02/09/2007

Lost in bliss

Où la grande question de la transcription scénique d’une œuvre  fondamentalement et originellement faîtes pour le calme paisible de l’écoute individuel.

Malgré mes tous mes doutes je fus juste transporter une heure durant sur une autre planète. Point besoin d’artifices, plus ou moins légaux, juste une musique atmosphérique distillée avec justesse et un groove des plus prenant.

L’équation fut résolue et à voir le sourire et le dodelinement du public il est certain que je ne fus pas le seul à être baladé de la sorte.

Si la transe sur scène n’était as visible sa transcription auprès du public ne fait quand à elle aucun doute.

 

Air – Chapiteau – 28 juillet 2007

29/08/2007

Et les cordes se mirent à vibrer

Un piano, un violoncelle, une âme qui chante, s’enflamme, se donne mais ne se consume. Aaron c’est la réussite de la simplicité et de l’amitié, du bonheur sur scène, il est tellement flagrant qu’il se transmet à tous dans le chapiteau.

Des samples accompagnaient parfois les instruments mais dans une discrétion et un but évident. «you turn… » fut un moment de communion avec le public… parmi tant d’autres.

Voir leurs sourires tout du long suffit pour savoir que leurs émotions ne furent jamais feintes. Ce plaisir fut partagé par tous, connaisseur de Aaron ou curieux de voir ce qu’il y a après Lilly… je fis parti de la seconde catégorie et vous assure que ce n’est pas le groupe d’une chanson.

L’âme de ce concert brûlera longtemps dans les cœurs de ceux qui y étaient.

 

Aaron – Chapiteau – 25 juillet 2007

20/06/2007

Lumière noire

Découverte lors de sa collaboration avec Tiersen pour un album qui reste comme un des objets  les plus sombres et mystérieux en vente libre la question de ses propres créations me taraudais. Et l’écoute de « let in the light » ne m’a pas déçut.

Une impression de pièce close, de réclusion, d’aridité, de recherche de sortie… mais pas de lumière. Une musique rêche mais d’une extrême douceur à l’oreille. Des arrangements épurés, une voix qui est le reflet des sentiments, de l’aigue joyeuse à la grave tristesse. Il y a toutes les variations, les couleurs face à nous. Ce qui confine à un bonheur plus grand encore c’est la justesse de la musique. Chaque chanson est un tout, non pas lisse, mais cohérent.

Ravira les amateurs de Fiona Apple, Miossec, et autres auteurs, chanteurs guillerets.

 

 

Shannon Wright, let in the light.

 

03/01/2007

Bébé nageur, adulte rêveur.

L’eau dans tout ce qu’elle a d’apaisant, d’attirant, de mortel. Comme chacun des éléments il est nécessaire mais son abus tue. Là vous vous dites « qu’est ce qu’il doit être ennuyeux ce disque pour faire un tel parallèle ». Même pas, au contraire.

Cet élément n’est pas que le thème d’une chanson. Il est récurrent, non dans tous les textes, mais comme un fil d’Ariane. Un guide, un moyen d’expression des sentiments. Certains disent qu’il est aquatique… faudra m’expliquer en quoi une musique est aquatique ! (sauf bien le sûr le cultissime « chant des carpes »). Au-delà, du titre, de la pochette et des textes, la musique berce, chahute, réveil, surprend comme peut le faire l’eau.

Certes il est moins épuré que les deux premiers opus de la demoiselle, le charme opère néanmoins. Il ne faut y rechercher l’ironie et la fausse naïveté du premier album ou ses envolés solitaires au piano. L’écriture est moins directe, tout aussi fine, mais plus dans les canons. Ne vous fiez pas, une fois encore, au single « voila » qui, bien que très sympathique, est en décalage par rapport au reste.

Qu’importe c’est toujours aussi agréable à écouter. Car l’écoute seule ne suffit pas avec une telle artiste.

 

Jeanne Cherhal, L’eau.

02/10/2006

Collage sonore

Il m’a été donné de vivre de nombreuses d’expériences musicales. Celle-ci inaugure un genre nouveau. Mais avant d’aborder le son, mise en situation.

Dans le cadre du festival ososphère, et en partenariat avec le MAMCS, il était proposé d’assister à un concert de Rainier Lericolais dans le « Salon de Musique de Kandinsky », un mail suffisait pour y être convié. Samedi 18h, dans le lieu dit, un Mac était à proximité d’un Steinway, un micro pour capter les vibrations des cordes, et deux enceintes pour nous les restituer. Une trentaine de personnes prirent place à même le sol, sans préambule nos oreilles sont atteintes d’un flot sonore différent.

Commença 50 minutes d’un collage sonore hallucinant. Pas de rythme récurant, pas de mélodies, pas de paroles, aucune régularité, aucune cohérence sonore, mais pas un mauvais moment ou une déception. Non juste je n’ai en rien compris à la démarche, la finalité, la construction. Musicalement il y avait de tout, mais rien, ou presque, ensemble. Analyse personnelle : il démontre par l’exemple que l’individualisme ne mène à rien d’harmonieux. Les seules paroles étaient dans une langue asiatique, mais le contenu peut tout aussi bien avoir été la météo, qu’un incident de premier ordre. Jamais un pianiste n’a joué aussi peu dans un tel laps de temps…

Il s’est arrêté comme il a commencé, sans formalité. Puis il a souri. Il était dedans, beaucoup y firent une rencontre avec Morphée, moi je ne saurais qualifier ce que je venais d’entendre. D’un point de vue auditif c’est plutôt pas désagréable, mais pas dans un autre cadre, pas chez moi. Un trip inédit, et qui risque de le rester bien longtemps.

 

Rainier Lericolai, MAMCS 30 septembre 2006.

19/09/2006

My ears best friend

C’est simple, épure, non par jusqu’au boutisme, ni par économie mais par, et avec, élégance.

Ce deuxième album est plus joyeux que Careless love, ce qui paraît annoncé rien qu’à son nom.

La voix de Madeleine Peyrous m’hypnotise, non par sa pureté mais par l’adéquation parfaite qu’il y a avec sa musique. Quand bien même elle chante la Javanaise que s’en est bouleversant tant le texte est mis en avant, sans renier ou négliger la mélodie – remarquablement interprétée – et la diction parfaite.

Bien plus que la moitié d’un monde parfait, une gourmandise pour les oreilles qui, à chaque écoutent, se nourriront de ces douceurs.

 

Madeleine Peyroux, Half the perfect world.

 

16/09/2006

La guerre

Je n’ai pas connu celle entre les stones et les beatles ni celle du punk contre le disco, entre NTM et IAM mon choix fut vite fait. Quand à celle du rock français, beaucoup se prirent à rêver de pouvoir se confronter à Noir Dez, pas un n’est à niveau.

Cet automne la guerre est plus originale, entre femmes, pianistes, et le tout dans la catégorie reprise jazz.

Diana krall vs Madeleine Peyroux.

Il est sur que le débat ne aucun trouble de l’ordre public, ni prises de positions de positions publiques. Une chose est sûre il n’y aura pas de victime, tant le niveau est élevé, les styles affirmés. Les deux continueront. Reste à savoir qui aura la suprématie… qu’importe ce n’est pas du sport. Seul compte m’émulation produite et le bonheur auditif qu’elles nous procurent.

 

Diana krall From this moment on

Madeleine Peyroux Half the perfect world