11/12/2009
Fiona et PJ sont heureuses de vous annoncer...
Fiona Apple a fait naître bien des vocations, mais nul émule n'avait son intensité.... Jusqu'à Anna Aaron.
Point de mimétisme, mais une attaque des touches et une puissance vocale évocatrice. Si la mélancolie est musicalement moins présente c'est que la section rythmique impulse un groove entrainant. La voix s'envole et le piano nous plaque au sol. Chaque pièce est d'une densité et d'un naturel impressionnant, elle n'interprète pas, elle incarne ses textes et partitions... le tout à 23ans, ce qui est certes tardif par rapport à bien des groupes de rock, mais là on ne boxe pas dans la même catégorie.
Elle met un coup de vieux à PJ Harvey, conforte Fiona dans sa retraite... surement un des concerts les plus dense de l'année.
Comme votre disquaire ne doit pas avoir son 7 titres - «I'II dry your tears little murderer» - (où alors donnez moi immédiatement son adresse) ... http://www.myspace.com/annaaron
Anna Aaron - Scopitone - 10 décembre 2009
18:50 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : piano, anna aaron, suisse, piano, fiona apple, scopitone, paris, blogothèque, helvète
Fiona et PJ sont heureuses de vous annoncer...
Fiona Apple a fait naître bien des vocations, mais nul émule n'avait son intensité.... Jusqu'à Anna Aaron.
Point de mimétisme, mais une attaque des touches et une puissance vocale évocatrice. Si la mélancolie est musicalement moins présente c'est que la section rythmique impulse un groove entrainant. La voix s'envole et le piano nous plaque au sol. Chaque pièce est d'une densité et d'un naturel impressionnant, elle n'interprète pas, elle incarne ses textes et partitions... le tout à 23ans, ce qui est certes tardif par rapport à bien des groupes de rock, mais là on ne boxe pas dans la même catégorie.
Elle met un coup de vieux à PJ Harvey, conforte Fiona dans sa retraite... surement un des concerts les plus dense de l'année.
Comme votre disquaire ne doit pas avoir son 7 titres - «I'II dry your tears little murderer» - (où alors donnez moi immédiatement son adresse) ... http://www.myspace.com/annaaron
Anna Aaron - Scopitone - 10 décembre 2009
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02/12/2009
Quand la délicatesse s’électrise
A peine l'album sortie que les versions scéniques des morceaux de ce premier album prennent une dimension plus rock, exit les cuivres - avec regrets tant ils apportent une touche d'élégance et une profondeur aux mélodies - place au dyptique télécaster / Fender twin, d'où un son très Buckleysien par moment. Mais sans la grâce ni la virtuosité (vocale et technique) du Maître. Piano et batterie rythment et donnent un relief très délicat à l'ensemble.
Il en reste une très belle prestation bien que très courte.
Son album - Small boat big sea - est une des belles nouveautés du catalogue, déjà très qualitatif, de Tôt ou Tard. L'écouter au coin d'une cheminée doit être d'une suavité et d'une délicieuse délicatesse.
Ed Laurie - Café de la danse - 1er décembre 2009
10:12 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ed laurie, télécaster, fender twin, café de la danse, tôt ou tard, piano, cheminée, feu, small boat big see, buckley
19/11/2009
Aux armes de bois
Alors que beaucoup jouaient des klaxons et de l’entrechoquement de pintes, Patrick Watson et ses bras de bois donnaient, eux, dans la finesse et la créativité sans limite.
Ici les mains glissaient sur les manches, les touches, les fûts avec virtuosité, non par démonstration mais pour enchanter le public, sublimer les morceaux en leur donnant plus d’intensité et d’âme que sur les albums.
Une courte prolongation, tout d’abord au milieu du public, vint faire durer le plaisir… mais ce fut bien court tout de même. S’en suivit d’autres prolongations… bien plus longue et au dénouement certes heureux ; mais sans fierté ni gloire.
Patrick Watson and the Wooden arms.
La cigale – 18 novembre 2009
13:57 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick watson, guitare, canada, folk, pop, rock, piano, paris, cigale
02/09/2007
Lost in bliss
Où la grande question de la transcription scénique d’une œuvre fondamentalement et originellement faîtes pour le calme paisible de l’écoute individuel.
Malgré mes tous mes doutes je fus juste transporter une heure durant sur une autre planète. Point besoin d’artifices, plus ou moins légaux, juste une musique atmosphérique distillée avec justesse et un groove des plus prenant.
L’équation fut résolue et à voir le sourire et le dodelinement du public il est certain que je ne fus pas le seul à être baladé de la sorte.
Si la transe sur scène n’était as visible sa transcription auprès du public ne fait quand à elle aucun doute.
Air – Chapiteau – 28 juillet 2007
09:05 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : air, paléo, chapiteau, grooven transe, piano, 2007, eurocks
29/08/2007
Et les cordes se mirent à vibrer
Un piano, un violoncelle, une âme qui chante, s’enflamme, se donne mais ne se consume. Aaron c’est la réussite de la simplicité et de l’amitié, du bonheur sur scène, il est tellement flagrant qu’il se transmet à tous dans le chapiteau.
Des samples accompagnaient parfois les instruments mais dans une discrétion et un but évident. «you turn… » fut un moment de communion avec le public… parmi tant d’autres.
Voir leurs sourires tout du long suffit pour savoir que leurs émotions ne furent jamais feintes. Ce plaisir fut partagé par tous, connaisseur de Aaron ou curieux de voir ce qu’il y a après Lilly… je fis parti de la seconde catégorie et vous assure que ce n’est pas le groupe d’une chanson.
L’âme de ce concert brûlera longtemps dans les cœurs de ceux qui y étaient.
Aaron – Chapiteau – 25 juillet 2007
09:30 Publié dans Paléo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Aaron, paléo, chapiteau, chanson, piano, violoncelle, lilly
20/06/2007
Lumière noire
Une impression de pièce close, de réclusion, d’aridité, de recherche de sortie… mais pas de lumière. Une musique rêche mais d’une extrême douceur à l’oreille. Des arrangements épurés, une voix qui est le reflet des sentiments, de l’aigue joyeuse à la grave tristesse. Il y a toutes les variations, les couleurs face à nous. Ce qui confine à un bonheur plus grand encore c’est la justesse de la musique. Chaque chanson est un tout, non pas lisse, mais cohérent.
Ravira les amateurs de Fiona Apple, Miossec, et autres auteurs, chanteurs guillerets.
Shannon Wright, let in the light.
09:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shannon wright, let in the light, apple, miossec, joie, piano, tiersen
03/01/2007
Bébé nageur, adulte rêveur.
L’eau dans tout ce qu’elle a d’apaisant, d’attirant, de mortel. Comme chacun des éléments il est nécessaire mais son abus tue. Là vous vous dites « qu’est ce qu’il doit être ennuyeux ce disque pour faire un tel parallèle ». Même pas, au contraire.
Cet élément n’est pas que le thème d’une chanson. Il est récurrent, non dans tous les textes, mais comme un fil d’Ariane. Un guide, un moyen d’expression des sentiments. Certains disent qu’il est aquatique… faudra m’expliquer en quoi une musique est aquatique ! (sauf bien le sûr le cultissime « chant des carpes »). Au-delà, du titre, de la pochette et des textes, la musique berce, chahute, réveil, surprend comme peut le faire l’eau.
Certes il est moins épuré que les deux premiers opus de la demoiselle, le charme opère néanmoins. Il ne faut y rechercher l’ironie et la fausse naïveté du premier album ou ses envolés solitaires au piano. L’écriture est moins directe, tout aussi fine, mais plus dans les canons. Ne vous fiez pas, une fois encore, au single « voila » qui, bien que très sympathique, est en décalage par rapport au reste.
Qu’importe c’est toujours aussi agréable à écouter. Car l’écoute seule ne suffit pas avec une telle artiste.
Jeanne Cherhal, L’eau.
11:19 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Jeanne cherhal, l'eau, voila, piano, chant des carpes, élément
02/10/2006
Collage sonore
Il m’a été donné de vivre de nombreuses d’expériences musicales. Celle-ci inaugure un genre nouveau. Mais avant d’aborder le son, mise en situation.
Dans le cadre du festival ososphère, et en partenariat avec le MAMCS, il était proposé d’assister à un concert de Rainier Lericolais dans le « Salon de Musique de Kandinsky », un mail suffisait pour y être convié. Samedi 18h, dans le lieu dit, un Mac était à proximité d’un Steinway, un micro pour capter les vibrations des cordes, et deux enceintes pour nous les restituer. Une trentaine de personnes prirent place à même le sol, sans préambule nos oreilles sont atteintes d’un flot sonore différent.
Commença 50 minutes d’un collage sonore hallucinant. Pas de rythme récurant, pas de mélodies, pas de paroles, aucune régularité, aucune cohérence sonore, mais pas un mauvais moment ou une déception. Non juste je n’ai en rien compris à la démarche, la finalité, la construction. Musicalement il y avait de tout, mais rien, ou presque, ensemble. Analyse personnelle : il démontre par l’exemple que l’individualisme ne mène à rien d’harmonieux. Les seules paroles étaient dans une langue asiatique, mais le contenu peut tout aussi bien avoir été la météo, qu’un incident de premier ordre. Jamais un pianiste n’a joué aussi peu dans un tel laps de temps…
Il s’est arrêté comme il a commencé, sans formalité. Puis il a souri. Il était dedans, beaucoup y firent une rencontre avec Morphée, moi je ne saurais qualifier ce que je venais d’entendre. D’un point de vue auditif c’est plutôt pas désagréable, mais pas dans un autre cadre, pas chez moi. Un trip inédit, et qui risque de le rester bien longtemps.
Rainier Lericolai, MAMCS 30 septembre 2006.
08:52 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lericolais, MAMCS, ososphère, kandinsky, steinway, piano
19/09/2006
My ears best friend
C’est simple, épure, non par jusqu’au boutisme, ni par économie mais par, et avec, élégance.
Ce deuxième album est plus joyeux que Careless love, ce qui paraît annoncé rien qu’à son nom.
La voix de Madeleine Peyrous m’hypnotise, non par sa pureté mais par l’adéquation parfaite qu’il y a avec sa musique. Quand bien même elle chante la Javanaise que s’en est bouleversant tant le texte est mis en avant, sans renier ou négliger la mélodie – remarquablement interprétée – et la diction parfaite.
Bien plus que la moitié d’un monde parfait, une gourmandise pour les oreilles qui, à chaque écoutent, se nourriront de ces douceurs.
Madeleine Peyroux, Half the perfect world.
09:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Madeleine Peyroux, jazz, half the perfect world, javanaise, piano

