22/07/2009

L’alternative, … toujours !

Outre un improbable et imprononçable nom, que des belles choses à propos de ce sextet complètement génial.

La frange, le slim, l’énergie, mais pas que, le talent. Car à l’évidence ce n’est pas un énième groupe de jeune qui veut se sortir de sa misère, et qui s’ennuie dans son bled et occupe ses soirées à répéter dans le garage … on connaît le refrain.

Une maîtrise technique, qui fait que tout, à l’exception de la basse, est doublé. Batterie, guitare, chant. Mais pas tout le temps. Ils jouent comme des enfants qui auraient des instruments en bois, avec sourires et tout en plaisir. Plaisir partagé par ceux qui n’ont pas suivi la vague Prodigy, mais sont restés au bord de la plage pour profiter de cette pépite.

 

C’est en fuyant la masse, la facilité et le bruit qu’une fois encore j’ai trouvé mon plaisir.

 

La plage – vendredi 3 juillet

 

20/10/2008

Baroque mais pas pédant

Au-delà du single pop ultra efficace ces jeunes new-yorkais se différencient de leurs cousins anglais par un pan baroque dans leurs compositions. La semaine commence avec difficulté vous dites vous…. Vous n’imaginez même pas… mais cela n’altère en rien mon jugement !

Baroque, non à la seule vue de la pochette, mais à l’écoute. Les envolées de cordes, les embardées de steel drums… autant de touches de fraîcheur insérées dans des compositions survitaminées. Le plus surprenant c’est que ce n’est ni dérangeant ni gonflant à la quatrième écoute.

J’apprécie tout particulièrement « Walcott », où guitare électrique et violoncelle jouent un pingpong musical qui ravit mes oreilles.

A la pause café clope cure de vitamine c pour se réveiller du week-end, préférer ces jeune et dynamitant vampire.

 

Vampire week-end

04/08/2008

La grande parade magique

Pas clownesque, mais très proche d’une parade Disney….un grand et gros show complètement adapté à tous ayant gardé leur âme d’enfant.

Une enfilade de succès, presque autant que de décors. Une foule heureuse, enjouée, visiblement pas sur les rotules malgré I’m from Barcelona qui, à l’écoute, fut autant enthousiaste que festif, puis Justice qui transforma l’Asse en un dance floor géant survolté.

Mika mit de la couleur et des paillettes plein, mais vraiment tout plein,  à tous les morceaux. Ce qui donne un concert entrainant même si je ne suis pas auditeur de sa musique il y a une convivialité qui ne peut laisser indifférent… ce côté bon enfant, régression, monde des bisousnours, tout le monde s’aime, je parle à mes amis les animaux et je ris d’ombres chinoises…. Ludique et c’est suffisamment rare pour ne pas en profiter.

 

Mika – mercredi 23 juillet – Grande scène

04/04/2008

Allez au-delà de la note

L’ouest parisien est de ces lieux d’où naissent des musiques emprunts de délicatesse, de finesse. Rassurez-vous je ne ferais pas de comparaison ou un historique de l’école Versaillaises. Point de violence, de revendication, de représentation, une pop champêtre extrêmement classe, complètement en avance, totalement indépendante et surprenante, toujours réalisée avec discrétion.

Les pessimistes et râleurs me diront qu’ils n’ont rien d’autre à dire n’ayant jamais manqué de rien, ne connaissant pas la difficulté et les soucis du quotidien. Sauf que la verdure des gazons n’apporte qu’un confort aucune garantie. Le cœur, lui, n’y est pas sensible.

Ce duo est d’un éclectisme rare, font tout à deux et passent de la sober unplugged pop -« at last »- à un morceau bien plus proche de Fergi (ex BEP) – « Queen dot kong », et cela sans rupture, juste dans la continuité. Car cet album n’est pas une suite de morceaux accolés, mais une suite logique de morceaux.

 

A écouter sans modération, à l’exception du premier morceau, qui ne retiens pas mes faveurs.

 

The Dø - Mouthful

12/01/2008

De la soie

De la douceur. C’est ce dont j’avais envie, besoin. Le calme par le calme.

La réussite est totale. Certains diront que c’est un brin désuet – la faute au retour du banjo ? C’est là justement toute la force de ces chansons.

Le calme vient de l’apaisement, et ces sonorités rares font la différence. L’aspect suranné des mélodies et des voix ne donne pas envie d’essayer de comprendre  les paroles. De peur que la mélancolie et la tristesse  ne viennent briser tout le charme ?

Certainement, au moins tout autant que ce disque fera partie de ceux qu’on remet régulièrement dans sa platine tout au long de son passage terrestre.

Moriarty, Gee Whiz but this is a lonesome town"

06/12/2007

The trap

Etre l’enfant du jour le plus froid du monde n’est pas signe de malchance, quand on y ajoute la solitude de l’orphelin et celle, plus terrible encore, du handicap….

Le dess(e)in noir s’arrête là.

Little Jack est un enfant fragile du cœur, tant qu’une horloge a prit le relais mécanique. Sa vie est rythmée par le clic-clac de son cœur si  compliqué que compliqué que toutes les émotions fortes lui sont interdites.

Il grandit sans vie sociale jusqu’au jour de ses 10 ans où, de visite en ville, il croise une petite chanteuse dont il tombe définitivement amoureux. S’en suit un récit où personnages fictifs et sentiments réels cohabitent.

 

Un livre magique  au récit épique – de ceux dont les garçons introverti et romantique comprennent de suite l’ignoble vérité et la puissance du tragique destin de Jack (ainsi que ceux qui ont lu le premier roman de M. Malzieu).

 

La mécanique du cœur – Mathias Malzieu

24/11/2007

La logique de l’illogique

T’as encore finis avec je ne sais qui

Un de ces mecs qui te font vomir

Mais à la solitude tu préfères le mépris

 

T’as encore pris le premier qui n’était pas élégant

Evitant ainsi l’engagement

 

Et si ça ce trouve tu le rappelleras

Et retomberas dans ses… bras

 

Et tu m’appelleras,

Me disant que tu ne comprends pas

Pourquoi toi tu n’es pas avec un mec bien

Et on parleras, toi me demandant pourquoi je suis toujours seul

 

Et t’as encore finis avec je ne sais qui

Le premier avec du mépris plein la bouche

Tu ne voulais pas dormir seul me diras tu

Me répétant que je suis quelqu’un de bien,

Que tu aimerais bien t’engager,

mais…

19/05/2007

Laissez vous bercer

La belle canadienne à la voix et aux mélodies qui ont sublimé une nuit de juillet 2005 revient avec un nouvel album. Let it die plaçant la barre très haut le risque de chute…. Et que dire après ses prestations scéniques…

The reminder … juste le courage de ne pas faire une suite au premier album, sans pour autant se fondre dans les canons en vigueur. L’énergie est présente mais le timbre de sa voix donnerait presque à croire qu’elle parle de bonheur. «My moon, my man » est un robot mécanique à qui eut été donné vie. Le vidéo clip est élégant, bien sur le coup de la danse sur tapis roulant est reprise aux Ok Go, mais bon le grand public connaît-il simplement leur nom… peu de chance, mais là n’est pas la question.

Ma préférence se porte sur Sea lion woman, comment dire c’est une de ces chansons à tiroirs. Tout commence d’une manière très collective, ambiance chorale autour du feu, un clavier vient donner une touche électronique de manière épisodique… puis, sans rupture, c’est un riff énergique à la guitare. Juste indispensable.

Le reste est très varié musicalement, mais ce n’est pas fourre tout.

Elle a toujours cette sensibilité qui illuminait son premier opus et apportait cette magie sur scène. Si vous avez l’occasion et l’envie d’un moment de grâce offrez à vos oreilles – et vos yeux messieurs – un concert de Feist.

 

 

Feist

The reminder

26/03/2007

De la neige en été

Des lettres misent en musique et chantées plutôt que lues. Je ne vois pas comment définir autrement l’album de ces New-Yorkaises.

Non que ce soit plus vendeur (m’en fout je ne suis pas disquaire), mais c’est plus élégant. L’ambiance du livret accentue cet aspect de jeunes femmes romantiques qui rêvent d’échangent épistolaire au long court avec un amant. La douceur de leur voix et les nappes de claviers mettent en valeur cet univers et ces textes sans  refrain ni redondance. Car ce n’est pas un de ces groupes virevoltants tant en vogue actuellement. Juste trois filles avec des claviers, accompagnées ça et là d’une batterie, d’un cœur de voix masculine – la très émouvante et enivrante Lucky one, qui ouvre l’album. D’ailleurs un côté We are from Barcelona qui ne me déplaît pas, la mélancolie en plus. Il y a aussi un aspect carnet intime tant l’auditeur est pris comme unique destinataire de ces onze messages. Et dans cette union la neige semble être un élément fort puisqu’il est présent à plusieurs reprises.

De la musique qui détend les oreilles, des textes que j’aimerai avoir à lire dans mon courrier quotidien.

 

Au revoir Simone, The bird of music.

 

20/03/2007

Pas de que physiquement intelligentes

Court, intense, léger… et si pour une fois le nouveau phénomène rock était français ? Et je ne parle là pas des Naast mais de la concurrence féminine : les plasticines.

Elles ont tout pour elles : jeunes, fraîches, charmantes, font du rock, les classeurs fous adjoindraient « garage », à l’américaine sans prise de tête, sans tout intellectualiser… et avant de séduire le public elles ont déjà des parrains professionnels de hauts rangs -lire les remerciements, c’est éloquent, ça fait rêver.

Pas une chanson n’atteint les 3 minutes. C’est direct, simple – simpliste diront certains- efficace, que demander de plus ? Ce sont des petites scénette de la vie, racontées comme elles sont vécues quand on a 20 ans : vite, sans détour et pensant à la suivante. Alors forcement la musique est en adéquation. C’est vif, ça claque aux oreilles. Le choix de Looser comme single est évident, d’un point de vue commercial. Ma préférence va vers (Zazie fait de la) Bicyclette conte narrant la vie, fantasmée ?, d’une jeune fille en 66, et le bijoux Pop in, pop out juste énorme, un riff sous speed, clinquant comme une de ces paires de bottes vernies qui font  briller les yeux des filles, indispensable car complètement futile.

Elles ont le culot de la jeunesse, mais n’ont pas oublié d’être cultivé et osent, avec réussite, l’ironie, comme un pied de nez à toute la nouvelle scène française dite « à texte ». Comme si elles voulaient prouver qu’en France, aussi, il est possible d’être jeune, de vivre sans se prendre la tête et de faire du rock n’ roll.  

 

Plasticines LP1

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