13/10/2008
Aux grands Hommes la Nation reconnaissante
De belles interprétations, dans un style jazzy mais respectueux de la pompe et de la métrique originel. Un choix de chanson qui mettait plus en avant les textes plus équivoque, puis une fin plus académique avec « Margot » et « la mauvaise réputation ».
Le public était conquis, moi avec, bien que ses mimiques dans la voix étaient, à mon goût, bien trop exagéré.
Le soleil pouvait bien se coucher et moi avec il y avait de poésie dans l’air, cela faisait bien longtemps que cela n’était pas le cas.
Yves Uzureau interprète Brassens,
Dans le cadre des journées Brassens,
Dimanche 12 octobre 2008 – parc Brassens Paris 15
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05/09/2006
garden in the rain
Il est des récits, des témoignages que l’on attend, que l’on espère, même inconsciemment, surtout même. Quand j’appris que le jardinier en chef de Versailles avait pris sa plume pour nous raconter son parc, une première qui plus est, je fus de suite attiré.
Versailles fut un choc pour moi. Enfant j’ai voulu visiter ce lieu. Ce fut vers 8 ou 9 ans que j’y suis allé pour la première fois. De la galerie des glaces je ne garde comme seul souvenir que celui d’y avoir découvert les jardins et leurs perspectives sans fin. Nous y marchâmes pour nous rendre à Trianon, mais pas chez Marie-Antoinette, sa ferme n’était que ruine à l’époque. Je n’y suis pas revenu souvent, mais suivais son évolution, sa restauration, son retour à ce qu’il fut. Car je crois que c’est cela que j’ai cherché dans ce lieu : un témoignage vivant de ce que pu vivre Louis XIV. Non en action, très peu pour moi les spectacles de danse sur air de luth, mais en environnement. Il n’y a rien de rationnel dans tout cela, ça me change, c’est sur.
Alors ce livre logiquement je l’ai de suite lu, dévorer. Et non ! Et j’ai bien fais. Non que le livre soit mauvais, il est juste ce que je n’aime pas. L’auteur prend parti plus qu’il ne raconte, règle des comptes, distribue bons et mauvais points, donne son avis sur l’histoire, certe il ne la réécrit pas mais ses jugements sur les hommes qui la compose me dérangèrent. J’attendais l’histoire du parc, ses évolutions, ses réussites, ses échecs, ce en quoi il est si différent… de tout cela il en parle. Mais c’est que ce n’est pas ce qui m’a marqué, pour cause c’est planqué au milieu de théorie personnel, d’anecdotes tantôt drôles, tantôt à sa propre gloire - il ne doit plus pouvoir mettre de bottes depuis bien longtemps – tantôt grivoise, et même une de mauvais goût, à mon sens… j’assume pleinement.
Lorsque, dimanche, je vis par hasard un reportage sur Versailles, j’ai su de suite que l’auteur serait dedans. Je pus le voir, l’entendre. Il est fidèle à son livre, en quête de reconnaissance, qu’on sache bien que c’est « de lui ». Il écrit, plus d’une fois, que le jardinier est humble. Il ne l’est pas.
De ce parc je garderai toujours cette image d’immensité, d’élégance, de romantisme, de linéarité, de cohérence, de lieux pour la foule, démonstratifs, hors normes, majestueux, de bosquets intimes, si proches et si différents, si visibles, mais ou l’on peut s’y rendre invisible du regards des autres, ces pièces d’eaux si inattendues, si énigmatiques, si glorifiantes. J’aime m’y promener, imaginer ce qui put s’y vivre, ce qui pourrait s’y faire.
Et je m’en contente avec joie.
Le jardinier de Versailles, Alain Baraton
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