14/12/2009
Douce déception et grand gâchis.
Concert exceptionnel, tant le groupe est avare en prestation. L'intimité du lieu se prête tout particulièrement à leur musique intimiste et élégante ; c'était sans compter sur l'heure tardive du début des festivités, heure à laquelle l'accès est libre, où l'auditeur et l'amateur de comptoir cohabitent pour le grand regret des premiers et des musiciens.
En résulte une ambiance toute particulière. D'un côté un calme absolu, les oreilles tournées vers la scène, et de l'autre des biens vêtus parlant fort sans aucune considération pour autre chose que la boisson et la gente féminine.
La musique fut belle, le chant et le choix des reprises subtils, les musiciens et le public désabusés. Alors on se concentre, essaye d'oublier et passe en audition sélective. Le plaisir devient plus intense. Les versions de l'album sont loin, les réinterprétations, sans section rythmique, réorientés sur des guitares un peu moins sages.
J'en sors un peu déçu, puis repense à l'ensemble de la soirée et à la rareté de ce qu'il m'a été donné à entendre, et je souris sur mon vélo.
Au diable les ignares soulards restés au comptoir encore un soir, je suis heureux les oreilles emplis de douces mélodies.
Original folks - Scopitone - 10 décembre 2009
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10/12/2009
C’est d’une belle subversion
Alors que des masses se déplacent pour se rendre voir Rammstein nul n'a idée de la belle subversion de Tricot Machine. Ce duo, à peine débarqué, du Canada est d'une absolue violence. Un clavier minimaliste, portant des lunettes surdimensionnées, une chanteuse - qui parfois tambourine - et des textes... ils vont trop loin dans l'absurde, dans la référence. Un show agrémenté, en permanence, d'une vidéo maison hallucinogène d'objets ménagers en mouvements sur une table... c'est à en perdre la raison. Tant est si bien que certains craquent face à tant de subversion, le public, enjoué par Away from Luka, s'en va retrouver le monde raisonnable dans lequel nous vivons.
Puis vint mon tour, ça pulsait trop Willy !
Si certains font déplacer les foules, d'autres non... souvent en voyant on en trouve la raison.
13:31 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tricot machine, laiterie, club, subversion, film, maison, rammstein, feu, strasbourg, away from luka
09/12/2009
Accords complexes + finesse = délicatesse
La vedette américaine, bien souvent, joue dans une ambiance d'attente et bénéficie d'une attention et d'un enthousiasme plus que relatif... ce fût tout le contraire dans l'antichambre qu'est le club de la laiterie. Le public était visiblement là pour eux, pour écouter les comptines indy folk matinées de pop d'Away from Luka.
La voix et les mélodies sont douces avec une pointe d'amertume, merci les 9ème, Les Paul vient harmoniser et électrifier le tout. La section rythmique est sollicitée de manière assez inégale, ce qui rompt la monotonie que le genre musical peut développer. Le clavier vint apporter des nappes sonores, sans grand intérêt à mes oreilles, mais qui ont le bon ton de ne pas venir ruiner une pièce par une déferlantes de d'ondes de répliques d'Hammond mal gérées.
Ils seront ce jeudi chez Jeannette...et pour ceux qui ne pourront s'y rendre, ou qui souhaitent anticiper et/ou prolonger le plaisir : http://www.myspace.com/awayfromluka
Une fois la foule des touristes et des frénétiques acheteurs de cadeaux laissée derrière la porte de votre demeure faîtes ce cadeau à vos oreilles.
Away from Luka - Laiterie - 4 décembre 2009
13:35 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : away from luka, laiterie, club, tricot machine, américaine, strasbourg, kim, jeannette et les cycleux, concert, folk, indy, pop, les paul
24/11/2009
L'épine de la terre
Margarett sort de son studio, son premier LP dans la besace, et vient les présenter à l'artichaut.
En deux sets et près d'une heure et demi de jeux, nous avons pu (re)découvrir leur univers, tout de mélancoliques mélodies constitués.
Mais écoute les paroles et là s'ouvre un champ d'espoir en l'Homme, le constat est parfois cinglant - « no disrespect », jamais défaitiste ni résigné. La plus abordable est, forcément, « célibat' song », dont la version studio est amputée du break disco qui fait une grosse différence... et une raison de plus de se rendre à leurs prestations scéniques.
Pour tomber sous le charme une seule adresse :
http://www.myspace.com/margarettissexy
Margarett is sexy
Artichaut, 21 novembre 2009
11:47 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : margarett is sexy, artichaut, strasbourg, musique, opp, indie, rock, for us, maggie, cd, no disrespect, celibat'song
10/06/2008
Sans faux col
Transporté dans un bar du middle west des années 30 de l’autre côté de l’atlantique, costume et robe de rigueur, guitare à résonateur, harmonica et contrebasse…il ne manquait que les volutes de fumés pour que le concert de Moriarty fût un parfait voyage dans le temps. La législation en décida autrement.
Point de cigare donc, mais une ambiance à nul autre pareil, un paravent et un crapaud de velours rouge firent visuellement l’affaire. Tout le reste ne fut que sonore. Et quel délice. Jamais je n’aurais cru écouté avec tant d’enthousiasme autant d’harmonica. Des musiciens de talent, une voix absolument surannée et juste envoûtante, un tempo parfait, un public – presque – au top (toujours quelques excités du claquage de mains permanent qui se croient chez drucker ou nagui et oublient qu’ils sont à un concert de musique intimiste, même quand les musiciens le montre…mais ils ne savent pas voir, tout comme ils ne savent pas écouter).
Un moment à part fut cette reprise de Dépêche mode avec guitare en bois, voix plus un xylophone dont l’exubérance du joueur n’avait de parallèle que sa sobriété de jeu.
Il n’y avait pas de chanson phare, celle que la masse vient pour entendre et beugler avant de partir, juste une succession de douceurs tel une farandole de desserts dégustés sans savoir ni la suite, ni la quantité, sans gourmandise, ni honte juste par pur plaisir auditif.
Le temps passa et nul n’avait envie que ce doux enchaînement de mélodies gracieuses ne s’arrête. Alors ils revinrent, émus, sincèrement et nous gratifièrent, notamment, d’une chanson jouée collectivement autour d’un micro d’ambiance… qui utilise encore ça en 2008… qui ose ??
J’étais, et je ne pense pas être le seul, dans un autre temps, celui les bootlegers donnaient l’ivresse aux foules non par les oreilles mais le gosier, où le jogging n’existait pas, d’ailleurs pas de trace de sportif du dimanche égaré, ni de vulgarité dans la bouche…vraiment un ailleurs, un avant… et c’est vraiment bien ainsi.
Moriarty
Laiterie Grande salle
5 juin 2008
17:03 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moriarty, cicer, laiterie, strasbourg, folk, résonnateur, guitare
12/11/2007
Le néant.
Revoir cette exposition et en ressortir avec ce triste constat : « pourquoi venir, au fait j’ai vu quoi ? », Que se passe-t-il dans la tête des gens qui achètent ces photographies ?
Le pire est très certainement mon absence de sentiment pour ces œuvres. Rien, même avec de la volonté… rien.
En plus toutes ont pour titre : « sans titre » ; suivi d’une parenthèse dans le banal et affligeant contenu m’exaspère plus encore.
Si ça vous touche… dîtes le moi !!!
Pietr Uklanski – Joy of photography
MAMCS
22:15 Publié dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : uklansky, mamcs, strasbourg, exposition, photographie, joy of photography, banal
16/10/2007
L’aventurier (aucun lien avec une chanson de chanteur à mèches)
Le bar du TNS, chic, sobre, mais plein –choses rare à l’exception de la terrasse, mais surtout un délicieux foie gras et mousse d’absinthe. La musique est un peu plate, pas de faute de goût certe, mais rien qui ne titille l’oreille, easy listenning porte aussi rarement son nom. Le capuccino de pommes de terres et de munster fut un délice au palet. Et si « les vins de Corbière aiment le munster » ceux-ci ne s’accordent pas trop mal aux mets cités précédemment.
Deuxième étape : la passerelle, peu de monde, du disco accompagna nos pois(s)ons, vraiment rien d’exceptionnel, pire c’était fade. Je vous fais grâce de la gelée de concombre.
Troisième partie les desserts, à la PMG (Place du Marché Gaillot pour les non initiés). Cadre sympathique, calme, et Madame Ferber, accompagnée de sa garde d’apprenties asiatique nous offrit un duo de glaces et coulis exaltant les sens, le coing étant sublimé, plus encore que dans les gelés de ma grand-mère c’est peu dire. Un plaisir total pour finir une soirée.
Au final le fooding c’est juste une occasion unique de manger des plats originaux sans débourser un cent, ni être assis durant des heures et devoir subir un cérémonial incluant l’exaltation après chacun des plats. Prendre des risques a du bon parfois !
Fooding 2007 – 15 octobre.
18:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fooding, strasbourg, PMG, TNS, foie gras, ferber, chic
29/09/2007
Dernières nouvelles du MAMCS
En ce samedi happening au MAMCS à partir de 16h. C'est une collaboration entre le musée et Artefact PRL dans le cadre du festival Ososphère.
11:45 Publié dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ososphère, mamcs, strasbourg, cicer, happening, culture
21/09/2007
Put her under the red light
Miss Wright où la mélancolie retranché à son clavier, de profil le visage camouflé par ses cheveux et un éclairage de derrière. Elle ne parle pas, non qu’elle n’ait rien à dire, elle est visiblement timide et dans son monde. Sa voix est cristalline, intense. Ses mélodies intense. Juste accompagné d’un batteur et d’un bassiste le spectacle est plus dans leur non attitude, amorphe, inexpressif. Mais redoutablement efficace, est c’est bien ce qui importe en premier.
Puis Madame Shannon se leva pour, avec sa Jaguar, nous délivrer un son indy à se croire dans un club new-yorkais. Les basses bourdonnent. Qu’importe.
Dans la grande salle se produisait l’Europe 2 live tour… un mur nous en séparait. Mais surtout un monde, deux conceptions de la musique. J’étais du côté obscur, là où on ne chante, ni ne parle durant les chansons, où on ne tente pas de battre le rythme avec ses mains… c’était noir, avec un peu de rouge aussi.
Elle était tellement dans son monde –bulle dirait la poétesse Diam’s- qu’elle tomba. Ce qui fit sourire ses musiciens –même le bassiste au physique de troll géant. Cela ne la perturba pas un instant, elle continua sa chanson à même le sol chantant acapela. C’en fut fini de la première partie.
Elle revint seul, et la deuxième mi-temps fut superbe. Elle fit plusieurs morceaux seul au piano, puis à la guitare. Puis fut rejoint. Il y a eut une intemporalité, un temps suspendu. C’était prenant, agréable, déroutant, envoûtant.
Puis ils repartirent discrètement.
Le monde dualiste de cette artiste est surprenant, mélancolique s’y laisser prendre est une expérience qui donne envie plus encore d’aimer ces artistes à la marge.
Shannon Wright – Laiterie le club – 20 septembre 2007
09:16 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : shannon wright, laiterie, strasbourg, blub, jaguar, europe 2, indy
09/09/2007
Voilà… c’est fini
Il est des lieux que l’on recommande vivement, où l’on retourne.
Il y a la curiosité qui nous mène à la découverte d’univers complètements inconnus. Dans certains cas il eut mieux valu qu’ils le restent… heureusement ce n’est que temporaire.
MAMCS – L’horizon chimérique
Ed Rusch – Jean-Marc Bustamante
Jusqu’à hier…
Chaque premier dimanche du mois tout un chacun peut profiter gratuitement d’une partie des œuvres exposées par l’ensemble des musées publics de France.
21:41 Publié dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mamcs, horizon chimerique, ed rusch, bustamante, strasbourg, gratuit, musée

