06/11/2008

L'or noir

Non pas une chronique sur un Tintin ni même l'évolution du cours du baril de Brent et des conséquences sur notre quotidien.

C'est bien plus glauque. Une image, une mise en scène splendide bien que morbide. Un choc des sentiments. Car quoi de plus irrationnel que de trouver l'image d'un cadavre beau? L'esthétisme est prenant, saisissant, troublant.

Non je ne suis pas allé à la FIAC ou à une quelconque exposition d'art contemporain, juste au cinéma pour le dernier James Bond. Ce corps sans vie si hypnotisant est celui de la seule conquête, de l'épisode, de l'espion. Il est déposé sur un lit d'une chambre d'hôtel complètement recouvert, comme baigné, dans du pétrole. Cet "habit" lui confère une seconde peau d'un érotisme fou, c'est choquant mais mon oeil était comme scotché.

03/11/2008

Let the sunshine in

Pas de préambule, de mise en place, nul rappel des faits.

Il nous avait quitté sur un début de vengeance, il la termine. Pour une fois l'histoire s'installe au fur et à mesure de sa quête, comme un bonus et non l'intrigue première.

Tout va très vite, pas de place à la rêverie ou aux classiques interludes ludiques que sont Miss Moneypenny ou Q.

Le tandem 007 & M s'affrontent une fois encore; elle le protégeant de ses démons, et lui fonçant vers son but.

Au final un bel épisode avec une "leçon" sur la dualité des êtres et leurs recherches réelles, par opposition à celles énoncées. Et le retour de Mathis, et la montée en puissance de Félix Later. Car il ne faut oublier que bien que l'action soit contemporaine, chronologiquement elle se situe aux débuts de la carrière de James.

Il ne faut pas autant être un érudit en Bond pour passer un bon moment, je vous conseillerai juste de revoir le précédent épisode afin d'entré de suite dans le vif du sujet et profiter au mieux cet intense tourbillon.

James Bond - Quantum of solace.

05/10/2007

Et un, et deux et trois…

Dernier volet de cette bien sympathique trilogie. Chose rare avec les américain, il y a une fin. Certe il y a une porte ouverte pour un éventuel quatrième chapitre. Mais tout se tient.

Alors la grande question : mais que ce passe-t-il pendant les près de deux heures que dure ce film ?

Et bien déjà si vous avez oublié votre montre ce n’est pas grave, le temps passe très vite, bien sur le héros aux même initiales que James Bond sait lui aussi tout faire, en particulier le combat où l’on sort indemne, pardon il a une éraflure, après dix minutes d’une violence totale.

Tout l’intérêt de l’épisode réside dans la (re)découverte, de son passé, de son histoire. Et ce n’est pas donné en bloc ni trop évident.

Une conclusion comme il faut, avec ses réponses, ses moments de combats et d’émotions. Tout ce qu’il faut pour passé une bonne soirée.

 

La vengeance dans la peau.

05/12/2006

La monnaie de sa pièce

James est de retour. Pas encore à l’écran que chacun avait son avis sur le casting, mais quasi rien sur le scénario. Au final c’est bien là qu’est la vraie surprise, sauf pour les plus férus qui ont lu les romans originaux de Fleming. Celui-ci est le premier. L’origine. La logique aurait voulu qu’il fût le premier adapté, ce qui aurait évité un problème conséquent : l’attribution à Bond de sa licence de tuer. Le fameux double zéro. Je suis quelqu’un de compréhensif, mais il y a tout de même des limites !
Sinon c’est un très bon épisode. L’histoire est plausible, dans un monde réel, le nouveau James n’est pas invincible, les filles ne sont pas immédiatement sous le charme, il roule même en Ford – pas longtemps certes, même la fin est une première. Il défit l’autorité, mais il n’a plus ces savoureux échanges avec R (le remplacent de Q), et il manque miss Moneypenny ! Je dis non !
Je ne vais pas raconter ici, ne serait-ce qu’un bout, l’intrigue. Ca n’apporterait rien. Une partie du plaisir de ce film réside dans la découverte des intervenants, de leurs rôles et de leurs interactions.
Nous connaissons le nom, nous connaissons le nombre, reste à savoir la fin.


Casino royal