22/10/2007

L’autre c’est elle aussi !

Ce qui est étonnant avec Mlle Nothomb c’est qu’elle à beau écrire sa vie que s’en est intéressant. Enfin écrire, je le suppose, car certaines parties semblent être sorties tout droit d’un film Américain. Sa vie au Japon en est à nouveau le sujet. Mais le pendant personnel, romantique, intime de « Stupeur et tremblement ». Enoncé ainsi cela a tout pour être le livre qui ne m’intéresse pas, tant la vie des autres par eux-mêmes m’indiffère.
Et pourtant, si.
Il y comme un détachement, une généralisation du propos, peut être tout à fait personnelle et inconsciente de ma part, mais son histoire me paraît plus être de l’ordre du récit, du carnet personnel repris près de deux décennies plus tard pour en faire une relecture- réécriture qui peut passer pour être de l’autopsychothérapie, ou comme du témoignage selon l’avis que l’on porte à ce livre.
Elle parle peu du Japon, certe un peu de sa culture, mais surtout du décalage entre elle et la société. Car le livre traite de bien des sujets, forcement de nourriture mais c’est le cas de tous ses écrits, de sentiments, de découvertes, de culture, de la famille, de travail, de civilisation, mais à travers le prisme de ses deux années passées au Japon et, surtout, de sa relation avec Rinri.
Chacun pourra y trouver de quoi être en symbiose avec l’un des deux principaux protagonistes, c’est ce qui aide au succès d’édition, mais ce n’est pas feint, car pour (d)écrire aussi bien la relation de deux personnes aussi différente il faut l’avoir vécu, ou être doté d’une imagination très sensible au réel.

Alors bien sur les fans d’Amélie crient au génie, tandis que les détracteurs hurlent à l’imposture
…. On s’en fout !
Prenez le livre ouvrez le, lisez le, et faîtes vous votre propre opinion.

Amélie Nothomb – Ni d’Eve ni d’Adam

25/09/2006

Calme et tranquille

Lire Amélie Nothomb en septembre n’a rien d’extraordinaire, sauf pour le critique – anecdote véridique- qui le lit «  par devoir et conscience professionnelle » afin d’en débattre car « comme tous il est mauvais ».

Relire Stupeur et tremblements, acte extrêmement rare chez moi, me fit sourire (intérieurement il est vrai je travaillais). Car si l’on peut penser qu’il s’agit d’une satire de la société japonaise j’y vois une mise en exergue par l’exemple de la difficulté à maîtriser la culture d’autrui. Elle a vécut sa prime enfance là-bas et en connaît tous les codes et coutumes, en plus de la langue. Et quand bien même elle ne put se conformer à son rang.

Bien plus qu’un récit sur la vie en entreprise au Japon, et le tout sans aucune connotation alimentaire, un témoignage dur, poignant, réaliste qui énerve sur la nature de l’Homme… et me réconforte dans mes idées d’occidental.

 

Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements.