26/06/2008
Ultra Anar
Ce n'est pas un concert, c'est annoncé. Mais un spectacle scandaleux au possible, une bulle loin de l'hypocrisie du monde actuel. Il n'y a rien à raconter sur le contenu, pas un exemple à donner, non que ce soit creux bien au contraire c'est bien plus dense que la plupart des spectacles de dits comiques du moment.
Rire avec lui c'est rire de notre société dans sa globalité sans omission aucune. Nul n'est épargné pas même son public. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'on touche le génie car il serait bien gêné que j'écrive ça de lui et, surtout, ce n'est pas vrai. L'exagération est son maître mot, tout comme la mise en lumière de problèmes, de non dit de la France d'aujourd'hui. Le postulat de base est simple : puisqu'on ne peut plus rien dire sur aucune communauté on va tout dire de toutes. Et ça marche.... enfin sauf pour ceux qui ont quitté la salle avant la fin... aucun le soir où j'y étais, mais 18 depuis le 2 avril, début de ce spectacle.
Si vous voulez voir un spectacle vivant ou le public est acteur, pris à partie, une seule solution : le voir !!!
Didier super – en tournées un peu partout avec différents spectacles
10:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : didier super, spectacle, scandale, paris, guitare, bien, y'en a des biens
03/04/2007
Sous les podiums
C’en devient presque une série, certes aux nombres d’épisodes annuels réduits, mais d’une constante qualité. Les acteurs principaux sont récurrents, leurs prestations d’égales qualités. L’histoire est connue : nous faire vivre de l’intérieur la fashion week, et la commenter, la disséquer par ceux qui la font et ceux qui la relatent.
Note pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents : les mannequins ne font que de la figuration.
Caustique, précise, pointue, élégante, décalée, libre, doucement folle et hystérique, féminine exclusivement, pressée, informée, parisienne, accessoirisée, alcoolisée, assemblée nationale, éléphant, zinc, géranium, chaussée, drapée, cintrée, triste, plumée, démente, Royal, Ladurée, Anna Wintour, Hermès, Vuitton, philosophique …. La mode par Mademoiselle A c’est tout cela, voir plus !
Les goûts cela ne se juge pas, mais qu’il est bon d’entendre ces commentaires suite au défilés de Victor and Rolf, tout comme l’émerveillement succité par Giles Deacon.
Moment culte : la leçon de couleurs, c’est juste sublime.
Les créations sont traités avec sérieux, tout ce qui les entourent non. Au royaume du paraître et du secret elle se permet de tout nous partager, et de nous montrer de quoi rire de tous, sans moqueries. Il est important d’en rire car jamais nous ne porterons ces vêtements bien qu’ils influenceront tout ce qui sera dans les magasins dans sept mois. Après chacune y trouvera de quoi rêvé, et les hommes de quoi pleurer en voyant les habits portés par les créateurs.
Cet épisode est d’une qualité époustouflante. Le scénario vif, ciselé tel la dentelle en grès des vosges qui orne la Cathédrale. Les dialogues sont toujours aussi surprenants, naviguant entre le surréalisme et la poésie. Les acteurs naturels et simple tel Alain Delon.
Inutile, futile donc complètement indispensable.
« habillée pour l’hiver » par Mademoiselle Agnès,
actuellement sur Canal plus.
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29/03/2007
C’est pas très catholique tout ça !
Ce film est une belle parabole sur l’adolescence, moins violente que Virgin suicide mais le malheur est aussi présent. Bien sûr au moins elle avait à mangé tous les jours privilège le plus envié très certainement. Elle était venu seule, avait tout quitté définitivement à 14 ans, et là seule chose attendue d’elle est un dauphin. Je ne vais pas vous faire le coup du parallèle entre les mariages d’alliances du XVIII et les mariages forcés d’aujourd’hui ; mais qu’elle que soit le siècle il est légitime d’avoir d’autres idées à cet âge.
Marie-Antoinette n’est pas réhabilitée pour autant par ce film.
Ce qui est le plus beau ce sont les images de Versailles. Certains doivent penser que je suis royaliste entre mes photos des jardins et le discours que je tiens, il n’en ait rien. Donc rien de nouveau me direz vous. Faux, car ici Versailles n’est pas un monument historique, c’est un lieu de vie. Le Trianon n’est pas désert, les herbes devants sont hautes. On y entend des rires. Car oui ces lieux sont beaux, mais ils sont sublimés ici par la vie. Non celle des hordes de touristes qui traversent ces allées comme celles d’un grand magasin des boulevards. Mais des femmes et des hommes élégants mangeant sous une tente, puis attendant ensemble que le soleil illumine en douceur le corps central de l’ancien corps de chasse. Cela fait rêver.
Rêves (de) nobles certainement, mais surtout de vie, car si il y a bien une chose qui m’ennuie profondément dans les orientations culturelles actuelles c’est ce goût pour le passéisme et l’immobilité. Rien ne doit bouger. Cette sacralisation mène à une déshumanisation des lieux qui me paraît être malsaine. Car après tout Versailles, comme les Rohan, le Louvre, étaient des lieux d’apparats mais aussi et surtout d’habitations. Ok les pompiers de Versailles habitent avec leurs familles dans un bout de l’aile sud….
Certains pourrait me dire que les jardins retrouveront bientôt une de leur fonction première et ouverte à tous : un concert, et pas de n’importe qui : la Reine Elton John. Dieu m’en garde, et surtout il y aura les locaux de Phoenix peut après….
Mais revenons au mon propos premier : vous inciter à voir ce film !
Ce n’est pas une comédie, ce n’est pas un récit fidèle de l’Histoire, mais un beau moment de cinéma, une histoire tragique, des moments de joies, somme toute assez rares, des images vraiment belles et fortes. La bande son est de toute merveille, en particulier une scène où la reine est entourée de 4 musiciens dans une pièce du petit Trianon et jouent pour elle.
Comme bien souvent mieux vaut le voir en VO, ne serait-ce que pour les mots en français c’est succulent, comme nombre de ces gourmandises dont la reine et, surtout, son mari, furent friand.
Marie-Antoinette, de Sofia Coppola.
16:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : versailles, marie-antoinette, paris, jardins, chateau, sofia, coppola
20/03/2007
Pas de que physiquement intelligentes
Elles ont tout pour elles : jeunes, fraîches, charmantes, font du rock, les classeurs fous adjoindraient « garage », à l’américaine sans prise de tête, sans tout intellectualiser… et avant de séduire le public elles ont déjà des parrains professionnels de hauts rangs -lire les remerciements, c’est éloquent, ça fait rêver.
Pas une chanson n’atteint les 3 minutes. C’est direct, simple – simpliste diront certains- efficace, que demander de plus ? Ce sont des petites scénette de la vie, racontées comme elles sont vécues quand on a 20 ans : vite, sans détour et pensant à la suivante. Alors forcement la musique est en adéquation. C’est vif, ça claque aux oreilles. Le choix de Looser comme single est évident, d’un point de vue commercial. Ma préférence va vers (Zazie fait de la) Bicyclette conte narrant la vie, fantasmée ?, d’une jeune fille en 66, et le bijoux Pop in, pop out juste énorme, un riff sous speed, clinquant comme une de ces paires de bottes vernies qui font briller les yeux des filles, indispensable car complètement futile.
Elles ont le culot de la jeunesse, mais n’ont pas oublié d’être cultivé et osent, avec réussite, l’ironie, comme un pied de nez à toute la nouvelle scène française dite « à texte ». Comme si elles voulaient prouver qu’en France, aussi, il est possible d’être jeune, de vivre sans se prendre la tête et de faire du rock n’ roll.
Plasticines LP1
10:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : plasticines, naas, rock, francais, paris, mode, pop
30/11/2006
Voir ailleurs
Depuis deux mois je parcours ce guide et c’est un voyage mental à chaque fois. Ce n’est pas le genre empli de moult photos. Juste le récit d’un périple énorme – de 4 ans !- écumant la planète dans son intégralité. Bien sûr rare seront ceux qui auront l’opportunité de tout voir. La sélection des lieux, notamment en matière d’hôtellerie, de restauration ou de festivals, peut être discuté, mais qu’importe. L’essentiel est, dû moins pour moi, dans la propositions des visites. Et il y a pléthore. Je ne parlerai que de ce que je connais déjà vraiment bien, à savoir l’alsace et Paris.
Dans les deux cas la sélection est vraiment judicieuse tout autant que culturellement intéressante. Bien sûr proposer l’Unterlinden et la route des vins n’est pas ce qu’il y a de plus audacieux, mais au moins sont évités les clichés. Il en est de même pour la capitale, sauf qu’il y a énormément de références… trop ? (Prévoir deux semaines minimum pour en faire le tour et, surtout, un budget conséquent.)
Une lecture à double tranchant selon qu’un livre vous donne matière à imaginer ou vous fasse repenser à votre triste quotidien de sédentaire. Pour moi avant tout un formidable moyen d’évasion, de moteur qui confirme que si l’herbe n’est pas plus verte chez mon voisin, en tout cas l’air y paraît bien meilleur.
Les 1000 lieux qu’il faut avoir vus dans sa vie, Barbara Schultz, chez Flammarion
11:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Livre, guide, les 1000 lieux qu'il avoir vus dans sa vie, Barbara Schultz, Flammarion, alsace, Paris
26/11/2006
Ici paris
La plume concise et juste de Delerm, et l’œil, non moins connaisseur, de Madame. Mélangez ces deux arts, mettez y un goût commun pour le détail du quotidien, vous savez celui qu’on ne voit à force d’avoir été trop vu, et un amour de Paris.
Pas de préambule, une date, une heure, un lieu, une photo. Le ton est donné. Aucune explication, jamais. Juste l’impression de voir un Paris fantasmé (Là-haut), mais pas un Paris de touriste, au contraire. Celui du quotidien. Un récit d’une ballade dans la ville, mais avec le regard de ceux qui connaissent. Le hasard n’a pas sa place. On sent, dans l’écrit et le visuel, l’habitude, la routine tout autant que le bonheur que de saisir le sentiment, et son corollaire visuel, qui traverse l’esprit durant ce furtif moment.
Je ne rentrerai pas dans le débat qui consiste à savoir le pourquoi du comment du livre. Je m’en fous. Le plaisir que j’ai, tant à feuilleter qu’à lire, cet ouvrage est constant. Chose rare.
A déguster seul(e), ou non, à partager autour de souvenirs communs, ou en donner sa propre interprétation. A chacun de faire son voyage dans cette ville si petite, mais aux possibilités infinies, à chacun d’y vivre et d’y écrire ses propres souvenirs, histoires et rêves.
Et si ce carnet de ville ne restait pas unique, sans être un model, chacun faisant le sien, comme pour une recette ?
Philippe Delerm, Paris l’instant. Chez Fayard.
Photographies de Martine Delerm.
14:26 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : delerm, livre, photo, paris, fayard
13/10/2006
Ne laissez pas les autres être beaux à votre place
Nature – mode, l’antinomie est parfaite.
Etre sois est bien plus ardu qu’assidu de la mode. Car ce n’est pas un film sur la mode. C’en est juste l’environnement. Il y est bien plus question de caractère, de force de conviction, de travail sur soi, d’abnégation, d’envie, d’humain, de manipulation, de remise en question… enfin quand on regarde au-delà de l’emballage. Ce qui, j’en conviens, n’ai pas aisé car si l’habit ne fait pas le moine, la beauté intérieure n’est qu’un concept marketing. Que toute personne qui argue pour la cette théorie voit cette scène où Andie arrive après son relookage, c’est stupéfiant. Elle n’est pas plus belle, mais ce n’est plus caché, et sans aucune vulgarité. Car ce n’est pas la mode de Paris Hilton, du clinquant, du trash, du bling bling, des nouveaux riches ; ici c’est la vieille école, celle de la rue Cambon et de Mademoiselle. La femme est mise en valeur, point.
Meryl Streep est remarquable, elle est n’est pas une caricature, elle me déconcerta plus quand elle eut des regards, des attitudes humaines.
Je ne m’attendais à rien de ce genre, et j’en suis bien content. Ce portrait de la nature humaine emballé de la sorte est une chose rare, et chère (8.50€), mais tellement bon.
Un produit qui ne milite pour rien, ne prend pas partie, un divertissement qui remplit son rôle et s’en contente, sans fard ni chichi. Un vrai luxe.
Le diable s’habille en Prada.
12:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : le diable s'habille en prada, streep, chanel, fashion, film, paris, luxe

