04/04/2008

Allez au-delà de la note

L’ouest parisien est de ces lieux d’où naissent des musiques emprunts de délicatesse, de finesse. Rassurez-vous je ne ferais pas de comparaison ou un historique de l’école Versaillaises. Point de violence, de revendication, de représentation, une pop champêtre extrêmement classe, complètement en avance, totalement indépendante et surprenante, toujours réalisée avec discrétion.

Les pessimistes et râleurs me diront qu’ils n’ont rien d’autre à dire n’ayant jamais manqué de rien, ne connaissant pas la difficulté et les soucis du quotidien. Sauf que la verdure des gazons n’apporte qu’un confort aucune garantie. Le cœur, lui, n’y est pas sensible.

Ce duo est d’un éclectisme rare, font tout à deux et passent de la sober unplugged pop -« at last »- à un morceau bien plus proche de Fergi (ex BEP) – « Queen dot kong », et cela sans rupture, juste dans la continuité. Car cet album n’est pas une suite de morceaux accolés, mais une suite logique de morceaux.

 

A écouter sans modération, à l’exception du premier morceau, qui ne retiens pas mes faveurs.

 

The Dø - Mouthful

06/12/2007

The trap

Etre l’enfant du jour le plus froid du monde n’est pas signe de malchance, quand on y ajoute la solitude de l’orphelin et celle, plus terrible encore, du handicap….

Le dess(e)in noir s’arrête là.

Little Jack est un enfant fragile du cœur, tant qu’une horloge a prit le relais mécanique. Sa vie est rythmée par le clic-clac de son cœur si  compliqué que compliqué que toutes les émotions fortes lui sont interdites.

Il grandit sans vie sociale jusqu’au jour de ses 10 ans où, de visite en ville, il croise une petite chanteuse dont il tombe définitivement amoureux. S’en suit un récit où personnages fictifs et sentiments réels cohabitent.

 

Un livre magique  au récit épique – de ceux dont les garçons introverti et romantique comprennent de suite l’ignoble vérité et la puissance du tragique destin de Jack (ainsi que ceux qui ont lu le premier roman de M. Malzieu).

 

La mécanique du cœur – Mathias Malzieu

13/09/2007

Aphone

Il est des moments ou trouver les mots n’est pas compliqué, sauf quand il s’agit de choisir les plus justes, ceux qui expriment le plus fidèlement les sentiments éprouvés. Ce concert en est la preuve magnifique.

Alors, plutôt que de choisir :

Enlevé, joyeux, sobre, dépressif, haletant, prenant, précis, juste, sourires, larmes, guitares, pédales, costumes, trous, voix, émotions, surprises, privilèges, jaguar, scène, loge, bière, suisse, belge, don, européen (c’est vachement bien), unité, enthousiasme, plaisir, souvenirs, photos, cadeau, amitié… ne manque que Marcel…

Arno – Chapiteau 25 juillet 2007

27/08/2007

Special week-end on your radio

Un grand show à l’américaine net et sans bavure. Et c’est là que le bas blesse. Ajouter une constante absence d’originalité dans l’interprétation et vous aurez cette impression bizarre que d’écouter une musicale mono artiste la radio à fort volume.

Pink – Grande scène – 26 juillet 2007

20/08/2007

La brume se lève à l'ouest

Leur reprocher d’être timide serait leur faire un bien mauvais procès tant ils sont musicalement enthousiasmant. Et quand le chanteur se rate au début du refrain de « I bet you look good on the dancefloor »… un rictus, un break d’une demi seconde et tout se passe comme si de rien n’était.

Carré ça part à mach 2… quel est belle la jeunesse anglaise. Il semble faire bon vivre outre manche, pour qui ne s’intéresse qu’aux mélodies enchantées des leaders des charts.

 

Arctic monkeys – Grande scène – 24 juillet 2007

17/08/2007

... ça sent l'été

Paléo a rangé son étoile depuis longtemps, et toujours rien... tout arrive à point à qui sait attendre (c'est aussi vrai pour moi). Tous les concerts vus, entendus arrivent dès demain, une rubrique de photos vous sera aussi proposez.

L'été fut riche en découvertes tant en musique qu'en lecture... une fois les mots trouvés pour exprimer au mieux ce que j'en pense je vous ferai partager tout cela.

En espérant que votre été fut aussi souriant, culturellement, que le mien ... bonne lecture, et donnez moi votre avis !

19/05/2007

Laissez vous bercer

La belle canadienne à la voix et aux mélodies qui ont sublimé une nuit de juillet 2005 revient avec un nouvel album. Let it die plaçant la barre très haut le risque de chute…. Et que dire après ses prestations scéniques…

The reminder … juste le courage de ne pas faire une suite au premier album, sans pour autant se fondre dans les canons en vigueur. L’énergie est présente mais le timbre de sa voix donnerait presque à croire qu’elle parle de bonheur. «My moon, my man » est un robot mécanique à qui eut été donné vie. Le vidéo clip est élégant, bien sur le coup de la danse sur tapis roulant est reprise aux Ok Go, mais bon le grand public connaît-il simplement leur nom… peu de chance, mais là n’est pas la question.

Ma préférence se porte sur Sea lion woman, comment dire c’est une de ces chansons à tiroirs. Tout commence d’une manière très collective, ambiance chorale autour du feu, un clavier vient donner une touche électronique de manière épisodique… puis, sans rupture, c’est un riff énergique à la guitare. Juste indispensable.

Le reste est très varié musicalement, mais ce n’est pas fourre tout.

Elle a toujours cette sensibilité qui illuminait son premier opus et apportait cette magie sur scène. Si vous avez l’occasion et l’envie d’un moment de grâce offrez à vos oreilles – et vos yeux messieurs – un concert de Feist.

 

 

Feist

The reminder

06/05/2007

Les papys font de la résistance.

L’attraction du jour. Mais aussi le mystère. Ce n’est pas l’écoute de leur dernier opus qui me donna envie de les (re)voir.
Le sentiment au final est très particulier. J’ai pris un grand plaisir pendant le concert, mais il est bien triste que ce ne soit quasiment que sur des anciennes chansons. C’est toujours aussi entraînant mais le plaisir n’est que musical tant les paroles ne sont plus aussi cinglantes et les refrains des hymnes. Sans vouloir jouer l’ancien combattant pour qui tout était mieux avant j’ai cherché un point sur lequel ils avaient innové…. Désolé. Même certaines présentations de chansons sont connues… le bateau n’est plu… et les vaches ne sont ni acoustiques, ni électriques, en tout cas pas assises ni même scandés….
Mais ils ont joué un bout de « Où sont passé mes pantoufles », en début d’un medley, et rien que pour ça…. Je me devais d’être là.


Marcel et son orchestre
27 avril 2007 - Artefacts

20/03/2007

Pas de que physiquement intelligentes

Court, intense, léger… et si pour une fois le nouveau phénomène rock était français ? Et je ne parle là pas des Naast mais de la concurrence féminine : les plasticines.

Elles ont tout pour elles : jeunes, fraîches, charmantes, font du rock, les classeurs fous adjoindraient « garage », à l’américaine sans prise de tête, sans tout intellectualiser… et avant de séduire le public elles ont déjà des parrains professionnels de hauts rangs -lire les remerciements, c’est éloquent, ça fait rêver.

Pas une chanson n’atteint les 3 minutes. C’est direct, simple – simpliste diront certains- efficace, que demander de plus ? Ce sont des petites scénette de la vie, racontées comme elles sont vécues quand on a 20 ans : vite, sans détour et pensant à la suivante. Alors forcement la musique est en adéquation. C’est vif, ça claque aux oreilles. Le choix de Looser comme single est évident, d’un point de vue commercial. Ma préférence va vers (Zazie fait de la) Bicyclette conte narrant la vie, fantasmée ?, d’une jeune fille en 66, et le bijoux Pop in, pop out juste énorme, un riff sous speed, clinquant comme une de ces paires de bottes vernies qui font  briller les yeux des filles, indispensable car complètement futile.

Elles ont le culot de la jeunesse, mais n’ont pas oublié d’être cultivé et osent, avec réussite, l’ironie, comme un pied de nez à toute la nouvelle scène française dite « à texte ». Comme si elles voulaient prouver qu’en France, aussi, il est possible d’être jeune, de vivre sans se prendre la tête et de faire du rock n’ roll.  

 

Plasticines LP1

11/03/2007

Le complexe de Napoléon

A la question peut-on être français et faire de la pop les Versaillais de Phoenix avaient clos le débat avec Alphabetical, leur magistral deuxième opus.

Forcement la suite est de suite plus compliquée, attendue. Une fois encore ils surprennent tout le monde avec dix titres courts, ciselés au cordeau, certains taillés single et ainsi convaincre, enfin, le public français de leur talent. Toujours pop, mais sonnant plus rock, exit les claviers, les ritournelles sont efficaces, le son toujours aussi délicat.

Et au milieu de cet océan  de finesse et d’élégance un riff m’a surpris, interrogé : One time too many. Il me faisait pensé à une de ces mélodies qui hantent la mémoire… mais impossible de me remémorer l’original. Quand vint la solution je vécus un grand moment de solitude. Et pour cause : le générique de la star académie. La chanson en plus est agréable à écouter, mais à chaque mon cerveau la lie à l’autre, c’est assez désagréable comme sensation.

L’autre titre qui m’a marqué est celui qui ouvre : Napoleon says. C’est juste ce qu’il me faut pour démarrer, ou accélérer. C’est entêtant, énervant diront certain. Qu’importe.

Si vous avez aimez ce qui passe à la radio achetez l’album vous ne pourrez pas être déçu. Ceux qui dénigrent la chanson française peuvent y allé tranquillement, c’est en anglais. Phoenix Never been like that before