24/11/2009

L'épine de la terre

Margarett sort de son studio, son premier LP dans la besace, et vient les présenter à l'artichaut.

En deux sets et près d'une heure et demi de jeux, nous avons pu (re)découvrir leur univers, tout de mélancoliques mélodies constitués.

Mais écoute les paroles et là s'ouvre un champ d'espoir en l'Homme, le constat est parfois cinglant - « no disrespect », jamais défaitiste ni résigné. La plus abordable est, forcément, « célibat' song », dont la version studio est amputée du break disco qui fait une grosse différence... et une raison de plus de se rendre à leurs prestations scéniques.

 

Pour tomber sous le charme une seule adresse :

http://www.myspace.com/margarettissexy

Margarett is sexy

Artichaut, 21 novembre 2009

19/11/2009

Aux armes de bois

Alors que beaucoup jouaient des klaxons et de l’entrechoquement de pintes, Patrick Watson et ses bras de bois donnaient, eux, dans la finesse et la créativité sans limite.

Ici les mains glissaient sur les manches, les touches, les fûts avec virtuosité, non par démonstration mais pour enchanter le public, sublimer les morceaux en leur donnant plus d’intensité et d’âme que sur les albums.

Une courte prolongation, tout d’abord au milieu du public, vint faire durer le plaisir… mais ce fut bien court tout de même. S’en suivit d’autres prolongations… bien plus longue et au dénouement certes heureux ; mais sans fierté ni gloire.

Patrick Watson and the Wooden arms.

La cigale – 18 novembre 2009

 

23/07/2009

Tuez les tous !

Quand la crème de l’indy rock habitué des clubs  et avare en prestation sur le territoire français débarque sous le chapiteau ce n’est pas sans appréhension et attente. Appréhension de la chanteuse, à l’évidence plus flippée que le jour de sa première communion, fut-elle lectrice de la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens. Attente d’un public en manque de sons émanant d’une chose qu’un mac.

Que ce fut bon, simple, efficace, rodé mais sur le fil en permanence, jamais la peur n’est vraiment parti.

Que c’est bon d’être entouré de ses semblables en jeans et tee-shirt à message, ou souvenir d’un moment rock n’roll. Ni jogging, ni casquette, ni collier. De partager ce concert, ces courts moments de rage, ces dialogues à deux guitares et voix.

« Last day of magic » fut une sucrerie acide dont j’aime le piquant mais qui, toujours, s’évapore comme il est venu.

 

Le chapiteau – vendredi 3 juillet 2009.

20/10/2008

Baroque mais pas pédant

Au-delà du single pop ultra efficace ces jeunes new-yorkais se différencient de leurs cousins anglais par un pan baroque dans leurs compositions. La semaine commence avec difficulté vous dites vous…. Vous n’imaginez même pas… mais cela n’altère en rien mon jugement !

Baroque, non à la seule vue de la pochette, mais à l’écoute. Les envolées de cordes, les embardées de steel drums… autant de touches de fraîcheur insérées dans des compositions survitaminées. Le plus surprenant c’est que ce n’est ni dérangeant ni gonflant à la quatrième écoute.

J’apprécie tout particulièrement « Walcott », où guitare électrique et violoncelle jouent un pingpong musical qui ravit mes oreilles.

A la pause café clope cure de vitamine c pour se réveiller du week-end, préférer ces jeune et dynamitant vampire.

 

Vampire week-end

13/08/2008

Madeleine

Il est des groupes, des musiques dont on s’imprègne malgré soi. Ce qu’ils jouent touche juste, tant par les mots que le groove. C’est mon cas avec Deus. Onze ans que je ne les avais pas vus en concert, mais toujours à l’écoute de leurs productions ; toutes remarquables. Certes un peu moins la dernière en date.

Un public peu nombreux mais pas là par hasard, connaisseurs –dont au moins une Belge. Finalement ce qu’il y a de mieux. Des compositions de tous les albums s’enchaînent pouvant laisser croire aux néophytes qu’il n’y a qu’un, voir deux, albums.

Une belle émotion pour commencer la semaine.

 

Deus – chapiteau – mardi 22 juillet 2008

02/08/2008

Fans à tiques (mais restant polie)

La fougue de la jeunesse, son engouement et son hystérie aussi….

Prenez une adolescente dans la fleur de l’âge, mettez là face un de ses groupes cultes (et dont le chanteur est trop beau…non arrête c’est le guitariste le plus beau...etc... !!), multipliez par 300 et vous obtiendrez la composition de la fosse de ce concert.

Honnêtement ce n’est pas plus que cela à mon goût mais ça passe plutôt bien et qu’ils rendent hommage aux Ramones ou parlent de leurs affinités dans un de leur texte pour les Kramps ne peut que donner que des idées à leurs fans… et quelles belles idées.

 

BB Brunes – chapiteau – 22 juillet 2008-08-01

31/07/2008

Hate to say I told you so…

De l’énergie drapée de noir et blanc, une ouverture toute en puissance et en explosivité.

Mon premier concert de punk rock de jour… original et pas génant même si les suédois firent remarquer de l’incongruité de la situation.

Une prestation scénique de haute voltige, et pas que pour les cabrioles du chanteur, brute, efficace à l’image de leur rock, qu’ils définissent comme étant old school, et de leurs cravates rayées … noires et blanches.

 

The Hives – mardi 22 juillet – grande scène

04/04/2008

Allez au-delà de la note

L’ouest parisien est de ces lieux d’où naissent des musiques emprunts de délicatesse, de finesse. Rassurez-vous je ne ferais pas de comparaison ou un historique de l’école Versaillaises. Point de violence, de revendication, de représentation, une pop champêtre extrêmement classe, complètement en avance, totalement indépendante et surprenante, toujours réalisée avec discrétion.

Les pessimistes et râleurs me diront qu’ils n’ont rien d’autre à dire n’ayant jamais manqué de rien, ne connaissant pas la difficulté et les soucis du quotidien. Sauf que la verdure des gazons n’apporte qu’un confort aucune garantie. Le cœur, lui, n’y est pas sensible.

Ce duo est d’un éclectisme rare, font tout à deux et passent de la sober unplugged pop -« at last »- à un morceau bien plus proche de Fergi (ex BEP) – « Queen dot kong », et cela sans rupture, juste dans la continuité. Car cet album n’est pas une suite de morceaux accolés, mais une suite logique de morceaux.

 

A écouter sans modération, à l’exception du premier morceau, qui ne retiens pas mes faveurs.

 

The Dø - Mouthful

06/12/2007

The trap

Etre l’enfant du jour le plus froid du monde n’est pas signe de malchance, quand on y ajoute la solitude de l’orphelin et celle, plus terrible encore, du handicap….

Le dess(e)in noir s’arrête là.

Little Jack est un enfant fragile du cœur, tant qu’une horloge a prit le relais mécanique. Sa vie est rythmée par le clic-clac de son cœur si  compliqué que compliqué que toutes les émotions fortes lui sont interdites.

Il grandit sans vie sociale jusqu’au jour de ses 10 ans où, de visite en ville, il croise une petite chanteuse dont il tombe définitivement amoureux. S’en suit un récit où personnages fictifs et sentiments réels cohabitent.

 

Un livre magique  au récit épique – de ceux dont les garçons introverti et romantique comprennent de suite l’ignoble vérité et la puissance du tragique destin de Jack (ainsi que ceux qui ont lu le premier roman de M. Malzieu).

 

La mécanique du cœur – Mathias Malzieu

13/09/2007

Aphone

Il est des moments ou trouver les mots n’est pas compliqué, sauf quand il s’agit de choisir les plus justes, ceux qui expriment le plus fidèlement les sentiments éprouvés. Ce concert en est la preuve magnifique.

Alors, plutôt que de choisir :

Enlevé, joyeux, sobre, dépressif, haletant, prenant, précis, juste, sourires, larmes, guitares, pédales, costumes, trous, voix, émotions, surprises, privilèges, jaguar, scène, loge, bière, suisse, belge, don, européen (c’est vachement bien), unité, enthousiasme, plaisir, souvenirs, photos, cadeau, amitié… ne manque que Marcel…

Arno – Chapiteau 25 juillet 2007

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