30/05/2007
Sans bulle – Carola Bleu ©
Le retour d’un des portes drapeaux de l’école Versaillaise ne passe jamais inaperçu. Après l’explosion hexagonale – tardive- de Phoenix, le couple musical le plus dandy de l’ouest parisien revient tout en douceur. Et même un peu trop à mon goût. Je n’irai pas jusqu’à dire de cet album qu’il amorphe…
L’image la plus adéquate serait comme une descente de rivière sans accros, on se laisse bercer. C’est agréable, aquatique, langoureux mais j’aurai apprécié un plus de punch, sans tombé dans l’anarcho punk, mais juste une ou deux ruptures, comme des mini cascades, des rapides.
Il plaira beaucoup aux amateurs d’Au revoir Simone, de Charlotte Gainsbourg, somme toute logique puisqu’ Air est parmi les initiateurs de cette vague électro low tempo mâtiné de claviers, dont les demoiselles précitées sont les nièces les plus prometteuses.
Accompagne très bien la lecture, ou l’attente du marchant de sable…
Air – Pocket Symphony
20:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Air, carola, pocket symphony, versailles, phoenix, gainsbourg, au revoir simone
11/03/2007
Le complexe de Napoléon
A la question peut-on être français et faire de la pop les Versaillais de Phoenix avaient clos le débat avec Alphabetical, leur magistral deuxième opus.
Forcement la suite est de suite plus compliquée, attendue. Une fois encore ils surprennent tout le monde avec dix titres courts, ciselés au cordeau, certains taillés single et ainsi convaincre, enfin, le public français de leur talent. Toujours pop, mais sonnant plus rock, exit les claviers, les ritournelles sont efficaces, le son toujours aussi délicat.
Et au milieu de cet océan de finesse et d’élégance un riff m’a surpris, interrogé : One time too many. Il me faisait pensé à une de ces mélodies qui hantent la mémoire… mais impossible de me remémorer l’original. Quand vint la solution je vécus un grand moment de solitude. Et pour cause : le générique de la star académie. La chanson en plus est agréable à écouter, mais à chaque mon cerveau la lie à l’autre, c’est assez désagréable comme sensation.
L’autre titre qui m’a marqué est celui qui ouvre : Napoleon says. C’est juste ce qu’il me faut pour démarrer, ou accélérer. C’est entêtant, énervant diront certain. Qu’importe.
Si vous avez aimez ce qui passe à la radio achetez l’album vous ne pourrez pas être déçu. Ceux qui dénigrent la chanson française peuvent y allé tranquillement, c’est en anglais. Phoenix Never been like that before12:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : phoenix, pop, rock, musique, versailles, napoléon, alphabetical
20/12/2006
French pop
Quand leurs camarades de lycées se mirent à l’électro eux préfèrent créer leur propre label. Ainsi ils sont leur propre maître d’œuvre. Et cela est une vraie réussite. La reconnaissance sur leur terre natale est bien faible, surtout quand on sait au combien ils sont appréciés par delà les océans. Qu’importe rare sont ceux qui sont prophètes en leur pays.
« Alphabetical » est l’album par lequel je les ai connus. Cela fait plus de deux ans. La vie a fait que je ne n’entendais plus ce disque. Je l’ai regretté et un coffret plus tard il sonne à nouveau dans mes oreilles.
Il s’ouvre sur ce qui fût le premier single, et sûrement le morceau qui me plait le moins. Est-ce parce que la suite est bien d’une facture bien plus fine ? Certainement. Ils font dans la pop élégante, pas de faute de goût ici. Tout est de la même facture, le livret, les photos noir et blanc de Hedi Slimane. Il y a une cohérence et une fluidité assez rare, les morceaux s’enchaînent naturellement. Un riff un peu plus péchu, I’m an actor, puis une ballade aux chœurs sans emphase, Love for granted, suivi d’un simulacre de sample qui pourrait être attribué à Eminem mais qui n’est qu’une ouverture, Victim of the crime. Et ainsi de suite.
Un disque à écouter, l’entendre c’est perdre un peu de sa substance.
De l’école Versaillaise je préfère la pop à la housse.
Phoenix, Alphabetical
11:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Phoenix, alphabetical, hedi slimane, versailles, lycée
16/11/2006
La honte de la nation
On dit de lui qu’il est le Brel du rap, alors que du grand belge il n’a que le pianiste. Et c’est tout !
Il vient de lui être attribué le prix constantin, c’est une honte !
Nombreux sont ceux qui vomissent à n’en plus finir sur Vincent Delerm et sa voix, son goût pour le name dropping, mais lui on en fait l’apologie ! Soyons raisonnable, est-ce ceci l’égalité ?
Car n’oublie pas que ce n’est pas un littéraire, hein Régis ! (mais c’est moins vendeur aujourd’ hui qu’Abd) C’est un pickpocket. Il ne s’en cache pas, ne fait pas repentance, non il raconte le tout (c’était sur M6) avec une fierté qui me donne envie de porter plainte pour incitation au vol.
Et après qu’on ne vienne pas se plaindre du manque de culture de la jeunesse quand on voit qui est porté aux nues.
Et nul ne peut dire que les autres artistes sont un cran en dessous. Il est d’ailleurs presque indécent de voir nominé Katerine plus de 10 ans après ses débuts, tout comme Phoenix que seule la France n’a pas encore applaudie à sa juste valeur.
M'enfin comme l'a dit Marianne James : "vous avez de la merde dans les oreilles".
La France se tire, une fois de plus, une balle dans le pied… manque plus que marie-ségolène à l’Elyssé et je n’aurai vraiment plus aucune raison de resté vivre en France.
16:45 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : régis, prix constantin 2006, katerine, phoenix, marianne james



