04/04/2008
Allez au-delà de la note
L’ouest parisien est de ces lieux d’où naissent des musiques emprunts de délicatesse, de finesse. Rassurez-vous je ne ferais pas de comparaison ou un historique de l’école Versaillaises. Point de violence, de revendication, de représentation, une pop champêtre extrêmement classe, complètement en avance, totalement indépendante et surprenante, toujours réalisée avec discrétion.
Les pessimistes et râleurs me diront qu’ils n’ont rien d’autre à dire n’ayant jamais manqué de rien, ne connaissant pas la difficulté et les soucis du quotidien. Sauf que la verdure des gazons n’apporte qu’un confort aucune garantie. Le cœur, lui, n’y est pas sensible.
Ce duo est d’un éclectisme rare, font tout à deux et passent de la sober unplugged pop -« at last »- à un morceau bien plus proche de Fergi (ex BEP) – « Queen dot kong », et cela sans rupture, juste dans la continuité. Car cet album n’est pas une suite de morceaux accolés, mais une suite logique de morceaux.
A écouter sans modération, à l’exception du premier morceau, qui ne retiens pas mes faveurs.
The Dø - Mouthful
15:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : the do, pop, versailles, france, rock, sober, french touch
12/01/2008
De la soie
La réussite est totale. Certains diront que c’est un brin désuet – la faute au retour du banjo ? C’est là justement toute la force de ces chansons.
Le calme vient de l’apaisement, et ces sonorités rares font la différence. L’aspect suranné des mélodies et des voix ne donne pas envie d’essayer de comprendre les paroles. De peur que la mélancolie et la tristesse ne viennent briser tout le charme ?
Certainement, au moins tout autant que ce disque fera partie de ceux qu’on remet régulièrement dans sa platine tout au long de son passage terrestre.
Moriarty, Gee Whiz but this is a lonesome town"
20:56 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moriarty, pop, douceur, musique, banjo, surannée, mélodies
06/12/2007
The trap
Etre l’enfant du jour le plus froid du monde n’est pas signe de malchance, quand on y ajoute la solitude de l’orphelin et celle, plus terrible encore, du handicap….
Le dess(e)in noir s’arrête là.
Little Jack est un enfant fragile du cœur, tant qu’une horloge a prit le relais mécanique. Sa vie est rythmée par le clic-clac de son cœur si compliqué que compliqué que toutes les émotions fortes lui sont interdites.
Il grandit sans vie sociale jusqu’au jour de ses 10 ans où, de visite en ville, il croise une petite chanteuse dont il tombe définitivement amoureux. S’en suit un récit où personnages fictifs et sentiments réels cohabitent.
Un livre magique au récit épique – de ceux dont les garçons introverti et romantique comprennent de suite l’ignoble vérité et la puissance du tragique destin de Jack (ainsi que ceux qui ont lu le premier roman de M. Malzieu).
La mécanique du cœur – Mathias Malzieu
23:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la mécanique du coeur, mathias, malzieu, rock, pop, livre, roman
24/11/2007
La logique de l’illogique
Un de ces mecs qui te font vomir
Mais à la solitude tu préfères le mépris
T’as encore pris le premier qui n’était pas élégant
Evitant ainsi l’engagement
Et si ça ce trouve tu le rappelleras
Et retomberas dans ses… bras
Et tu m’appelleras,
Me disant que tu ne comprends pas
Pourquoi toi tu n’es pas avec un mec bien
Et on parleras, toi me demandant pourquoi je suis toujours seul
Et t’as encore finis avec je ne sais qui
Le premier avec du mépris plein la bouche
Tu ne voulais pas dormir seul me diras tu
Me répétant que je suis quelqu’un de bien,
Que tu aimerais bien t’engager,
mais…
16:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logique, illogique, musique, texte, perso, cicer, pop
19/05/2007
Laissez vous bercer
The reminder … juste le courage de ne pas faire une suite au premier album, sans pour autant se fondre dans les canons en vigueur. L’énergie est présente mais le timbre de sa voix donnerait presque à croire qu’elle parle de bonheur. «My moon, my man » est un robot mécanique à qui eut été donné vie. Le vidéo clip est élégant, bien sur le coup de la danse sur tapis roulant est reprise aux Ok Go, mais bon le grand public connaît-il simplement leur nom… peu de chance, mais là n’est pas la question.
Ma préférence se porte sur Sea lion woman, comment dire c’est une de ces chansons à tiroirs. Tout commence d’une manière très collective, ambiance chorale autour du feu, un clavier vient donner une touche électronique de manière épisodique… puis, sans rupture, c’est un riff énergique à la guitare. Juste indispensable.
Le reste est très varié musicalement, mais ce n’est pas fourre tout.
Elle a toujours cette sensibilité qui illuminait son premier opus et apportait cette magie sur scène. Si vous avez l’occasion et l’envie d’un moment de grâce offrez à vos oreilles – et vos yeux messieurs – un concert de Feist.
Feist
The reminder
16:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : feist, musique, rock, pop, canada, ok go, concert
26/03/2007
De la neige en été
Non que ce soit plus vendeur (m’en fout je ne suis pas disquaire), mais c’est plus élégant. L’ambiance du livret accentue cet aspect de jeunes femmes romantiques qui rêvent d’échangent épistolaire au long court avec un amant. La douceur de leur voix et les nappes de claviers mettent en valeur cet univers et ces textes sans refrain ni redondance. Car ce n’est pas un de ces groupes virevoltants tant en vogue actuellement. Juste trois filles avec des claviers, accompagnées ça et là d’une batterie, d’un cœur de voix masculine – la très émouvante et enivrante Lucky one, qui ouvre l’album. D’ailleurs un côté We are from Barcelona qui ne me déplaît pas, la mélancolie en plus. Il y a aussi un aspect carnet intime tant l’auditeur est pris comme unique destinataire de ces onze messages. Et dans cette union la neige semble être un élément fort puisqu’il est présent à plusieurs reprises.
De la musique qui détend les oreilles, des textes que j’aimerai avoir à lire dans mon courrier quotidien.
Au revoir Simone, The bird of music.
11:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : au revoir simone, the bird of music, electro, musique, pop, adolescente, claviers
20/03/2007
Pas de que physiquement intelligentes
Elles ont tout pour elles : jeunes, fraîches, charmantes, font du rock, les classeurs fous adjoindraient « garage », à l’américaine sans prise de tête, sans tout intellectualiser… et avant de séduire le public elles ont déjà des parrains professionnels de hauts rangs -lire les remerciements, c’est éloquent, ça fait rêver.
Pas une chanson n’atteint les 3 minutes. C’est direct, simple – simpliste diront certains- efficace, que demander de plus ? Ce sont des petites scénette de la vie, racontées comme elles sont vécues quand on a 20 ans : vite, sans détour et pensant à la suivante. Alors forcement la musique est en adéquation. C’est vif, ça claque aux oreilles. Le choix de Looser comme single est évident, d’un point de vue commercial. Ma préférence va vers (Zazie fait de la) Bicyclette conte narrant la vie, fantasmée ?, d’une jeune fille en 66, et le bijoux Pop in, pop out juste énorme, un riff sous speed, clinquant comme une de ces paires de bottes vernies qui font briller les yeux des filles, indispensable car complètement futile.
Elles ont le culot de la jeunesse, mais n’ont pas oublié d’être cultivé et osent, avec réussite, l’ironie, comme un pied de nez à toute la nouvelle scène française dite « à texte ». Comme si elles voulaient prouver qu’en France, aussi, il est possible d’être jeune, de vivre sans se prendre la tête et de faire du rock n’ roll.
Plasticines LP1
10:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : plasticines, naas, rock, francais, paris, mode, pop
17/03/2007
Deux doigts coupent faim
Pour qui aime l’épure, la douceur, une touche de simplicité et bien craquez pour Twice.
Je vais pas vous faire le coup de la bio, c’est tellement mignon que s’en deviens chiant, voir risible. Retenons que l’essentiel, le factuel : le son. Et bien mes amis c’est juste agréable aux oreilles, en rien agressif. Ce qui n’est pas rien en ce moment où prédomine le riff accrocheur, lourd, la phrase choc, la dédicace qu’il faut. Juste un album qui se déroule sans heurt ni douleur. A bien y réfléchir ce doit être le premier depuis « Lady and Bird », génialissime side project de keren ann. De la musique qui s’écoute, aussi bien qu’elle accompagne une lecture, ou un moment à deux.
D’eux on peut être sûr qu’ils écoutent Thom Yorke et Jeff Buckley. Quand à classifier cela… un subtile mélange de pop, de folk, et puis qu’importe !? Ecoute, en plus leur éponyme est en téléchargement libre sur leur site ! Clique ici pour accéder au plaisir.
So young donne la mesure de cet univers fait de références connues, mais sans reprise. On y découvre surtout leur alchimie. La magie se prolonge tout au long des neufs autres titres. Mais le ton deviens plus sombre, l’atmosphère plus lourde, comme si les rêves et la légèreté de la jeunesse avaient fait place à l’aigreur et les déceptions de l’adulte.Répand la bonne nouvelle : un Danois et une Française ont osé faire ce qui ne marche pas, ne passe pas en radio, n’est pas adapté aux attentes connues du public.
En bien des points ça change, et ce n’est pas plus mal.
Twice
Si tu n'écris pas de commentaire c'est que tu es d'accord avec tout ce que j'ai écris. Je suis donc ton messie.
11:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : twice, pop, électro, france, danemark, thom yorke, buckley
11/03/2007
Le complexe de Napoléon
A la question peut-on être français et faire de la pop les Versaillais de Phoenix avaient clos le débat avec Alphabetical, leur magistral deuxième opus.
Forcement la suite est de suite plus compliquée, attendue. Une fois encore ils surprennent tout le monde avec dix titres courts, ciselés au cordeau, certains taillés single et ainsi convaincre, enfin, le public français de leur talent. Toujours pop, mais sonnant plus rock, exit les claviers, les ritournelles sont efficaces, le son toujours aussi délicat.
Et au milieu de cet océan de finesse et d’élégance un riff m’a surpris, interrogé : One time too many. Il me faisait pensé à une de ces mélodies qui hantent la mémoire… mais impossible de me remémorer l’original. Quand vint la solution je vécus un grand moment de solitude. Et pour cause : le générique de la star académie. La chanson en plus est agréable à écouter, mais à chaque mon cerveau la lie à l’autre, c’est assez désagréable comme sensation.
L’autre titre qui m’a marqué est celui qui ouvre : Napoleon says. C’est juste ce qu’il me faut pour démarrer, ou accélérer. C’est entêtant, énervant diront certain. Qu’importe.
Si vous avez aimez ce qui passe à la radio achetez l’album vous ne pourrez pas être déçu. Ceux qui dénigrent la chanson française peuvent y allé tranquillement, c’est en anglais. Phoenix Never been like that before12:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : phoenix, pop, rock, musique, versailles, napoléon, alphabetical
29/01/2007
Sans plomb
C'est officiel le deuxième album de Didier Super sera disponible à partir du 5 mars.
En espérant qu'il ne fera aucune concession artistique !
18:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : didier super, nouvel album, deuxième, rock, francais, pop, scandale



