17/10/2008

Capitale montée

 

Après avoir montré et séduit les Alsaciens avec ses chantiers en peinture, à l’ouest toute direction Paris. En la rue de seine c’est la galerie de l’Europe, le hasard n’existe définitivement  pas,  qui accueille ses œuvres jusqu’au 8 novembre.

Si le thème, les lieux sont les mêmes, le traitement évolue. La lumière est plus contrasté, le blanc, le vert et le bleu quasi absent, l’ocre, le marron et les gris habillent les scènes, les chantiers, et tout particulièrement les grues sont bien moins précises, l’atmosphère est plus apocalyptique, le ciel s’invite alors que les plans d’eau sont éclipsés, la  ligne d’horizon est souvent comme un phare introduisant la lumière pour illuminer l’ensemble de l’œuvre.

Parisien(ne)s venez découvrir, Alsaciens ne vous inquiétez pas il revient bientôt. 

 

Patrick Bastardoz

Galerie de l’Europe

55, rue de Seine - ParisVI

Jusqu’au 8 novembre 2008

13/02/2007

Le chantier est accesible au public

Peindre des chantiers … l’idée peut paraître saugrenue, certain pourraient y voir une métaphore sur le chantier permanent qu’est la peinture, et sur ses possibilités en matière d’innovations, de créations. Tout le travail présenté ici est de cette veine de l’exploration. Graphique, tant sur les textures que les couleurs, d’une chaleur et d’un réalisme des plus surprenant, et conceptuel, plusieurs chantiers peints dans des perspectives toujours nouvelles, à des stades d’évolution différents, des lumières variées et la nature en des stades de floraisons eux aussi forcement divers.

Au-delà il y a l’émotion, qui finalement est ce qui reste et ce qui touche le béotien que je suis. Là est la réussite première car de ces constructions qui gênes pendant et, souvent, ravissent une fois terminés il en est montré un visage calme et doux. Ce qui m’a le plus surpris ce sont les grues. Elément si abrasif au regard, qui casse une perspective, et bien ici elles paraissent légères presque comme des oiseaux de métal jaunes et beige qui élèvent, tout en délicatesse, le bâtiment. Les reflets dans les cours d’eau qui entourent chacun des chantiers donnent une profondeur aux toiles et une ampleur démultipliés aux structures, mais plus encore à la lumière et à la nature.

Un chantier en peinture… une peinture pas en chantier tant le trait et les couleurs sont fidèles à une réalité que l’on eut connu.

 

Patrick Bastardoz à l’Espace G

17 rue de Wissembourg - Strasbourg