21/11/2007

La mécanique de la vie

Un caramel se délecte doucement mais, parfois, une faux mouvement, une idée peu brillante veut qu’on abrège le plaisir et tente de l’avaler. La mécanique qu’est le corps humain n’aime ce genre de liberté.

Ainsi va, aussi, la vie, la vraie (pas celle d’Auchan s’entend). La notre tout comme celle de ces héros si ordinaire.

Ce deuxième volet est un nouveau chapitre de la vie de ces quatre hommes et de leur quotidien.

Réaliste et vrai, juste, fort, douloureux, heureux et triste comme le premier, sans redit.

Et là et ça principale force.

Les dialogues sont savoureux, les vies ordinaires, les situations pleines de tendresses.

On aimerait autant leurs vies qu’on aime la sienne. Prendre le bons moments : la simplicité, le courage, les bons moments, et (re)jeter les mauvais : son incapacité à dire simplement les choses, à les vivres, ce que l’on regrette, les actes (manqués ou faits), les mots.

 

A voir, à écouter.

Un beau moment qui rappelle que le cinéma peut se faire avec des moyens raisonnables tant qu’il existera des plumes pour conter la vie et des acteurs pour l’incarner avec justesse.

 

Le cœur des hommes 2

13/06/2007

Paris je t’aime… moi non plus

Le film collectif est un concept séduisant, le double thème aussi tant dans l’imaginaire collectif Paris et l’amour vont de paire. Qui y vivra verra. Mais là n’est pas le propos.

Ces courts métrages sont beaux, esthétiquement, certains me plaisent plus que d’autres. Logique.

L’amour est bien présent, sous bien des formes, toujours avec tendresse, passion, humour et timidité. Paris ne sert malheuresement bien souvent que de prétexte, de décor extérieur de luxe.

Or si l’amour est partout ce qui fait le charme des romances parisiennes c’est le cadre, la lumière, l’histoire du lieu, l’ambiance. Peu d’auteurs s’en sont servi.

Regarder ce film c’est comme des films de vacances d’été -14 ème arrondissement- mis les uns à la suite des autres. Ce n’est pas une visite de Paris, ou des propositions de lieux mais des courts moments de vie, aussi bien en français qu’en Anglais. C’est assez frustrant.

Le casting est somptueux mais qu’importe, ici le rôle principal est tenu par le sentiment amoureux.

Un objet culturel atypique qui plaira plus aux cinéphiles qu’aux amoureux de la ville.

 

« Paris je t’aime »