16/04/2008

regrets éternels ?

 

 

 

 

Léotard, François. L’ancien fer de lance de l’UDF, aujourd’hui retiré de la vie politique française a repris sa plume, et plus simplement que de la tremper dans l’acide et facile encre de la rancœur, il choisit d’autres styles plus élégant. Presque une pièce de théâtre… dans le déroulé.

Acte 1.  La parabole, non celle présente sur le balcon de ton voisin mais celle ancestrale de la genèse. Un texte fort, intelligent, réfléchi, presque trop tant les citations qui ponctuent sa réflexion s’empilent à n’en plus finir.

Acte 2. Cassandre… à nouveau. Tout le monde se souvient de ce pamphlet sur S. Royal en pleine campagne présidentielle. Dire  que ce fut un oiseau de mauvaise augure c’est trouver une excuse à sa défaite, donc non. Le parallèle s’arrête là. Intéressant mais pas assez direct à mon goût, comme si il avait soudainement peur des mots et de leurs conséquences, lui qui s’en était avant affranchie.

Acte 3. La missive

Scène 1 : A Nicolas. Ils se sont connus, beaucoup fréquentés, se connaissent beaucoup, ont trahis et perdus ensemble. Une sincérité, une justesse dans les mots qui donnent un relief et du corps au document. Espérons que le président l’ait lu.

Scène 2 : Au Général de Gaulle. Il ne le connaît qu’à travers les autres, les livres, les media. Une émotion, un respect, un sentiment de filiation, une volonté de dire, de publier une lettre mille fois pensées, cent fois écrites, mais jamais envoyé.

Acte 4. Il rêve d’un homme, part dans une diatribe entre la philosophie, le délire théorique… j’avoue ne pas avoir bien saisi le sens profond de son message…enfin j’espère surtout que ce que j’ai compris est erroné.

 

"Ca va mal finir." François Léotard.

16/10/2006

La vérité n'est pas ailleurs

Il est des 4ème de couverture qui attise plus mon envie. Faire mieux que celle-ci sera ardue :
« Ségolène Royal a tout pour plaire.
Et pourtant, elle ne doit pas devenir la première présidente de la République.
Voici pourquoi. »
A l’heure des biographies, des livres- programmes, des propositions en tous genres, ce livre est à mettre au rayon pamphlet. Certes cet art autrefois répandu n’est plus de mise aujourd’hui, chacun préférant la phrase assassine, courte, mémorisable et qui sera reprise dans les media. Qu’importe, tous les codes en sont respectés, le choix d’un pseudonyme ayant sens, un objectif précis, une parfaite connaissance du sujet, une écriture simple, explicite et une argumentation quasi scientifique. C’en est presque trop…. Ce n’est jamais trop quand on parle de l’avenir d’un pays.
Le plaisir que j’ai eu à le lire est incroyable, proportionnellement inverse à mon goût pour son désir d’avenir. C’est implacable. J’ai même réussi à ne pas le lire d’une traite mais à en profiter un peu tous les jours, comme d’une boîte de chocolat reçut à Pâques.
Que toute personne pensant que Mlle Royal a les capacités de présider notre pays se fasse connaître, que nous en débattions.


La prétendante – Cassandre