et osent, avec réussite, l’ironie, comme un pied de nez à toute la nouvelle scène française dite « à texte ». Comme si elles voulaient prouver qu’en France, aussi, il est possible d’être jeune, de vivre sans se prendre la tête et de faire du rock n’ roll.  

 

Plasticines LP1

29/01/2007

Sans plomb

C'est officiel le deuxième album de Didier Super sera disponible à partir du 5 mars.

En espérant qu'il ne fera aucune concession artistique !

23/01/2007

Veuillez rendre l’âme…

Cela faisait quelques semaines que je devais écouter ce mini album. Pas une gageure en perspective, mais il y en avait toujours un autre qui allait avant sur ma platine…jusqu’à vendredi dernier. Quelle ne fut pas ma surprise à son écoute ! J’ai tout d’abord eus un doute, mais non. Ce son, cette intonation- entre le chant de révolte et la mélancolie- cette rythmique – saccadé, jouant sur la rupture-… tout, à s’y méprendre, des codes des tous premiers noirs dez !
La réalisation est soignée, les textes à références, et aux mots peu usités. Que quelqu’un me trouve une chanson avec le mot « abstème »… le genre de petit plaisir dont jamais je ne me lasserai. L’univers est sombre, triste, la Russie occidentale vue comme une référence, la guitare aride, aiguisée, la basse ronronne grave, la batterie abrupte, pas de place pour le mélo.
Tout cela redonne espoir en la scène rock française…. Mais gardons nous de trop nous avancer : seul le public est juge.
Après plusieurs écoutes le sentiment général reste le même, donne envie d’en entendre plus, mais la route est longue…. Et nous sommes en 2007, le post rock, le gun club et la scène anglaise n’a plus l’influence, ni l’auditoire qu’elle eut !
Allez Messieurs : en route pour la joie ! (c’est tout ce que je vous souhaite)

Varsovie, Neuf millimètres.