26/11/2009

Infirmières sans blouse

Deux jeunes Suédoises, à peine majeur, au doux nom curatif dans un club à Paris, une blonde et une brune... l'affiche pourrait être ambigüe. Vu les circuits de diffusion de l'information, pas de doute possible. La soirée serait douce aux oreilles de ceux qui descendraient les marches du scopitone.

Salle petite mais comble, le parterre n'a rarement aussi bien porté son nom, puisque pas une personne ni était établi sur ses pieds. Si leurs mélodies ont la simplicité et la spontanéité de la jeunesse ; que dire de leurs voix, douce et puissante, au besoin. Elles présentèrent, dans son intégralité, leur premier album, The big black and the blue, à sortir fin janvier. En bonus, Johanna et Klara, nous gratifièrent, au milieu de la foule, debout pour l'occasion, à leur reprise des Fleet Foxes qui les fit connaître au monde.

L'année commencera bien, car leur voix réchauffera plus d'un cœur, tant elles sont enveloppante et délicate, tel un historique plaid où l'on aime à se lover.

 

First Aid Kit

Scopitone - 25 novembre 2009

19/11/2009

Aux armes de bois

Alors que beaucoup jouaient des klaxons et de l’entrechoquement de pintes, Patrick Watson et ses bras de bois donnaient, eux, dans la finesse et la créativité sans limite.

Ici les mains glissaient sur les manches, les touches, les fûts avec virtuosité, non par démonstration mais pour enchanter le public, sublimer les morceaux en leur donnant plus d’intensité et d’âme que sur les albums.

Une courte prolongation, tout d’abord au milieu du public, vint faire durer le plaisir… mais ce fut bien court tout de même. S’en suivit d’autres prolongations… bien plus longue et au dénouement certes heureux ; mais sans fierté ni gloire.

Patrick Watson and the Wooden arms.

La cigale – 18 novembre 2009

 

22/10/2008

Tout, tout, vous entendrez tout

Plus ambitieux que l’intégrale de Mozart, l’association le grand pan propose, et ceci pour la 3 année consécutive, tout Georges Brassens en huit représentations. Aucune exception n’est faîtes, au contraire, des textes ayant été mis en musique par ses proches -  Jean Bertola et Joël Favreau - post mortem sont mêmes inscrits au programme.

Cet ambitieux et unique programme, existe-t-il dans le monde un artiste dont l’intégrale est joué …ne serait-ce qu’une fois, se déroule jusqu’à dimanche et est gratuit !!!

 

Ne cherchez pas d’excuse rendez-vous y vous y (re)découvrirez plein de textes merveilles et à tiroirs comme peu de nos contemporains en écrivent (exception faîtes de M. Pokora bien sûr)

 

Tous les soirs à 20h, jusqu’au 26 octobre,

Mairie du IXème - paris

17/10/2008

Capitale montée

 

Après avoir montré et séduit les Alsaciens avec ses chantiers en peinture, à l’ouest toute direction Paris. En la rue de seine c’est la galerie de l’Europe, le hasard n’existe définitivement  pas,  qui accueille ses œuvres jusqu’au 8 novembre.

Si le thème, les lieux sont les mêmes, le traitement évolue. La lumière est plus contrasté, le blanc, le vert et le bleu quasi absent, l’ocre, le marron et les gris habillent les scènes, les chantiers, et tout particulièrement les grues sont bien moins précises, l’atmosphère est plus apocalyptique, le ciel s’invite alors que les plans d’eau sont éclipsés, la  ligne d’horizon est souvent comme un phare introduisant la lumière pour illuminer l’ensemble de l’œuvre.

Parisien(ne)s venez découvrir, Alsaciens ne vous inquiétez pas il revient bientôt. 

 

Patrick Bastardoz

Galerie de l’Europe

55, rue de Seine - ParisVI

Jusqu’au 8 novembre 2008

13/10/2008

Aux grands Hommes la Nation reconnaissante

Un concert hommage à Brassens pour finir tranquillement le week-end, une belle idée, qui plus est en plein air. C’est à Yves Uzureau et ses musiciens –guitariste et contrebassiste – qu’il revint le plaisir de clore les festivités en souvenir du Sétois.

De belles interprétations, dans un style jazzy mais respectueux de la pompe et de la métrique originel. Un choix de chanson qui mettait plus en avant les textes plus équivoque, puis une fin plus académique avec « Margot » et « la mauvaise réputation ».

Le public était conquis, moi avec, bien que ses mimiques dans la voix étaient, à mon goût, bien trop exagéré.

Le soleil pouvait bien se coucher et moi avec il y avait de poésie dans l’air, cela faisait bien longtemps que cela n’était pas le cas.

 

Yves Uzureau interprète Brassens,

Dans le cadre des journées Brassens,

Dimanche 12 octobre 2008 – parc Brassens Paris 15

26/06/2008

Ultra Anar

Ce n'est pas un concert, c'est annoncé. Mais un spectacle scandaleux au possible, une bulle loin de l'hypocrisie du monde actuel. Il n'y a rien à raconter sur le contenu, pas un exemple à donner, non que ce soit creux bien au contraire c'est bien plus dense que la plupart des spectacles de dits comiques du moment.

Rire avec lui c'est rire de notre société dans sa globalité sans omission aucune. Nul n'est épargné pas même son public. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'on touche le génie car il serait bien gêné que j'écrive ça de lui et, surtout, ce n'est pas vrai. L'exagération est son maître mot, tout comme la mise en lumière de problèmes, de non dit de la France d'aujourd'hui. Le postulat de base est simple : puisqu'on ne peut plus rien dire sur aucune communauté on va tout dire de toutes. Et ça marche.... enfin sauf pour ceux qui ont quitté la salle avant la fin... aucun le soir où j'y étais, mais 18 depuis le 2 avril, début de ce spectacle.

Si vous voulez voir un spectacle vivant ou le public est acteur, pris à partie, une seule solution : le voir !!!

Didier super – en tournées un peu partout avec différents spectacles

 

03/04/2007

Sous les podiums

C’en devient presque une série, certes aux nombres d’épisodes annuels réduits, mais d’une constante qualité. Les acteurs principaux  sont récurrents, leurs prestations d’égales qualités. L’histoire est connue : nous faire vivre de l’intérieur la fashion week, et la commenter, la disséquer par ceux qui la font et ceux qui la relatent.

Note pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents : les mannequins ne font que de la figuration.

Caustique, précise, pointue, élégante, décalée, libre, doucement folle et hystérique, féminine exclusivement, pressée, informée, parisienne, accessoirisée, alcoolisée, assemblée nationale, éléphant, zinc, géranium, chaussée, drapée, cintrée, triste, plumée, démente, Royal, Ladurée, Anna Wintour, Hermès, Vuitton, philosophique …. La mode par Mademoiselle A c’est tout cela, voir plus !

Les goûts cela ne se juge pas, mais qu’il est bon d’entendre ces commentaires suite au défilés de Victor and Rolf, tout comme l’émerveillement succité par Giles Deacon.

Moment culte : la leçon de couleurs, c’est juste sublime.

Les créations sont traités avec sérieux, tout ce qui les entourent non. Au royaume du paraître et du secret elle se permet de tout nous partager, et de nous montrer de quoi rire de tous, sans moqueries. Il est important d’en rire car jamais nous ne porterons ces vêtements bien qu’ils influenceront tout ce qui sera dans les magasins dans sept mois. Après chacune y trouvera de quoi rêvé, et les hommes de quoi pleurer en voyant les habits portés par les créateurs.

 

Cet épisode est d’une qualité époustouflante. Le scénario vif, ciselé tel la dentelle en grès des vosges qui orne la Cathédrale. Les dialogues sont toujours aussi surprenants, naviguant entre le surréalisme et la poésie. Les acteurs naturels et simple tel Alain Delon.

 

Inutile, futile donc complètement indispensable.

 

« habillée pour l’hiver » par Mademoiselle Agnès,

actuellement sur Canal plus.

29/03/2007

C’est pas très catholique tout ça !

Un conte pour adulte.

Ce film est une belle parabole sur l’adolescence, moins violente que Virgin suicide mais le malheur est aussi présent. Bien sûr au moins elle avait à mangé tous les jours privilège le plus envié très certainement. Elle était venu seule, avait tout quitté définitivement à 14 ans, et là seule chose attendue d’elle est un dauphin. Je ne vais pas vous faire le coup du parallèle entre les mariages d’alliances du XVIII et les mariages forcés d’aujourd’hui ; mais qu’elle que soit le siècle il est légitime d’avoir d’autres idées à cet âge.

Marie-Antoinette n’est pas réhabilitée pour autant par ce film.

Ce qui est le plus beau ce sont les images de Versailles. Certains doivent penser que je suis royaliste entre mes photos des jardins et le discours que je tiens, il n’en ait rien. Donc rien de nouveau me direz vous. Faux, car ici Versailles n’est pas un monument historique, c’est un lieu de vie. Le Trianon n’est pas désert, les herbes devants sont hautes. On y entend des rires. Car oui ces lieux sont beaux, mais ils sont sublimés ici par la vie. Non celle des hordes de touristes qui traversent ces allées comme celles d’un grand magasin des boulevards. Mais des femmes et des hommes élégants mangeant sous une tente, puis attendant ensemble que le soleil illumine en douceur le corps central de l’ancien corps de chasse. Cela fait rêver.

Rêves (de) nobles certainement, mais surtout de vie, car si il y a bien une chose qui m’ennuie profondément dans les orientations culturelles actuelles c’est ce goût pour le passéisme et l’immobilité. Rien ne doit bouger. Cette sacralisation mène à une déshumanisation des lieux qui me paraît être malsaine. Car après tout Versailles, comme les Rohan, le Louvre, étaient des lieux d’apparats mais aussi et surtout d’habitations. Ok les pompiers de Versailles habitent avec leurs familles dans un bout de l’aile sud….

Certains pourrait me dire que les jardins retrouveront bientôt une de leur fonction première et ouverte à tous : un concert, et pas de n’importe qui : la Reine Elton John. Dieu m’en garde, et surtout il y aura les locaux de Phoenix peut après….

Mais revenons au mon propos premier : vous inciter à voir ce film !

Ce n’est pas une comédie, ce n’est pas un récit fidèle de l’Histoire, mais un beau moment de cinéma, une histoire tragique, des moments de joies, somme toute assez rares, des images vraiment belles et fortes. La bande son est de toute merveille, en particulier une scène où la reine est entourée de 4 musiciens dans une pièce du petit Trianon et jouent pour elle.

Comme bien souvent mieux vaut le voir en VO, ne serait-ce que pour les mots en français c’est succulent, comme nombre de ces gourmandises dont la reine et, surtout, son mari, furent friand.

 

Marie-Antoinette, de Sofia Coppola.

 

20/03/2007

Pas de que physiquement intelligentes

Court, intense, léger… et si pour une fois le nouveau phénomène rock était français ? Et je ne parle là pas des Naast mais de la concurrence féminine : les plasticines.

Elles ont tout pour elles : jeunes, fraîches, charmantes, font du rock, les classeurs fous adjoindraient « garage », à l’américaine sans prise de tête, sans tout intellectualiser… et avant de séduire le public elles ont déjà des parrains professionnels de hauts rangs -lire les remerciements, c’est éloquent, ça fait rêver.

Pas une chanson n’atteint les 3 minutes. C’est direct, simple – simpliste diront certains- efficace, que demander de plus ? Ce sont des petites scénette de la vie, racontées comme elles sont vécues quand on a 20 ans : vite, sans détour et pensant à la suivante. Alors forcement la musique est en adéquation. C’est vif, ça claque aux oreilles. Le choix de Looser comme single est évident, d’un point de vue commercial. Ma préférence va vers (Zazie fait de la) Bicyclette conte narrant la vie, fantasmée ?, d’une jeune fille en 66, et le bijoux Pop in, pop out juste énorme, un riff sous speed, clinquant comme une de ces paires de bottes vernies qui font  briller les yeux des filles, indispensable car complètement futile.

Elles ont le culot de la jeunesse, mais n’ont pas oublié d’être cultivé et osent, avec réussite, l’ironie, comme un pied de nez à toute la nouvelle scène française dite « à texte ». Comme si elles voulaient prouver qu’en France, aussi, il est possible d’être jeune, de vivre sans se prendre la tête et de faire du rock n’ roll.  

 

Plasticines LP1

30/11/2006

Voir ailleurs

Depuis deux mois je parcours ce guide et c’est un voyage mental à chaque fois. Ce n’est pas le genre empli de moult photos. Juste le récit d’un périple énorme – de 4 ans !- écumant la planète dans son  intégralité. Bien sûr rare seront ceux qui auront l’opportunité de tout voir. La sélection des lieux, notamment en matière d’hôtellerie, de restauration ou de festivals, peut être discuté, mais qu’importe. L’essentiel est, dû moins pour moi, dans la propositions des visites. Et il y a pléthore. Je ne parlerai que de ce que je connais déjà vraiment bien, à savoir l’alsace et Paris.

Dans les deux cas la sélection est vraiment judicieuse tout autant que culturellement intéressante. Bien sûr proposer l’Unterlinden et la route des vins n’est pas ce qu’il y a de plus audacieux, mais au moins sont évités les clichés. Il en est de même pour la capitale, sauf  qu’il y a énormément de références… trop ? (Prévoir deux semaines minimum pour en faire le tour et, surtout, un budget conséquent.)

Une lecture à double tranchant selon qu’un livre vous donne matière à imaginer ou vous fasse repenser à votre triste quotidien de sédentaire. Pour moi avant tout un formidable moyen d’évasion, de moteur qui confirme que si l’herbe n’est pas plus verte chez mon voisin, en tout cas l’air y paraît bien meilleur.

 

 

Les 1000 lieux qu’il faut avoir vus dans sa vie, Barbara Schultz, chez Flammarion

 

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