10/10/2008

Moi je vis chez Amélie Poulain

Récurrent comme un anniversaire, attendu comme un gâteau le Nothomb est là.

Le thème de la personnalité, et de sa perte-construction-destruction, revient. Il fait partie de ces classiques qui égrènent les romans d’Amélie. Le traitement qui en est fait est surprenant, les média ne peuvent s’empêcher de ne parler que de ça- l’échange d’identité-, et du champagne. Sauf qu’identité vient du latin « idem » - de même…

Le personnage principal va au-delà, il s’approprie le cadre de vie d’un autre, mais finalement très peu de temps, et se crée sa propre nouvelle existence à partir de là.

La fin arrive vite, ne dure pas en terme de lecture, surprend, m’enjoue, mais surtout est complètement dérangeante qui plus est en cette période de crise majeure de confiance où la peur et la méfiance sont de rigueur.

A lire, et même si ce roman se lit vite et facilement, il n’est pas à prendre au premier degré, tant les autres sont bien plus intéressant.

 

Amélie Nothomb

– Le fait du prince

09/10/2006

I might be wrong

 


podcast

 

Je suis un assidu de ses écrits, non par fanatisme ou admiration mais par plaisir.

Auteur contemporain des plus controversée Nothomb fascine autant qu’elle ennuie. Mercure me séduisit de suite, j’ai par la suite lu nombre de ses écrits. Elle est libre et c’est tellement rare que, presque par principe, je la lis annuellement.

Je ne me renseigne en rien sur le contenu, les avis des uns et des autres m’est, encore plus que d’habitude, inutile. Je lis et partage mes sentiments avec ma mère, point. Ce n’est pas le genre d’objet culturel à propos duquel il est aisé de discuté, non par son contenu, mais par sa connaissance.

Cette année elle nous propose un récit intime, dur et sentimental. Nous sommes dans le réel mais pas celui qui fait notre quotidien, à l’exception de Radiohead. Car il y a une bande son : Amnesiac, Kid A, Hail to the thieves. En conséquence le premier cité tourna en boucle pendant la lecture. Cela m’a plus encore plongé dans l’univers de l’auteur. Le personnage principal et « conteur » du récit est un homme. Plus le roman avançait plus je me demandais ce qui me manquait, il s’agissait de la nourriture. Elément récurent et clef dans bien de ses livres. Je ne fus pas déçut, mais je ne dirais rien.

A lire, il ne vous prendra pas trop de temps et vous sortira de votre routine.

Elle à la littérature ce que Delerm est à la musique, allez savoir pourquoi mais lui aussi me plait.

Amélie Nothomb – Journal d’Hirondelle

25/09/2006

Calme et tranquille

Lire Amélie Nothomb en septembre n’a rien d’extraordinaire, sauf pour le critique – anecdote véridique- qui le lit «  par devoir et conscience professionnelle » afin d’en débattre car « comme tous il est mauvais ».

Relire Stupeur et tremblements, acte extrêmement rare chez moi, me fit sourire (intérieurement il est vrai je travaillais). Car si l’on peut penser qu’il s’agit d’une satire de la société japonaise j’y vois une mise en exergue par l’exemple de la difficulté à maîtriser la culture d’autrui. Elle a vécut sa prime enfance là-bas et en connaît tous les codes et coutumes, en plus de la langue. Et quand bien même elle ne put se conformer à son rang.

Bien plus qu’un récit sur la vie en entreprise au Japon, et le tout sans aucune connotation alimentaire, un témoignage dur, poignant, réaliste qui énerve sur la nature de l’Homme… et me réconforte dans mes idées d’occidental.

 

Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements.